Sport dans la prison de Bukavu, sud Kivu

s a m e d i 9 f é v r i e r ,

j e  s u i s  e n t r é e  d a n s  l e  m o n d e  d ‘ A d r i e n  e t  j ‘ a i  p l o n g é  d a n s

l ‘ h o r r e u r  d e  l ‘ i n h u m a i n  e t  l e  n o n  r e s p e c t  d e s  d r o i t s  d e  l ‘ h o m m e   ! ! w a o u w . . . . . q u e l  c h o c   ! ! s u r  l e s  p h o t o s  d é j à  v u e s , o n  p e u t  d i r e   c ‘ e s t  t e r r i b l e , m a i s  l o r s q u ‘ o n  l e  v i t  e n «   l i v e  » c e l a  p r e n d  e n c o r e u n e  a u t r e  d i m e n s i o n .

J ‘ o s e  a v o u e r  q u e j ‘ a i  e u  p e u r , t o u s  c e s h o m m e s  e n f e r m é s , t o u s     c e s  r e g a r d s  r i v é s  s u r  m o i , d e s  r e g a r d s  f é r o c e s , d e s  r e g a r d s        d é s e s p é r é s , d e s  r e g a r d s  p e r d u s  d a n s  l e s  e f f l u v e s  d u  c h a n v r e     o u  d e  l a  f o l i e . . . n o u s  a v o n s  p a s s é  d e  c e l l u l e s  e n  c e l l u l e s  p o u r      l e s  s a l u e r  e t  m e  r e n d r e  c o m p t e  d e s  c o n d i t i o n s  i n h u m a i n e s . . . . .  j  ‘ a i  s a l u é ,  s e r r é  d e s m a i n s , d e s m a i n s  d ‘ i n n o c e n t s  m a i s  é g a l e m e n t  d e s  m a i n s  t â c h é e s  d e  v i o l e n c e , d e  s a n g , d e  v i o l , d e  c o r r u p t i o n . . . .   ! ! !

B i e n  s û r  A d r i e n  m ‘ a  p r é s e n t é  c o m m e  D a  V é r o , l a  p e r s o n n e   v e n a n t  d e  S u i s s e  q u i e n v o i e  l e  m a t é r i e l  s p o r t i f   ; j ‘ a i  d o n c  r e n c o n t r é  l e s  f o o t b a l l e u r s , l e s b a s k e t t e u r s , l e c o m i t é  F I F A p r i s o n , l e s  a r b i t r e s . . . . d e m ê m e  q u e  l e s  p r o f  d ‘ i n f o , d ‘ a n g l a i s . . . l e m é d e c i n   !

P l u s i e u r s  f o i s , j ‘ a i  d e m a n d é  à  A d r i e n  d e  n e  p a s  m e  l â c h e r  l a  m a i n . . . . .

N o u s  s o m m e s  a l l é s  e n s u i t e  s a l u e r  l e s  f e m m e s  e t  l e s  m i n e u r s ,    o u f . . . . u n  p e u  m o i n s  s u f f o q u a n t  c o m m e  a t m o s p h è r e .

L e s  s o l l i c i t a t i o n s  s o n t  n o m b r e u s e s  e t  l é g i t i m e s   : o n  a  f a i m ,  d o n n e  n o u s  d u  s u c r e , d e  l ‘ a r g e n t , d u  s a v o n . . . . . . d e s  b a l l o n s , d e s  v a r e u s e s .

D e  r e t o u r  à  B u r h i b a , j ‘ a i  p r i s  u n  p e u  d e  r e p o s , m a i s  m a  t ê t e  e t      m o n  c o e u r  é t a i e n t  e n t i è r e m e n t  c h a m b o u l é s  p a r  l e s  i m a g e s  d e    c e t t e  v i e  c a r c é r a l e .

La prison est organisée comme un petit quartier. Il y a des cellules différentes, le marché, le coin lessive, les cuisines…si l’on peut parler de cuisine, la coure centrale où l’on joue au foot ou au basket… pour Adrien, le sport permet aux détenus de se dépenser phyiquement et psychiquement, de libérer les tensions et l’aggressivité.

Les jeunes réclament des ballons mais apparement, ils jouent sans cesse et contre les murs et les ballons ont une vie très courte !!

Dimanche matin,

nous retournons à la prison où Adrien célèbre la messe. Nous sommes accompagnés par 2 religieuses européennes, établies depuis plus de 30 ans au Congo. Il y a la chorale, les lecteurs, les sacristains, les servants de messe…. tous des prisonniers. Leurs chants résonnent dans la pièce qui nous sert de lieu de culte.

Je suis vraiment touchée par le chant des prisonniers…. Les chants, comme partout ici sont joyeux et invitent à la danse ! Quelques papys plus âgés se lancent dans des chorégraphies particulières… la foi, ici se vit, se chante, se danse… se manifeste par des applaudissements.

J’ai droit à quelques sourires, de nombreuses salutations et des poignées de main. Je me sens aujourd’hui déjà plus rassurée qu’hier.

Je retournerai dans la prison ces 2 prochains jours; lundi pour assister à la libération de 70 prisonniers et mardi pour les activités sportives.

Pour cela, nous devons préparer le matériel et aller dans les containers…. nous préparons 2 jeux de maillots de basket et des ballons neufs, 2 jeux de maillots de foot et des vareuses pour le comité FIFA prison. Nous travaillons tous ensemble, avec les personnes qui surveillent et gèrent les centaines de cartons et de sacs qui arrivent…… c’est un petit désordre organisé.

Nous ouvrons quelques sacs, je les aide à retrouver certaines choses… c’est cool et sympa.En tous cas, je suis rassurée sur la joie que procure ce matériel sportif…. chaque maillot est commenté, regardé sous toutes les coutures…. par malchance….non je rigole !!nous tombons sur un maillot de Sion… à nouveau grands éclats de rire !! Après avoir trouvé tous nos trophées…. nous rentrons à Burhiba. J’aurai la joie de voir ses équipements trouver leurs nouveaux propriétaires dans quelques jours.

En ce qui concerne les soins, les infirmières y vont 2x par semaine, le mercredi et le samedi… espérons que j’aurai la possibilité de les voir à l’oeuvre. Par contre, le matériel médical sera bien accueilli…. pommades, pansement, appareil à tension et de glycémie, médic, bandages, brosses à dents…apporterons pour un temps du soulagement et du réconfort aux malades…

Lundi matin,

Grand jour à la prison : une trentaine de prisonniers retrouveront leur liberté et donc, pourront sortir !! pour certains, le calvaire aura durer des années, certains condamnés injustement  ! tout le monde politique et administratif de la ville est là, avec les journalistes…..pour Adrien et son équipe, c’est une belle victoire, une preuve que le vie peut prendre le dessus….. 30 libérations, c’est bien, mais il reste encore plus de 1500 personnes qui n’ont pas eu la chance que leurs dossiers soient examinés ou qui n’ont pas la somme d’argent nécessaire…. en attendant, ils continuent de soulager la misère humaine en partageant leurs peines, leurs doutes….. je suis ébahie devant le courage et la force qui animent toutes ces personnes….. Adrien, Soeur Pillar qui s’occupe de l’axe socio-éducatif et juridique, soeur Evelyne infirmière, qui n’hésite pas à aller dans les cellules sans lumière, dans des odeurs immondes, une saleté indescriptible….soigner les malades !!!! la jeune femme médecin qui a 4 enfants, les autres infirmières, le directeur qui a amené beaucoup de changements et a rendu la prison plus humaine…..

mardi matin

Grand jour pour moi car les équipes de la prison ont organisé des matchs en notre honneur et portent fièrement leur nouveau équipement….. des beaux maillots jaunes fluo de Neuchâtel…. et des équipements neufs de basket…. sans parler de l’arbitre très fier dans son maillot Erima et le sifflet aux couleurs de la Suisse.

Le match de foot est animé…. l’équipe de la cellule 8 joue contre la cellule 9…. beaucoup de beaux gestes techniques sur une courr en béton remplie de trous….mais aussi pas mal d’aggressivité… au point où 2 joueurs se sont tapés dessus… mouvement de foule au sein des prisonniers spectateurs……. les 2 joueurs ayant reçu le carton rouge sont partis directement au cachot !!!! quelques frissons mais le calme revient et le match peut continuer. Après les footballeurs, c’est le tour aux basketteurs de nous montrer leurs talents…. ils sont fiers dans leurs nouveaux maillots et apprécient le nouveau ballon ainsi que les buts de basket !!

Beaucoup d’émotion donc…. mes poches se remplissent de petits bouts de papiers.. messages des prisonniers !!

Voilà…… tout cela me fera bien réfléchir et me provoque mille questionnements. Je loue encore une fois tout le travail fait par Adrien et son équipe. Nous continuerons de les soutenir, ça c’est sûr et dès mon retour, je me remets au boulot pour chercher de nouveaux équipements et matériel de sport.

Les Diambars forment des talents,mais aussi le futur président du pays

Au Sénégal, un centre prouve que la formation peut être responsable

Au sud deDakar, le centre de formation créé, notamment, par Patrick Vieira et Bernard Lama se développe demanière exemplaire, loin desmagouilles répandues enAfrique.

Dans la salle du réfectoire, Chef Bouba est intarissable. La table voisine supporte encore les plats énormes, presque vides qui témoignent du menu: pâtes, poulet et légumes crus. «Nous faisons très attention à la nourriture. Les joueurs sont en pleine croissance, s’entraînent sept fois par semaine. Cela demande de l’énergie,» explique le responsable des entraîneurs de l’Institut Diambars. Mais il n’y pas que le quotidien de sportif à gérer. Au Sénégal, la santé est précaire: «Certains enfants souffrent de carences alimentaires.
Ils sont petits. Le problème se répète chaque année après les vacances d’été. En retournant chez eux, il n’est pas rare qu’ils perdent cinq kilos et reviennent malades. Ils sont trop faibles pour reprendre l’entraînement. La remise à niveau prend deux semaines où ils se reposent et se nourrissent.»


Dans la nuit sénégalaise, Boubakar Gadiaga revisite dix ans de vie. Une décennie d’existence d’un centre de formation atypique dans une Afrique, où le football joue le rôle d’ascenseur social vers l’Eldorado. Mais c’est aussi une jungle où toutes les dérives sont permises. Les Diambars sont nés de ce constat qui a interpellé ses pères fondateurs de prestige, à savoir Bernard Lama, ancien gardien de l’équipe de France, Patrick Vieira, champion du monde en 98, Jimmy Adjovi-Bocco, joueur emblématique de Lens, et Saer Seck, industriel de la pêche, dirigeant du football sénégalais et ancien international junior qu’une blessure au genou a écarté des terrains. Ce dernier en est toujours le président. Depuis 2003, la philosophie n’a pas changé: préparer au mieux les jeunes talents sénégalais, avec un projet sportif et éducatif. Le pari était risqué. Dix ans plus tard, les premiers fruits prouvent qu’en matière de football, l’Afrique a les moyens de se prendre en main, sans quémander à l’Europe. Aujourd’hui, 80 personnes – jardiniers, professeurs, gardes, entraîneurs, cuisiniers… – encadrent les pensionnaires au quotidien.


Chef Bouba tend l’oreille lorsqu’une bronca fait vibrer l’air chaud. «Ce soir, c’est soirée télé. Vous entendez, il y a le Real qui joue. Ils sont tous réunis. » Tous, c’est une centaine de jeunes, de 12 à 21 ans. Point commun : un talent dans le maniement du ballon. Pour eux, ce Dortmund-Real de Ligue des Champions, c’est un peu le rêve avant de dormir.


Chef Bouba revient à son histoire. «Notre philosophie est complète. Le football n’est pas la seule mesure de réussite. Parce que nous savons très bien qu’au mieux 10% de nos élèves parviendront à faire carrière en Europe. Les autres ne doivent pas tomber dans la déchéance. Pour tous le football est le moteur vers l’éducation. Il n’y a pas que des footballeurs qui doivent sortir de Diambars.
Nous voulons aussi que, plus tard, des députés, des chefs d’entreprise, voire le futur président du Sénégal soient un ancien d’ici.» Boubakar Gadiaga y croit, nuit et jour. La cinquantaine, ce Sénégalais aurait pu rester en France où il a obtenu ses diplômes de formateur et connu ses heures de gloire de joueur. Comme en témoigne cette photo défraîchie de l’OM de la fin des années 80 où il côtoie le gratin des joueurs français.

Saly, sept heures du matin, température encore agréable. A l’entrée du centre de formation, les veilleurs de nuit palabrent devant un thé.
A deux kilomètres, les boîtes de la station balnéaire située à ferment leurs portes dans les effluves d’alcools et les échos du baratin des prostituées. Loin, très loin des préoccupations des enfants qui ont eu de la peine à digérer le nul du Real.


En file indienne, les joueurs t-shirts bleus et gris se rendent sur le terrain principal, au fond du centre de formation. Sérieux comme des guerriers, traduction française de Diambars, ils passent entre quatre pelouses synthétique en cours de pose. Ce matin, l’entraînement insiste sur la prise d’informations, celle qui fait gagner du temps dans un sport toujours plus rapide. Survêt’ rouges, la douzaine d’entraîneurs travaille les détails :
«Oriente ton corps!»; «Qualité dans la passe!». Chef Bouba n’est pas sur le terrain. Il observe. Ses commentaires, il les garde pour la séance des coaches à 11h. Ce matin, ce sont les trous dans l’intensité qui le dérange.


Son corps dur, courbé par l’usure d’une hanche, témoigne de son don total au sport. «Les terrains que vous voyez en construction sont financés par les indemnités de formation de nos gars qui jouent aujourd’hui en Europe.» Ses «gars», il les aime. Il a les larmes à l’œil lorsqu’il raconte qu’Idrissa Gueye l’a invité à manger dans un bon restaurant de Lille. Même si une dizaine des premiers élèves sont passés professionnels en Europe, Idrissa,
c’est le fer de lance. Il a réussi à s’imposer en quelques mois au LOSC, récompensant des années d’effort. Et surtout, il n’a pas oublié d’où il vient: «Quant il revient, il couvre les petits de cadeaux.» Mais il y a plus: comme tous les autres pros de la «famille », il alimente un fonds de solidarité destiné à ceux que la blessure ou la vie n’ont pas mené à vivre du football. «Cet argent permet à leurs amis de compléter leur formation. Par exemple en suivant une université en France.» Puis Bouba d’avouer: «Le plus beau, c’est qu’on ne leur a rien demandé.»


La matinée est chargée. Après l’entraînement, c’est déjeuner. Les baguettes de pain sont entières. On se sert dans le sac du boulanger. Les jeunes les décorent de confiture, de «Vache qui rit » ou de beurre. En dessert, un ou deux verres de «tchakri », un mélange de millet cuit à la vapeur et de yoghourt. Pour caler. Et tenir jusqu’au repas de midi. Car, il n’est pas question de se relâcher. Pour avoir le droit d’être sur le terrain, les jeunes
doivent suivre à l’école. Pour les profs, la mission tient de la gageure. «Les enfants viennent de partout, de la rue, des écoles coraniques, de la campagne. On nous amène des footballeurs que l’on doit transformer en hommes, » explique le responsable des études.
Mais l’effort vaut la chandelle et chaque bac ou brevet universitaire est valorisé comme un hat-trick. «Ils faut que ceux qui resteront à quai trouvent leur place dans la société.» Chef Bouba est le premier à valoriser l’école: «Dans l’équipe pro, mes capitaines ont tenu à terminer leur université avant
d’envisager la carrière professionnelle en Europe. Maintenant, c’est fait. Notre mission est de leur trouver un club en Europe. A 21 ans, ils sont prêts dans les jambes et dans la tête.» Autre principe: aucun joueur ne quitte le centre avant ses 18 ans.


Chaque année, entre trois et cinq mille enfants sénégalais tentent leur chance lors des détections organisées par les Diambars. Une quinzaine est retenue. Des élus qui connaissent leur chance et qui savent qu’ils ne seront pas jetés en chemin. A quelques exceptions près : ceux qui trichent sur leur âge.


«En 10 ans, nous avons renvoyé neuf jeunes pour ce motif.» Le «Prési», Saer Seck, ne badine pas avec ce qu’il considère comme le cancer du football africain. «Les parents ou les formateurs de quartier voient l’argent qu’il est possible de gagner. Ils disent aux enfants de 17 ou 18 ans: «Maintenant tu en as 13 ». La preuve: pourquoi dans un pays qui souffre de la malnutrition, les joueurs sont toujours les plus grands et les plus forts? Pourquoi dans les compétitions juniors, les équipes africaines terminent toujours dans le dernier carré et ne réussissent jamais chez les adultes?
Dans l’histoire, le football africain est perdant et les clubs européens se font avoir. On ne peut pas considérer qu’un joueur qui triche de cinq ou sept ans sur son âge à du talent.» De cela, chaque week-end, les Cadets des Diambars en souffrent lorsqu’ils se font physiquement massacrés par des monstres de puissance qui, depuis plusieurs années, ont toujours 15 ans. En Afrique, le football reste une jungle.

 

PatrickOberli

patrick.oberli@lematindimanche.ch

AUDACE MACHADO, JOURNALISTE à LA RADIO ISANGANIRO RECOIT LE PRIX COMESA MEDIAS POUR LA 2EME FOIS.

Notre ami, Audace Machado, journaliste à la radio Isanganiro de Bujumbura vient de recevoir le prix COMESA MEDIAS pour la 2ème. Nous sommes fiers de l’avoir comme ami et nous l’encourageons à poursuivre sa quête de la justice, de toujours donner la parole aux populations et de défendre les droits de l’Homme dans cette région des Grands Lacs, si touchée par les guerres sans fin, la corruption. BRAVO !!

AUDACE MACHADO, JOURNALISTE à LA RADIO ISANGANIRO RECOIT LE PRIX COMESA MEDIAS POUR LA 2EME FOIS. dans Non classé audace-insanganiro-300x225 audace-et-son-prix-comesa1-300x205 dans Non classé  audace-a-litw1-300x225

Doté de modestie, de sens d’observation et de l’amour du travail, voici  Audace Machado,  Un Journaliste de   la Radio Isanganiro qui vient de gagner pour la deuxième fois le prix « Comesa medias Awards », un prix décerné chaque année à une meilleure production journalistique au sein  des pays du  Comesa.  Cette fois ci, Audace Machado avait présenté une production intitulée « Nos richesses deviennent aussi sources de nos malheurs » dans l’émission « Parole pour demain »  .

Avec pour invités  Jean Bosco Ndayishimiye , professeur dans la plupart des Universités du Burundi et auteur de  « l’image de l’autre qui fait peur »  , Nestor Nkurunziza , homme des médias et spécialiste en résolution pacifique des conflits dans la sous région , Alain Piarrot  Caseneuve, géographe et  ancien professeur dan les années 1970 au Burundi, cette émission faisait le tour des défis liés aux richesses minières et pétrolières  aussi bien en RDC que dans les pays Arabes .

Isanganiro vous promène à la découverte d’un homme proche des jeunes mais aussi des adultes, citadins comme villageois dont l’humour  sonne comme une fable autant par son ton que par   le verbe qui  accompagnent ses émissions sur Isanganiro.  Connue surtout pour l’émission  « Portait », Audace Machado a le mérite de faire preuve d’éclectisme dans le choix des personnalités à interviewer dans cette   émission à travers laquelle la Radio accorde la parole aux personnalités qui ont marqué le Burundi  ou encore ayant été reléguée à l’écart tout au long de l’histoire de ce pays .

Ses questions  ne blessent jamais  l’interviewé grâce à ses manières malicieuses de les poser. Capricieux, Machado essaie aussi  de devancer son invité   pendant l’interview , une plus value n’est-ce pas    sur  la qualité de ses productions. Ces productions sont constituées de séries de rebondissements qui, au fur et à mesures donnent du plaisir à  suivre l’émission à quiconque n’a aucune idée sur le contenu.

Est-ce un don ? On ne pourrait pas le dire mais, ceux qui l’ont côtoyé à l’Université disent de Machado qu’il était lecteur boulimique et qu’il n’hésitait pas à s’absenter dans les auditoires quant les  livres comme l’Alchimiste  l’intéressaient. L’Est du pays,  où  est né  celui dont la famille avait voulu qu’il soit prêtre,   lui  rappelle  le don de la connaissance en référence aux Rois Mages de la Bible.

A-t-il lu Micromégas de Voltaire ? On ne sait toujours pas mais Audace Machado, par  ses analyses piquantes malgré la  modestie dans le choix des termes ,  n’hésite pas à se servir souvent dans ses phrases semblables à celles de ce précurseur des périodes de la lumière dont la santé et le courage lui  ressemblaient à plus d’égard : « Le monde est tellement grand que personne ne sait/peut tout sur tout » a t il dit comme faisant référence à l’œuvre philosophique de celui ci à savoir  Micromégas.

Aurait  il des ambitions politiques dans ce pays ? Visiblement non. Mais plutôt un penchant vers une observation méticuleuse de la société avec ses tares et ses grandeurs et  dont  il nous peint le plus souvent les lundi dans l’émission   lundi réveil sur Isanganiro, cette émission choyée de  par des descriptions teintées d’analyses piquantes avec le verbe et le ton Machado .

Lors de la remise de ce prix l’homme n’a pas manqué d’attirer l’attention du public présent dans la salle puisqu’il venait de recevoir ce prix. « Is any journalist who can do good thing ? »  A souligné  le taquineur  Museveni . Et en mon for intérieur d’ajouter « C’est grave de vieillir, mzee ! « The harder you work, the luck you get »   A dit plus tard Audace Machado.

Par :                               Marc Niyonkuru                            , mardi 27 novembre 2012

UN SEUL BUT

Le foot est avant tout une incitation à progresser en tant qu’homme, à vous inscrire dans un groupe ayant des objectifs communs. Il ouvre à des personnes de cultures diverses, à des points de vue, des habitudes et des préjugés différents. Vivre ensemble, se connaître et se respecter s’apprennent progressivement. Comme la musique, le football est porteur de valeurs universelles et humanistes.

 
Lilian Thuram, tiré de son livre : Manifeste pour l’égalité

 

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Depuis 2007, après plusieurs voyages sur le continent africain, nous avons mis en place des projets de promotion du sport et de l’éducation.

Notre soutien s’effectue par la récolte de matériel sportif et scolaire en Suisse romande. Ce matériel est envoyé par containers et distribué dans les écoles et les clubs de sport de l’Est du Burundi et du Congo (Kivu).

LE SPORT, POUR APPRENDRE À VIVRE ENSEMBLE

Plus qu’un loisir, plus qu’un moment de détente physique et mental, le sport est un outil qui permet d’améliorer la vie des enfants. Nos amis entraîneurs burundais, Gervais, Fidèle et les autres, l’ont bien compris.

Gervais, passionné de football, entraînait ses petits même durant les pires années de guerre civile. Le ballon permettait aux enfants de s’éloigner des horreurs qu’ils vivaient au quotidien.

En 2011, nous avons fait la connaissance de Paul et Adrien avec qui nous sommes liés d’amitié, Congolais du Kivu, chez qui arrivent les containers envoyés depuis la Suisse. Eux aussi, passionnés par le ballon, ont mis en place des projets sportifs dans les écoles et dans la prison de Bukavu.

Tous utilisent le sport comme véhicule pour un partage de valeurs humaines, éducatives et de promotion de la santé.

Voici, en quelques points, leur travail auprès des enfants et des jeunes de la région des Grands-Lacs:

 

1. ACTIVITÉS SPORTIVES

Après l’école, ils organisent des entraînements de football, de basket et de volley avec l’aide des enseignants et des jeunes du village.

Ces entraînements sont donnés de manière bénévole. Aucun coach n’est rémunéré.

 

JOUER ENSEMBLE  POUR MIEUX VIVRE ENSEMBLE

 

2. APPRENTISSAGE DES VALEURS DE RESPECT ET DE SOLIDARITÉ

Les jeux d’équipe, l’effort en groupe, les matchs inter-communes, les championnats, permettent aux enfants de développer la notion de respect, pour soi et pour les autres. La confiance en soi est aussi favorisée, tout comme l’esprit d’entraide et de solidarité

 

3 . ACTIVITÉS ÉDUCATIVES EXTRA-SCOLAIRES

Grâce à l’envoi de matériel scolaire, de dictionnaires, de livres de lecture, de cahiers, de crayons, les entraîneurs ou les aînés peuvent aider les petits à apprendre à lire et écrire ou les aider dans leurs devoirs.

 

4 . PROMOTION DE LA SANTÉ

Les coachs favorisent une sensibilisation à divers thématiques de la santé, telle l’hygiène corporelle, la nourriture, les addictions à la fumée, la violence et abus sexuels, le sida

«Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin!» Proverbe africain

Comme vous le savez, notre action est entièrement bénévole et familiale. Nous avons le soutien des clubs de sport et des écoles qui nous donnent leur matériel inutilisé. Nous finançons de manière propre les frais d’envoi des containers. Aujourd’hui, nous avons toujours besoin de votre soutien pour continuer nos projets.

COMMENT ?

- dons de matériel sportif ou scolaire

- soutien financier pour nous aider à prendre en charge les frais  de transport des containers

- soutien financier pour acheter du matériel scolaire, pédagogique et sportif

- soutien à un enfant qui ne peut pas être scolarisé par manque de moyens de ses parents. Cet argent sera versé à l’abbé Paul, directeur des études de l’école de Katana au Congo.

Comme nous ne sommes pas une ONG, nous ne pourrons toutefois pas vous adressez une attestation de dons reconnue par l’Etat.

Mais nous pourrons vous offrir des informations et des photos telles que celles présentent dans ces pages. Des images vraies, présentant un matériel qui revit à des milliers de kilomètres sur les épaules d’enfants.

Participer à notre action, c’est participer à une démarche un peu folle, mais tellement belle, c’est participer à un moment de partage rare.

Et n’hésitez par à visiter notre blog,

www.burundi.unblog.fr!

Coordonnées: Véronique Oberli, Paul-Vouga 218, 2074 Marin. Tél. +41 32 753 50 24.

email: vpoberli@yahoo.fr.

 CCP: 17-449439-5

Avec nos sincères remerciements

Véronique et Patrick, Laure, Thibaud et Bastien Oberli

 

LE FOOTBALL A LA PRISON CENTRALE DE BUKAVU

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LE FOOTBALL A LA PRISON CENTRALE DE BUKAVU

Hier, on nous a enseigné la pensée de Karl Marx selon laquelle «la religion c’est l’opium du peuple». Un sage valaisan, Marcel Filliez, estime plutôt que «le sport aujourd’hui est devenu l’opium du peuple » cf. film « Souvenir de Martigny » de Jean Henri Papilloud. Les stades sont devenus des nouvelles cathédrales.

Nous sommes un de ceux-là qui penchent vers la deuxième hypothèse, vu l’impact du sport, en l’occurrence, le football, sur le comportement des détenus à la prison centrale de Bukavu.

Bukavu, c’est la capitale de la Province du Sud Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. La ville est située à 1400 mètres d’altitude. Le thermomètre, toute l’année, vacille entre 18 et 27o.

 La région connaît 9 mois de saison de pluie et 3 mois de saison sèche. Le soleil se lève à 6 heures et se couche à 18 heures.

C’est depuis plus d’une année que la coordination de l’aumônerie de la prison nous a été confiée. Prison centrale, communément appelée par les prisonniers « Prison sans trace », à première vue, c’est un mouroir au centre de la ville de Bukavu. Construite à l’époque coloniale pour 450 pensionnaires, elle en héberge en ces jours plus de 1600, entassés dans des cellules exigües où on peut trouver 200 personnes les unes contre les autres.

La ration alimentaire n’existe que de nom : plus ou moins 150 Kg de farine de maïs et 100 Kg de haricots  pour 1000 bénéficiaires. Ne parlons pas de soins médicaux, c’est comme un rêve que d’obtenir le transfert d’un malade à l’hôpital. On en compte des morts par semaine.

Parmi les rares bienfaits, c’est la séparation des hommes et de la cinquantaine de femmes (chez qui on trouve une douzaine de nourrissons) et des enfants mineurs dont l’âge varie entre 12 et 17 ans. Tous étaient caractérisés par le manque d’activité physique. C’est ainsi que la maladie de l’hémorroïde s’est observée chez beaucoup parmi nos détenus. L’insalubrité et la promiscuité sont aussi sources de beaucoup de pathologies.

 

 

Les gens se groupaient aussi par catégories, mieux, par castes. Grâce au sport, le football surtout, nous avons réussi un brassage, mixage des prisonniers et à sortir beaucoup d’entre eux de leur coquille. Nous organisons des équipes de jeux dans les trois blocs, à savoir la cour centrale, le bloc de femmes et chez les enfants mineurs. Plus de 18 équipes de 20 personnes sont constituées mais ne jouent que 12 par match, soit 6 personnes par équipe, vu l’espace de jeu très réduit. Nous organisons 2 à 4 matchs par jour sauf le dimanche, jour de visites des familles et d’activités spirituelles. Le basketball a moins de candidats, surtout que l’équipement est encore très rudimentaire.

Pour tous les sports, nous travaillons avec le code de la rue congolaise dont l’article 15 est le mieux connu de tous : « Débrouillez-vous, article 15 »

Pour terrain, nous avons la cour centrale de la prison. Elle est en béton, heureusement pas bien lissé pour ne pas trop  glisser. Ceux qui en ont la possibilité, les joueurs utilisent les baskets, sans quoi, ils jouent pieds nus. Un comité « FIFA PRISON » existe. Il coordonne les activités et à la fin du tournoi, il remet le trophée aux meilleures équipes. C’est l’occasion de prendre des boissons sucrées, un morceau de pain. Quand les moyens le permettent, nous abattons une ou deux vaches pour agrémenter la fête avec un morceau de viande.

 

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Nous ne pourrions pas réussir une telle initiative si nous n’avions pas le concours de tous ceux qui récoltent du matériel de sport pour les jeunes sportifs d’Afrique / Madame Véronique Oberli et ceux qui nous aident à expédier  par container les ballons et d’autres équipements de sports (tricots, culottes, etc.)

Disons en passant que les équipements sportifs ne sont pas donnés seulement aux prisonniers de  Bukavu mais à beaucoup d’autres structures encadrant les jeunes à Bukavu et Burundi, pays voisin au nôtre. Nous ne trouvons aucun mot pour traduire notre gratitude à toutes ces organisations.

Enfin, il reste pas mal de défis à relever pour un meilleur encadrement sportif au sein de la prison centrale de Bukavu. Comme nous l’avons insinué plus haut, le sport pour nous n’a pas que la dimension ludique. Il est aussi curatif au niveau psycho-physiologique. Il nous facilite la socialisation des détenus de la prison.

La coordination de l’aumônerie cherche les équipements de basketball et volleyball, surtout des filets et poteaux mobiles, les anneaux avec poteaux mobiles pour le basketball. Pour tous, les baskets sont d’une première utilité.

Avec vous, nous pouvons améliorer, tant soit peu, les conditions de détention de centaines d’hommes, femmes et jeunes, plusieurs privés de droit et de liberté sans raison majeure.

 

Nous faisons notre cette sagesse africaine :   « Celui qui ne pense pas ne rêve pas. »

                                                                                                   Abbé Cishugi Kalanga Adrien, septembre 2012

Les protégés africains de la famille Oberli donnent de leurs nouvelles !

Bulletin des Communes du distict de Neuchâtel, vendredi 6 juillet 2012, texte écrit par Remo Siliprandi

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Les protégés africains de la famille Oberli donnent de leurs nouvelles !

Historique d’une amitié née autour d’un ballon de football

Les amis Willy Nyionkuru et Gervais Habiyakare relatent l’historique d’une amitié née entre des amis du Burundi et les cinq personnages de la famille Oberli de La Tène.

 

En arrivant au bord du terrain de football de Ruyigi, les joueurs de l’Etoile de l’Est, étaient à l’entraînement. La famille Oberli a constaté combien certains des joueurs étaient talentueux.(ndlr: on comprend mieux pourquoi il y a de plus en plus d’Africains dans les clubs suisses, car ils ne coûtent pas cher et sont à disposition).

Esprit d’entraide!

De retour en Suisse, les Oberli ont développé un esprit d’entraide et de collaboration. Des demandes ont été faites au niveau de plusieurs clubs dont Neuchâtel Xamax afin de convaincre que Ruyigi a un trésor caché et qu’il vaut la peine de s’en préoccuper. C’est ainsi que du matériel de sport et des équipements ont pu être trouvés, grâce en grande partie aux enfants Laure, Thibaud et Babou qui ont collecté ce matériel.

Première visite en 2007 !

La première visite date de 2007. Elle a permis au club Etoile de l’Est d’avoir un container rempli de matériel sportif qui a fait la joie de plus de 300 jeunes qui n’avaient pas l’habitude de porter des «godillots». Ces jeunes ont ensuite aidé à l’organisation de compétition au niveau de l’AFARU (Association de Football Amateur de Ruyigi). Cela est monté jusqu’aux écoles permettant ainsi l’encadrement efficace des écoliers ressortissants du club de l’Etoile de l’Est ainsi que d’autres clubs de la région. Ce matériel a  également aidé à la mise sur pied d’un championnat interscolaire au sein de la province.

En 2009, on y reva!

En 2009, la famille Oberli est revenue pour voir où en était leur action. Ils ont constaté qu’’il y avait une visibilité énorme au
sein de l’AFARU et particulièrement pour le club Etoile de l’Est devenu le club-phare
et formateur. Ce matériel, sept autres communes constituant la province, ont pu en bénéficier et agrandir le champ de l’espace football à Ruyigi. Lors de l’anniversaire des 10 ans de la
fondation du club, tout le monde
était représenté, du niveau écolier a niveau administratif en passant par la société civile.

Patrick Oberli au volant du tracteur!

Grâce à Patrick Oberli qui a loué un tracteur pour terrasser un nouveau stade qu’’on a appelé « Stade Oberli».

Le Ministre inspiré!

Cet effort a inspiré l’administration par le biais des natifs notamment l’ex-gouverneur de Ruyigi devenu Ministre des Transports et Télécommunications, Bucumu Moïse qui a proposé aux autres, la construction d’un stade moderne.

Le troisième container en 2011!

En 2011, un troisième container est acheminé au Congo RDC à Bukavu Sud. La Maison Shalon assurant jusque là le transport à Ruyigi n’étant pas favorable, la famille Oberli a dû trouver une autre voie.

Les voix du Seigneur sont impénétrables!

Grâce à l’Abbé Adrien Cishugi et Paul Bulyalugo qui ont accueilli deux membres de l’Etoile de l’Est, on a pu récupérer ce matériel. Les terrains étant en mauvais état, il est vrai que les souliers s’usent rapidement et les maillots manquants aussi. Néanmoins chaque club a reçu deux jeux de maillots de couleurs différentes.

Jusqu’à la prison!

La distribution de matériel a également touché la prison centrale de Bukavu pour les prisonniers footballeurs. Tout ce matériel aide le programme de l’Association Provinciale de Football, du championnat local de l’AFARU avec toutes les équipes, seniors, élites, cadets, féminines, etc.

Ce qu’il manque au Burundi!

Ce qu’il manque maintenant au Burundi, ce sont les instructions professionnelles. Il faudrait en effet, multiplier les sessions de formation, de stage et de recyclage. L’encadrement sportif, arbitres, etc. devraient être suivis.

Beaucoup de jeunes qui ont du talent au niveau national devraient pouvoir être suivis par des formateurs qui les encadrent.

A signaler que tout le monde est bénévole. Il y aurait beaucoup de chose à faire et la famille Oberli fait ce qu’elle peut , malheureusement elle ne peut pas tout !

Projets et rêves!

Garantir le football de base, ouvrir d’autres horizons au jeunes talents, multiplier les disciplines sportives, les formateurs devraient pouvoir toucher une légère rémunération, créer un site ou un magazine sportif pour la communication, élargir les relations professionnelles.

Les sports les plus pratiqués au Burundi!

Le football, le basket, le volley, le handball, l’athlétisme.

Des difficultés et des solutions!

Au niveau scolaire, timidité, absence de texte juridique et de collaboration.

Le brevet d’éducateur de football n’est pas reconnu. La FIFA doit faire en sorte que la CAF soit reconnue par le Ministère des Sports.

L’aide est limitée par les pouvoirs publics.

Absence d’installations sportives dans la plupart des collèges.

Pas assez de matériel didactique.

Volume horaire insuffisant pour les cours sportifs.

Eviter les tricheries car les pressions sont énormes (ndlr: il n’y a pas qu’en Afrique).

Centre de sport inexistant dans le pays.

Tout ça pour constater que ce que font les Oberli, relève du sacerdoce et qu’il faut les remercier pour leur abnégation afin d’aider
sportivement une région pauvre du monde.

Affaire à suivre.

Remo Siliprandi

 

QUAND 2 CONTINENTS SE RENCONTRENT AU TRAVERS DU SPORT ET DE L’EDUCATION

QUAND 2 CONTINENTS SE RENCONTRENT AU TRAVERS DU  SPORT ET DE L'EDUCATION dans droits de l'homme équipe-RDC-300x225  joueuses-du-Libéria-300x225 dans l'aventure des maillots de foot Gervais-et-ses-juniors-Burundi-2011-300x225 dans promotion du sport dans la région des Grands Lacs

« Le football est avant tout une incitation à progresser en tant qu’homme, à vous inscrire dans un groupe ayant des objectifs communs. Il ouvre à des personnes de cultures diverses, à des points de vue, des habitudes et des préjugés différents. Vivre ensemble, se connaître et se respecter s’apprennent progressivement.
Comme la musique, le football est porteur de valeurs universelles et humanistes. »

Lilian Thuram

Tiré de son livre : Manifeste pour l’égalité

Cette citation de Lilian Thuram, célèbre joueur de foot, résume pour moi toute l’histoire que nous vivons depuis 2007….

Nous avons rencontré nos amis burundais, Gervais, Alexandre, Audace, Vianney, Fidèle, Willy, ainsi que des dizaines de jeunes sportifs sur des terrains perdus dans les collines du Burundi. C’était à des milliers de kilomètres de Neuchâtel; mais leur passion était exactement la même que la nôtre ! Taper dans un ballon de foot procure les mêmes sensations, partout, que ce soit en Europe, en Afrique ou en Amérique latine… chez les filles, comme chez les garçons. Peu importe la langue, la marque du ballon ou la couleur du t-shirt…

Par contre, les chances ne sont pas égales en ce qui concerne le matériel et les infrastructures sportives. C’est pourquoi, nous avons décidé d’essayer de partager. A notre niveau, cela signifie récolter auprès des clubs sportifs dans notre région de Neuchâtel, du matériel de sport qui dormait dans les vestiaires ou les greniers.

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C’est ainsi que des milliers de maillots de foot, ballons, chaussures de foot, sacs, trainings….. ont atterri dans notre maison. Ils ont été triés, étiquetés puis empaquetés dans sacs de sport où des cartons. Puis, grâce à  une association de Martigny, nous avons acheminé des tonnes de matériel vers le centre de l’Afrique. En 2009 d’abord lors d’un deuxième voyage à Ruyigi (Burundi), puis par des photos et des lettres, nous savons qu’ils ont fait la joie et la fierté des dizaines de jeunes sportifs. Mais – et c’est une autre richesse du partage – cette démarche de partage nous a permis de rencontrer de nouveaux amis, cette fois-ci au Congo, à quelques kilomètres du Burundi. C’est d’ailleurs dans cette région du Kivu que les containers arrivent depuis deux ans.

En Suisse, notre démarche de récolte de matériel a dépassé les frontières du canton de Neuchâtel. C’est ainsi que les cantons de Vaud, puis du Jura et Fribourg se sont mobilisés au printemps de cette année 2012. Quelques personnes, engagées dans le sport ont répondu à notre appel et ont diffusé l’information de notre action. Résultat: plus de 1000 kg de matériel ont été récoltés et ceci de manière plus diversifiée puisque les demandes ne se limitaient plus au football, mais également au basket, volley, course à pied, athlétisme……….. et récemment judo et tennis.

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Lors de cette récolte, nous avons fait de magnifiques rencontres. Des clubs de sport passionnés, des entraîneurs engagés dans différentes disciplines jusqu’au sport handicap, des enfants enchantés de contribuer à l’action, des écoles et des lycées enthousiastes.

 

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Au Burundais, Gervais, qui oeuvrait seul avec son amour du football depuis des années, a pu commencer à développer ses projets mariants sport et éducation dans les écoles et lycées de sa région. Désormais, il organise des tournois, des stage de sport et ses projets ( considérés comme un peu fous) ont trouvé plus de crédibilité auprès de la population et des autorités.

Elaborer un entraînement de foot, organiser des matchs de basket, planifier des échauffements et enseigner les étirements, mais aussi transmettre
par le jeu aux enfants des valeurs comme le goût de l’effort, l’esprit d’équipe et le respect de l’autre figurent parmi le  activités de nos amis burundais et congolais. Ce n’est pas facile tous les jours, surtout dans des régions meurtries par les conflits.

Le sport est un véritable outil pédagogique. Il fait rêver, partager, progresser. Je dirais qu’il est indispensable au développement de tout être humain.
Malheureusement, on doit constater qu’il est trop souvent relégué au second plan.

Véritable outil d’insertion, le sport véhicule des valeurs formatrices qui accompagneront ces enfants toute leur vie. Les transmettre appartient autant aux tâches des éducateurs et des entraîneurs qu’enseigner le dribble.

Cette philosophie, Gervais et son équipe l’ont bien compris et en ont fait leur raison de vivre. Pour vous en rendre compte, vous pouvez lire l’article: « Une amitié née autour d’un ballon ».

 

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En 2009, Patrick (accompagné de Laure, Thibaud et Babou) a entamé les démarches avec Gervais pour construire un nouveau terrain de sport à Ruyigi. Une  aventure. Ce n’était pas parfais, mais lorsque l’on a quitté nos amis, les enfants pouvaient jouer dessus. 3 ans après, ce mois de juillet, le terrain en terre est devenu l’un des plus grands stade du pays, avec tribune et places assises (4000). Comme quoi, une petite goutte peut faire des miracles sur un terrain fertile. Mais cette histoire, on vous l’a racontera plus en détails prochainement.

Voici en images, notre histoire, notre rencontre, avec les enfants d’ici et d’Afrique.

 

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« It’s better to build children than to repair adults » « Il vaut mieux construire les enfants que de réparer les adultes »

Imbewu, ONG neuchâteloise

« Les Gazelles », équipe de basketteuses burundaises

« Les Gazelles », équipe de basketteuses burundaises dans promotion du sport dans la région des Grands Lacs lesgazelles1-300x237

« Les Gazelles » écrit par Audace Machado

Comme la plupart des clubs sportifs ou d’autres vocations, ce club est né en pleine crise sociopolitique qui déchirait le Burundi des années 1990.

Contexte et objectifs :  Alors que le Quartier Mutanga-Sud était exposé à des conséquences de la guerre tels les tueries interethniques elles-mêmes, le banditisme et/ou règlements de comptes sous l’ombre de cette crise, la débauche sexuelle, la balkanisation de la capitale Bujumbura, etc., la naissance de ce club de basket féminin a pertinemment contribué à garder ce quartier hors de plusieurs menaces, dans un cadre principalement sportif.

 

Stratégies:

 - encadrer ces jeunes filles en les intégrant dans d’autres actions et ensembles/associations ou mouvements de la ville, du pays ou de la sous-région, comme le montre le palmarès de ce club;

- entraides mutuelles dans des moments heureux et/ou difficiles des membres du club ou du quartier;

- initier et renforcer des interactions avec d’autres clubs socio-sportifs dans le cadre de la réconciliation et stigmatisation des stéréotypes/croyances divisionnistes;

Palmarès humain et sportif

Ce club composé, dès sa naissance par de jeunes filles du secondaire et de l’université, s’assimile remarquablement quant à l’intégration socioculturelle voire professionnelle de ses membres.

En effet, la rigueur et l’éducation, ajoutées à l’endurance et au fair-play sportif que ces jeunes reçoivent des encadreurs, parents, amis et « retraitées » du club, assure la réussite individuelle et collective de ses membres.

C’est ainsi que, dans le cadre socioprofessionnel, plusieurs de ces anciennes basketteuses s’intègrent supérieurement dans la vie scolaire et professionnelle, que ce soit au Burundi, dans les pays voisins, en Afrique ou en Occident. De même, sur le plan sportif Au niveau local

C’est en 1995 que « Les Gazelles » participent pour la première fois aux compétitions des Club de Basket du Burundi. L’année suivante, le club sera sacré vice champion en 2ème division. Deux ans après, elle entre dans la 1 ère division et en sort vice champion.

1999, les Gazelles sont vainqueurs des play offs de la 1 ère division de l’ACBAB. Tout au long des championnats de 2000, ces filles ont gardé leur 1ère place jusqu’en 2003 quand l’équipe chute vers la 2ème place aux championnats de l’Association des Clubs de Baskets du Burundi en première division.

De 2004 à 2011, cette équipe « Les gazelles » alternent entre la 1ère et la 2ème place dans les tournois nationaux.

 

Au niveau international/sous-régional

Successivement en 1998 et 1999, en dehors des frontières du Burundi, « Les Gazelles » rentrent vainqueurs du tournoi de Kigali « mémorial Gisembe ».

En 2001, les filles sont demi-finalistes du tournoi des équipes championnes de l’Afrique centrale, Orientale et Australe.

L’année suivante, 2002, elles rentrent vainqueur d’un tournoi post conflit organisé à Bukavu en RDC.

Néanmoins, comme la plupart des équipes sportives du Burundi, les Gazelles, malgré leur performance, elles ne bénéficient pas de soutiens remarquables de la part des pouvoirs publics, une des raisons pour laquelle, leurs sorties dans des rencontres internationales sont limitées.

Audace MACHADO

 

Epopée de Gervais et Willy pour récupérer le matériel de sport de Ruyigi à Bukavu

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Epopée de Gervais et Willy  pour récupérer le matériel de sport de Ruyigi à Bukavu

Ce carnet    va loin   jusqu’ à la découverte des horizons pour des activités communes qui pourraient s’effectuer entre les deux amitiés déjà créées    Burundi-Congo.    Développer l’initiative de la Famille des 5 Oberli’s en amitié serait désormais les rêves de Gervais Habiyakare.  L’objectif qui guide L’Etoile de l’Est F.C  jusque là était  de récuper le matériel de sport envoyé par la famille oberli de SUISSE mais cela ne suffit pas en Kirundi on dit « Ubucuti bukomezwa ni kirenge : Pour dire «Que plus vous visitez quelqu’un plus l’amitié s’agrandit et bien vous en bénéficiez.

Le 26/Avril 2012 vers 10h40 du matin, la voiture qui était conduite par un certain chauffeur Kaziri  Venant quitte la ville de Bujumbura. Avec un retard du chauffeur on n’avait pas assez du temps pour trainer au marché central de Bujumbura pour choisir un petit colis de la famille des prêtres à BUKAVU.

Nous avions maintes fois programmé d’aller récupérer le colis main en vain, suite aux activités sportives qui se faisaient dans une période courte à Ruyigi et le voyage de Gervais au Cameroun qui est envisagé hâtivement.

Pour l’Etoile de L’Est F. C, c’est vraiment un coup  de main exceptionnel car les godions, les maillots. .c’est une fortune pour les joueurs, murmure Gervais dans la voiture.

La route Bujumbura-Ruhwa ( la frontière Burundaise ) est actuellement bonne, l’OBR de ce coté n’a qu’à exécuter notre voyage on dirait qu’il était connu.

Sans aucune hésitation nous avons franchi la frontière Rwandaise après l’enregistrement de nos papiers.

Du coté de Rwanda là alors les goudronnées ont des exigences, des dons d’âne partout, il faut rouler à 60 km/h selon les commandements de ce petit pays considéré actuellement comme à la civilisation de la ville parisienne. Là au moins, il faut dire qu’il y est de l’ordre . La deuxième frontière pour entrer au Congo Dechi le Chauffeur de l’Abbé Cishugi Adrien était là pour accueillir les Burundais.

On le voyait courir Willy et Gervais karibu sana Nyumbani. Pour dire Willy et Gervais Soyez les bienvenus chez votre famille.

Derrière lui, en bas de la route c’est le lac Kivu, en peu à quelques centaines de mètre, c’est la frontière. Les burundais commencèrent alors une aventure de misère. Du premier voyage, on recevait peut être le Baptême en payant DAWA YA IMBU. A ce tour, il fallait bien connaitre la réalité. Nous sommes vers 14h 30,  fatigués, nous nous sommes reçus comme des diplomates à l’office de la migration congolaise en passant par RUSIZI I. Un geste rusé, les policiers avaient déjà remarqué la plaque de la voiture Burundaise. Un disait vous êtes dans la voiture noire là, Willy serait étonné comment deviner la couleur d’une voiture des gens qui passent sur la frontière à une seconde de salutation.. Mais quoi pensez-vous ? Des manekos partout une sorte des policiers qui surveillent en tenue civile. L’histoire de payement commence, il faut payer 40 dollars pour qu’on  vous laisse continuer le voyage après quelques minutes d’interrogatoire et de répondre à des questions telles que vers où nous nous dirigions, pourquoi faire ? Notre fonction ? …Aisément ça jaillissait sous des réponses directes  et claires.

Les 40 dollars seraient récupérés. Nous entrions dans la voiture et Vénant le chauffeur proposait gentiment à Déchi de prendre le volant parce qu’il est habitué à rouler au Congo.

A 5 km de cette frontière du coté de la ville Bukavu Nord, Le premier poste des policiers parmi lesquels Déchi connaissait mieux leur saluant dans les mots en Lingala et mélangé de Swahili.

Mais comme le gentil Déchi était innocemment convaincu qu’on allait partir vite, il sayait de demander aux policiers de nous laisser partir sans prendre longtemps ces histoires de vérification des papiers.

Le langage change, l’un des policires commence à agacer Déchi wewe mu congomani hawu echimiye bageni ni woneshe karatasi zako,  Bona pesiyo oza mibale, permis de conduire na permis de recyclage oh ozana permis de mibale na kangiyo oko trahir mboka . Déchi répond, no trahir mboka, nyiye njo mulitupatiya permis, ilitoka kwenu, na permis de recyclage ni nyiye mulitupatiya na iyo siku mulitupatiya nayo au moment où tulibapatiya franga.   Pour dire : montre- moi ton permis de conduire et ton permis de recyclage, sans permis tu veux trahir le pays, les congolais…hein, Déchi répond, Non je ne veux pas trahir les congolais tu me demandes le permis de conduire j’en ai, le permis de recyclage également j’en ai. C’est vous qui nous a donné le permis de recyclage et on a payé pour avoir ça, pourquoi alors tu veux que j’en paye autre,, oh oza trahir mboka, tu veux trahir le pays hein … Willy enregistré discrètement tous les propos, la photo lui semblait difficile à prendre.

Après 30 minutes de discussion, on leur payait 40 dollars encore une fois, ils disaient qu’il fallait arrêter la voiture et aller payer 80 dollars à la banque et venir récupérer la voiture le lendemain. Nous étions accusés d’une part de Déchi qu’on disait qu’il voulait trahir le Congo, d’autre part le contrôle technique était expiré de son délai qui prenait la fin le 17/4/2012  alors qu’on était le 26/4/2012 mais ce délai qui devrait avoir deux semaines de doléances en principe. A l’amiable, on a payé les 40, une corruption du jamais vu.

Vers 15h 30 nous sommes arrivés en pleine ville de BUKAVU SUD et directement, nous visitions les containers pour voir le matériel avant d’aller à Mulesa là où Paul et Adrien devraient nous accueillir, on a pris un taxi et la voiture  des burundais est restée garer à coté des containeurs.

Arrivé à l’endroit isolé, mais riche en élevage et agriculture, nous nous sommes accueillis comme des rois. Mais Paul n’était pas encore arrivé, il serait avec l’équipe de Gervais  une heure après, car lui, vit dans une paroisse qui se situe en peu loin du village de l’abbé Adrien.

Le  soir, on a passé à table et nous conjuguions le verbe au tour de la mort de la mère d’Adrien, qui nous a fait son histoire en peu mélancolique, les confusions que cette mort a laissé dans sa famile …on buvait, mangeait on était heureux ce soir.

Le lendemain,  Gervais faisait du sport au petit matin mais croyant qu ‘ il fallait retourner à Bujumbura.  Après un café bien garni, d’abord il fallait aller prendre  et emballer le matériel pour le transporter confortablement dans la voiture .willy en a profité pour  son interview des trois.  Mais les trois, ont révélé l’importance de travailler ensemble en imaginant un projet dans l’avenir pour aider la jeunesse en sport et dans d’autres domaines en peu similaires. L’expérience de Gervais en matière sportive et encadrement éducatif peut susciter un intérêt particulier pour la communauté de BUKAVU. Les activités déjà réalisées par l’abbé Adrien avec la jeunesse, les écoles et Paul lui qui vit une expérience des enfants et qui a déjà crée un club de football des  médecins et  autres fonctionnaires pour la bonne santé du corps ressent l’intérêt de pouvoir en identifier et de chercher des conseils en peu partout. Comme c’était exprimé également pour la dette morale qu’ils ont encaissée, au mois de juillet, ils seront accueillis à RUYIGI en visite de famille Etoile de l’Est F.C.

C’est par là pour de telles idées de rêves qui pourraient devenir réalité un jour que notre interview s’achève

Les bagages étaient prêts, willy dans la voiture de l’abbé Paul avec Déchi et Gervais, Paul et Venant dans la voiture des Burundais. On passait à l’évêché pour dire Adieu à Adrien qui participait dans la réunion parmi d’autres responsables de l’Eglise. Paul et Déchi nous accompagnaient jusqu’à la frontière congolaise   dans ses dernières murmures  on entendait  Merci à très bientôt, Gervais, willy …

 

 

relookage de notre blog Burundi

nous sommes heureux de vous présenter notre blog Burundi relooké !! Il a pris une autre dimension, plus basé sur le sport et l’éducation au Burundi et également à Bukavu en République démocratique du Congo. Les projets sont maintenant bien implantés et le matériel envoyé est très utile pour nos amis sportifs.

Bonne lecture et merci de nous laisser vos commentaires.

Véronique et Patrick, Laure, Thibaud et Bastien

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