UN SEUL BUT plein d’espoir

Joli article sur notre asso UN SEUL BUT paru sur le site SPORT AND DEV MERCI à toute l’équipe de nous avoir rencontrés !!
UN SEUL BUT plein d’espoir
sportanddev a rencontré Véronique Oberli fondatrice d’UN SEUL BUT, une jeune association …suisse, mettant en place des projets de promotion du sport et de l’éducation au Burundi et en République Démocratique du Congo (RDC). Récit d’une femme passionnée. Les équipements sportifs amenés au Burundi par l’association UN SEUL BUT.
L’histoire de Véronique Oberli, c’est aussi celle de toute sa famille et d’une passion commune pour le football. C’est en famille, avec ces trois enfants et son mari, que tout a commencé en 2005. L’histoire débute avec la rencontre de Maggy Baranktisé, une burundaise parcourant l’Europe afin de financer la construction d’un hôpital. Après un premier périple familial au Burundi en 2007 tout s’enchaîne.
Deux voyages plus tard et après avoir rencontré des personnes sur place, c’est la naissance d’un projet « permettant à des enfants, garçons et filles, de découvrir les valeurs de solidarité, de discipline et d’échange que le jeu en équipe peut engendrer ».
Une idée de départ A la base du projet, une idée simple : récolter le matériel usagé des clubs de football suisses de la région dans laquelle vit Véronique Oberli. Une fois récolté, le matériel est envoyé par container en Afrique. Ensuite, grâce à un partenariat local les maillots, les chaussures, les ballons et le reste du matériel sont mis à disposition dans des écoles et des clubs de sport. Car « à travers le ballon de foot, plein de choses peuvent être faites », nous explique Véronique Oberli.
Avec le temps, la récolte de matériel qui ne fonctionnait que par le bouche à oreille, au départ, s’étend. Ce qui n’était qu’une modeste récolte locale est devenu aujourd’hui presque de niveau national. En effet, des équipements sont récoltés aux quatre coins de la Suisse. Ceux-ci sont mis à disposition par des clubs, mais aussi par des individus qui souhaitent participer à l’action d’UN SEUL BUT. Comme Véronique Oberli aime à le rappeler « derrière le matériel, il y a des gens, des clubs, mais surtout des rencontres extraordinaires ».
Elle fait le lien à travers son association entre la solidarité des personnes en Suisse et les jeunes vivant au Burundi et en RDC.
Des ballons et des cahiers « Sport et éducation vont de pair » estime Véronique Oberli. Dès lors, son association n’a pas seulement pour but d’apporter du matériel destiné à la pratique sportive, mais également du matériel scolaire. En RDC, UN SEUL BUT travaille en collaboration avec des écoles villageoises. Tous les projets menés se sont faits suite à des rencontres lors des voyages effectués par Véronique Oberli en Afrique. Aujourd’hui, elle se rend en moyenne une fois par année dans les villages pour suivre l’évolution des projets et les évaluer.
Elle profite de ces voyages pour former les bénévoles locaux œuvrant sur place. Elle enseigne les « bonnes pratiques » liées aux pratiques sportives mais donne également des pistes de méthodologie pédagogique. UN SEUL BUT participe aussi à un projet de paix et de réconciliation dans la prison de Bukavu en utilisant le sport.
Projet du développement par le sport Les projets menés par UN SEUL BUT ont été le fruit d’une passion pour le sport et de rencontres. Ils ont été rendus possibles par les récoltes de matériel sportif et scolaire. Ce projet familial a aujourd’hui grandit pour être implanté dans deux pays. Ayant mené son projet de manière autodidacte, Véronique Oberli s’est rendue au Forum Educasport de Paris en novembre 2013 pour y rencontrer des acteurs du domaine du développement par le sport.
Durant ce forum, elle a pu écouter, participer et découvrir les autres personnes du domaine, mais également situer son projet. Comme elle le dit « savoir si l’on est juste ou faux». Les rencontres et les débats auxquels elle a assisté l’on confortée dans l’idée que ce qu’elle faisait « avait du sens ». Pour elle, les mots utilisés là-bas étaient différents, mais l’approche était identique à la sienne.
Aujourd’hui, même si elle avoue que ses actions grandissent et qu’elle se demande comment faire, elle continue à chercher des pistes pour couvrir les frais d’acheminement des nombreux équipements récoltés afin que les jeunes puissent jouer au football. Avec toujours la même passion et le même enthousiasme.

LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE

 

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LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE (Nelson Mandela)

Bonjour à tous les amis-es d’un SEUL BUT

Petit flash back et bilan sur mon séjour aux 4 coins du sud Kivu et au Burundi au nom d’UN SEUL BUT-projets de sport pour apprendre à vivre ensemble.

Après plus de 48h de voyage, presque 10’000km séparant notre maison familiale de Marin (Marin-Zürich-Bruxelles-Bujumbra-Bukavu) et ma nouvelle maison de Bukavu, j’ai posé mes 3 gros bagages pour quelques jours. Ceux-ci sont remplis de matériel récolté en Suisse, dons de nos amis sportifs, mais aussi de matériel médical ( soignants-patients-pharmaciens)… matériel qui fera des heureux au gré de mon marathon….. car il s’agit bien ici de marathon…. mais celui-ci prendra une allure encore plus particulière puisque il se fera avec une jambe bien abîmée suite à la rupture de mon tendon d’Achille lors d’animations sportives avec les écoliers-ières la première semaine….aie aie aie…. une ambassadrice du sport blessée…. quelle affaire !! au moins, lors des cours sur les soins sportifs et massages, je pourrai donner un exemple très concret d’une blessure sportive avec hématomes (chez les blancs on les voit bien ), oedèmes, douleurs… et nous pourrons revoir les 4 principes de base de soins : le fameux RICE : Repos (pas le temps ahahah), Ice (pas trouvé de glace mais les bains de pied dans l’eau froide feront l’affaire), Contention (oui) et Elevation !!! vous ajoutez des anti-inflammatoires et des pommades, une bonne dose de courage, de volonté, le soutien des amis-amies africains-es, et de ma petite famille en Suisse (qui avait mission de ne pas en parler pour ne pas affoler tout le monde en Suisse).

 

J »ai puisé mes forces et gardé le sourire tout au long du voyage car devant tant de misère, tant de personnes qui n’ont pas la chance d’être soignées, je réalise que je suis une « chanceuse » … certains malades n’ont pas l’argent pour se payer 1 boîte de Dafalgan ou être hospitalisé, des mamans meurent en accouchant manque d’antibiotiques ou de matériel, les femmes sont souvent victimes de viols et violence sexuelle, des bébés meurent de faim… alors, je ne peux décemment pas me plaindre de mon sort.

 

Durant ces 4 semaines, je voyagerai beaucoup, sur des routes parfois très difficiles… et toujours ébahie devant la dextérité des chauffeurs!!! Je sillonnerai les villages du Sud Kivu, des villages du bord du merveilleux lac Kivu aux villages les plus reculés dans les collines…. une végétation dense et luxuriante… des paysages qui changent après chaque colline, derrière chaque colline une autre réalité… je découvre avec des yeux de musungu (mais grande amoureuse de l’Afrique) ce pays qui est souvent décrit comme un lieu très dangereux, où la guerre sévit encore… je sais que cette région des Grands Lacs n’est pas sans danger… j’entends chaque jour les récits de mes amis-amies congolais et burundais, les drames vécus, les familles décimées ………. l’exode forcée vers les villes, telles que Bukavu, Goma ou Bujumbura… villes qui ont vues leur démographie explosée… mais pas les moyens financiers pour apporter l’eau et l’électricité dans chaque quartier. Bukavu est tentaculaire en plein jour…. la nuit, elle ressemble à une petite fourmilière ….. en fait, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’électricité… donc pas de lampes dans les rues et les maisons !!

 

Durant ces 4 semaines, je visiterai de nombreuses écoles, j’irai saluer les tout-petits des écoles maternelles, (école qui reçoit les petits frimousses angéliques dès 3ans), les enfants des écoles primaires et secondaires ainsi que les grands étudiants de plus de 20ans dans les lycées. A chaque fois, je suis très bien accueillie… les plus petits chantent : « soyez la bienvenue chère visiteuse… » l’hospitalité est une grande valeur en Afrique (valeur un peu oubliée en Occident)!! Les structures scolaires sont bonnes, le corps enseignant motivé mais le manque de matériel scolaire est flagrant… sûr que les dictionnaires, livres et autre matériel éducatif prochainement envoyés par container seront accueillis avec joie et bien utilisés.

 

Je suis heureuse aussi de parler avec les préfets et enseignants en abordant les thèmes du sport dans les écoles… par seulement pendant les « les leçons de gym » mais aussi durant les récréations. A Katana, notre projet pilote et pionner, les activités sportives durant la grande récréation sont quotidiennes, tous les jeux sont mis à disposition des élèves. Ceux-ci peuvent donc se défouler et s’amuser, jouer en équipe aux jeux de ballons, ou sauter à la corde ou l’élastique (dangereux pour les personnes plus âgées aahah), jongler avec de petites balles ou les affaires de cirque…. Enfants et professeurs ont compris le bien-être physique et mentale que cela apporte. Le programme « école bouge de Suisse » a trouvé preneur dans cette école EPSK située à quelques mètres seulement du lac, lieu paradisiaque où les fleurs colorées et les papillons se côtoient avec grâce.

 

Je remarque que je suis principalement intervenue dans des écoles ou les centres de jeunesse… c’est vraiment le lieu par excellence pour rencontrer les enfants, les jeunes et les adultes, les filles et les garçons, les encadreurs, les coachs… pour parler éducation-sport et santé… les piliers d’ UN SEUL BUT !

« Le sport a le pouvoir de changer le monde parce qu’il a le pouvoir d’inspirer les êtres. Autour de nous rares sont les actions capables d’unir les peuples. Le sport parle à la jeunesse dans un langage qu’elle comprend. Il fait naître l’espoir là où, auparavant, n’existait que le désespoir. Il est plus fort que la politique et que les gouvernements pour briser les barrières raciales, vaincre la discrimination et les préjugés». Nelson Mandela

 

Hommage à Nelson Mandela qui a trouvé les mots justes…. LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE … cette phrase va me porter durant tout le voyage… un rêve qui devient réalité pour des dizaines d’enfants et de jeunes…. une autre phrase, tirée du film fétiche  Africa United… « ON JOUE COLLECTIF » me réjouit et me donne l’énergie de continuer, inlassablement… même sur un pied !! et cette manière de travailler ensemble, main dans la main avec « nos partenaires-bénéficiaires » est la preuve qu’il faut être uni, regarder dans la même direction, partager nos savoirs et connaissances pour aboutir à un bon résulta

UN SEUL BUT ASSOCIATION DE PROJETS DE SPORT POUR APPRENDRE A VIVRE ENSEMBLE, PROJETS AU BURUNDI ET AU SUD KIVU (RDC)

carte-photo UN SEUL BUT 001My beautiful picturesous-sol rempli de matérieldes maillots partouttous ensemble on est plus sportscri d'équipeau sommet de mpungwe toujours à l'écoute de l'Afrique  africa-united-8

C’est avec joie que nous vous annonçons la naissance officielle de notre asso UN SEUL BUT-projets de sport pour apprendre à vivre ensemble !

 

Changer le monde pour le rendre parfait restera toujours une illusion.

Par contre, s’engager pour le rendre meilleur est à la portée de tous.

C’est cette philosophie qui nous amène aujourd’hui à prendre contact avec vous.

UN SEUL BUT est une petite ONG de droit suisse active dans la région africaine des Grands-Lacs, plus précisément à l’est du Burundi et dans le Sud-Kivu (Rép. Démocratique du Congo). Depuis plusieurs décennies, ces deux régions comptent parmi les plus touchées de la planète par les guerres ethniques et les manipulations géostratégiques des grandes puissances mondiales pour asseoir leurs mainmises sur les matières premières. Les conséquences sur les populations sont désastreuses: la précarité se mesure au quotidien par la famine, les morts, les viols et la masse des réfugiés. Et pourtant. C’est bien dans cet endroit oublié du monde qu’UN SEUL BUT a trouvé sa raison d’être. Car entre les drames, l’envie de vivre, de prétendre à un avenir meilleur, ne cesse d’y renaître.

C’est dans cet espoir insensé que se niche la genèse d’UN SEUL BUT. L’action est née d’un échange sans prétention, d’humain à humain, sans considération de couleurs ou d’origine. Plus précisément, c’était en 2007, quand dans la préparation d’un voyage au Burundi, trois enfants passionnés de ballon rond ont décidé de récolter quelques maillots de football auprès de leurs amis pour soutenir une équipe de leur âge à Ruyigi. Sur le terrain de sport râpé, l’osmose a été totale. L’amour du jeu et le langage du ballon ont réalisé des miracles, réunissant le Sud et le Nord, hutus et tutsis, musulmans et chrétiens. Sans compter la naissance d’amitiés sincères.

Cette expérience a été décisive. Et depuis lors, nous n’avons cessé, en famille, de développer cet échange autour d’un sport universel. Au fil des années, nous avons récolté des milliers de maillots de football, de ballons et de chaussures de sport, que nous avons acheminés sur place par containers. Une joie immense alimentée par les dons de matériel qui n’ont cessé de s’étendre sur le territoire suisse. Une joie d’autant plus grande que ces gestes de partage sont autant le fait d’enfants très jeunes que de joueurs internationaux 

Avec cette aide matérielle, nos amis ont réussi à mettre en place des structures de jeu, organisé des championnats, collaboré avec des écoles, ceci avec comme objectif unique: favoriser l’intégration et l’échange entre les populations.

 Voici en quelques mots notre histoire…  Si vous souhaitez participer à nos projets, vous pouvez dès maintenant devenir Amis d’UN SEUL BUT en nous renvoyant l’inscription ci-jointe. L’envoi de matériel est primordial et l’argent récolté nous permettra de prendre en charge les frais de transport des containers.

 D’avance, nous vous remercions de votre précieux soutien et nous vous adressons nos meilleures salutations.

 Véronique Oberli ( présidente)

 

SPORT A LA PRISON CENTRALE DE BUKAVU, UN MOYEN DE SURVIVRE … ET REVER DANS UN MONDE DE SOUFFRANCE

belle phase de jeufoot prisonavec les prisonniersavec les prisonniers de la cellule 8calculs et tervigersations pour la qualification des équipesdiscussion sur le sport à la prison centrale de Bukuvaencouragements aux couturiersavec les vieux prisonniersVéro infirmière à la prisonencouragements aux informaticiensrépétition de chant avec les prisonniers2

 

La 3ème semaine de mon séjour vient de débuter… Je suis dans la grande ville de Bukavu et je commence à m’y repérer et reconnaître certains endroits.
De manière incroyable, le chemin de la prison m’est famillié et c’est même avec une certaine joie que j’entre dans cet endroit de souffrance, de violence et de désespoir. Je suis heureuse de retrouver les prisonniers dont j’avais fait connaissance l’année dernière.
Notre objectif du jour : que je rencontre le Comité FIFA PRISON pour parler de nos projets de sport, de l’évolution de ceux-ci… sous l’oeil attentif du Dr Claude. Notre rencontre est amicale et de suite ils me présentent une grande problématique pour la qualification d’une équipe à la finale, finale dont je suis conviée à assister en tant qu’ambassadrice…..
Comme je ne suis pas apte à répondre, ne connaissant pas toutes les règles de la FIFA, je joins mon très cher mari, passionné de foot et journaliste sportif afin qu’il m’aide à donner une réponse. C’est vraiment un jeu collectif… malgré les 10’000km qui nous séparent la réponse de Patrick ne se fait pas attendre et je la communique de suite. Les tergiversations sont longues, mais la décision finale reviendra au comité FIFA qui joue son rôle dans le respect des règles.

Nous prenons ensuite un temps d’écoute et de partage ! Les conditions dans lesquelles les activités sportives sont réalisées sont inimaginables mais il faut faire avec le terrain et les moyens que nous avons. La demande prioritaire est plutôt au niveau d’apport de matériel, équipements et ballons pour le foot, le basket et le volley…
Nous abordons aussi la thématique de la santé et des soins aux sportifs……….UN SEUL BUT prend tout son sens… éducation-sport et santé… 3 thèmes indissociables !!

Je prends le temps d’écouter… c’est aussi important à mon sens… se sentir écouter est très important !! à la fin, je leur donne mon avis, je les félicite pour tout le travail et l’engagement auprès des autres prisonniers… je les encourage à continuer !

Ensuite je leur partage mon expérience du Forum EDUCASPORT, vécue à Paris. J’apporte quelques éléments nouveaux, je mets des mots sur leurs activités…le sport améliore la santé physique, mentale et sociale… permet à chaque prisonnier de reprendre confiance en lui, de jouer un rôle dans le société…. il peut être un outil de ré-éducation, de réflexion, de réinsertion dans le monde extérieur à la prison, dans la famille, en milieu professionnel…

Mais le sport apporte encore une autre dimension : celle d’une fenêtre ouverte sur le monde, une évasion momentanée où les soucis, les souffrances sont oubliés pour quelques instants…. et cela vaut tout l’or du monde pour ces personnes incarcérées depuis de longs mois.

Après cette rencontre très intéressante et collective, je me rends dans les ateliers dans la section des mineurs. Comme toujours, je suis harcelée… tout le monde veut saluer la visiteuse, blanche …. les demandes d’aide ne se font pas attendre (demandes directes ou des petits papiers qui finissent dans mes poches) mais je n’interviens pas aux demandes individuelles.
Dans l’atelier, je découvre des prisonniers très occupés par leur tâches : certains en plein travaux de couture, broderie de cartes, confections de petits sacs, porte-clés, d’autres très concentrés sur les claviers d’ordinateurs…. car ici, on enseigne l’informatique ( grâce à l’envoi d’ordinateurs), l’anglais, le français…. se sont les prisonniers qualifiés qui enseignent aux autres. Là aussi, je les encourage, les félicite pour le travail qu’ils accomplissent. Il y a beaucoup de potentiels chez chacun…à nous de trouver, au travers des délits, des actes de banditismes…. et autres les charismes et les qualités de chacun… cela renforcera peut-être leur comportement citoyen, ils auront appris parfois un métier, parfois appris à lire et écrire… cette prison a été humanisée grâce à l’engagement total de notre ami Adrien et de ses collaborateurs-trices.  Je leur rends grand  hommage et suis fière d’avoir participé à mon petit niveau un peu de leur quotidien.

Si ma présence et mon sourire auront apporté un peu de joie et de réconfort à toutes ces personnes meurtries, leur auront montré qu’on ne les oublie pas… j’en serai la plus heureuse et ce sera le plus cadeau.

Dernière étape de ma matinée carcérale : soigner une plaie d’un patient…. je mets ma tunique d’infirmière et prodigue des soins comme je le fais depuis 25 ans en Suisse. Les moyens ne sont pas les mêmes bien sûr… nos technologies sont bien plus avancées..alors on s’adapte au milieu.
Ce patient, je l’avais soigné à distance en envoyant des produits…. la plaie est encore conséquente mais en bonne évolution quand même. Encore une fois, je suis heureuse d’avoir contribué à la guérison d’un malade.

Il est l’heure pour moi de quitter cet endroit qui fait très peur … non sans avoir immortalisé les scènes par des photos.

Je reviendrai dans quelques jours suivre les matchs de foot !!

Je terminerai avec ces mots :

Mon Dieu, donne-moi la sérénité
d’accepter toutes les choses que je ne peux pas changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer,
et la sagesse d’en connaître la différence.

 » Aider l’autre à prendre confiance en lui,
à voir et reconnaître sa propre valeur,
est le plus beau cadeau qu’on puisse lui offrir.

L’aider à prendre conscience
et à révéler sa richesse intérieure
est le plus beau geste
… que l’on peut faire dans cette Humanité. »

- Imré Simon -

Mon combat pour que les filles aillent aussi accès au sport

Voici plus de 10 jours que je suis dans cette province du sud Kivu , accompagnée du magnifique soleil d’Afrique comme par les pluies denses qui provoquent après chacune de leurs apparitions des flaques de boue et des routes hyper glissantes.

Les paysages changent après chaque colline… seules les gens marchant au bord des routes continuent de se déplacer durant des kilomètres, portant la plupart du temps de lourdes charges sur la tête, ou dans des paniers… des bidons d’eau, des branchages coupés….. C’est impressionnant.

Ce cortège est toujours très coloré, peuplé de très jeunes enfants, d’hommes et de jeunes garçons, de travailleurs, de femmes de tout âge, de vieilles mamans pliées en 2 sous le poids ou par la vieillesse, des jeunes filles belles comme des fleurs fraîchement écloses…. espérons que la vie les laisseront s’épanouir dans le calme et le respect. Ici la violence sexuelle est monnaie courante et je prie pour qu’un jour la femme ne soit plus regardée uniquement comme objet de travail et de plaisir par l’homme.

Ces jeunes filles, j’essaie au fur et à mesure de mon voyage de les rencontrer pour leur offrir un temps de paroles, leur montrer, avec des mots simples mais venant du coeur d’une maman, qu’elles ont droit elles aussi à s’épanouir avec une pratique sportive et récréative. Combat difficile ici car les coutumes et mentalités sont encore bien ancrées, surtout dans les campagnes et les collines.

équipe féminine de Cirangaéquipe féminine de Mugeriéquipe féminine école Acoup d'envoi cours pour les coachs (2) cours pour les coachs course au mouchoirsDivine a du travailéchauffementsolidarité féminineallez les fillesamitié et joie amitiéhommage aux femmes du monde entiermixité dans le sportrencontre avec les filles de Walungu

Rare sont celles qui osent le pantalon… alors on n’ose imaginer le dilèmne avec des shorts de sport !!

Lors de mon passage de 4 jours à Katana, où je suis déjà intervenue l’année dernières, les jeunes filles de plusieurs équipes de foot sont venues et m’ont parlé à coeur ouvert. Toutes ont exprimé la difficulté de se vêtir décemment …. shorts plus longs, qui couvrent au moins les genoux…. le foot elles adorent, mais comment convaincre leurs parents, leurs frères que ce sport est aussi un sport pour les filles ??? Nous avons ri, chanté, parlé du rôle de la femme dans la société…. je leur ai demandé de continuer de faire des projets pour leur avenir, continuer de rêver…. d’avoir confiance en elles et valoriser tout le potentiel de qualités et valeurs qu’elles portent… avoir confiance en elles leur permettront peut-être d’oser dire non, de faire valoir leur avis, de partager des expériences plutôt que de les subir et se soumettre!! mon discours peut paraître complètement dingue mais c’est mon rêve.

Lors de la grande journée de la FEMME célébrée avec force et joie, les festivités ont battu leur plein…chants des enfants, sketch, poésie, musique, danse, match de foot féminin !!

Habillée de mon pagne de maman africaine et fière d’être comme mes soeurs, on m’a demandé de faire un petit discours ; j’ai encouragé et remercié toutes les femmes de la terre pour leur courage, leurs forces et la vie qu’elles donnent. J’ai prôné le respect envers celles-ci et j’ai terminé par ces mots : la femme a été créée d’une côte de l’homme : pas par la tête pour être au-dessus de lui, ni avec les pieds pour être piétinée, mais à ses côtés pour ÊTRE SON EGALE , sous son bras pour être protégée et près de son coeur pour être aimée….espérons que ces quelques mots résonneront dans les coeurs de tous ces jeunes gens rassemblés !

 

 

2ème voyage au sud Kivu et Burundi pour les projets de sport de notre ASSO UN SEUL BUT, arrivée à Buja puis voyage à Bukavu

une équipe interculturelle pour le sport2

2ème voyage de Da Véro, pour UN SEUL BUT, projets de sport-éducation au sud Kivu et Burundi Mardi 4 mars 2014 Jambo les amis-amies, Habari gani ? Comment allez-vous ?? Pour moi, tout va bien. Je vous écris ce soir depuis Bukavu, ville grouillante de personnes, de couleurs, de cris et de claxons…..ville que nous avons rejointe hier soir après une longue journée de voyage sur des routes toujours autant creusées par les trous et parfois remplies de flaques d’eau… Je profite de féliciter mon ami Jean-Baptiste pour ses talents de chauffeur, et aux co-pilotes Bertin et Christophe qui sont sont venus me chercher au Burundi.   Quelle joie de revoir tous ces visages, quelle émotion de se sentir attendue et si bien accueillie…Karibu Da Véro, sois la bienvenue… merci d’être venue chez nous… Je vous jure que ces mots vous retournent le coeur, et malgré la fatigue de ce voyage et ces dernières semaines intenses de préparatifs…. on saute de bonheur et on est prête à foncer dans l’aventure…. cette aventure commencée en famille en 2006 … cet amour pour ce continent, NOTRE AFRIQUE, pour tous ces enfants rencontrés dans la région des Grands-Lacs, cette région merveilleuse et luxuriante mais qui fait tellement peur au reste du monde. Le choc thermique est comme à chaque fois immense et éprouvant… passer de 3 degrés à Neuch dimanche matin avec le Chasseral enneigé… et arriver dans la fournaise de Bujumbura et ses 28 degrés……… on troque veste d’hiver-gants-écharpe contre tongs, t’shirt et pantalons légers….. waouw………. on passe de l’hiver au plein été…. je fais le plein de soleil et promis j’en mettrai dans mes bagages du retour ( qui seront de toute façons vide car tout le matériel sera distribué…) Ce matin, déballage des 3 valises pour organiser la distribution selon les villages et diverses activités…. on a toujours une petite crainte en ouvrant… craintes qui se justifient…. l’année passée c’était le flacon de Bétadine ( désinfectant brun) qui avait coulé sur mon pantalon blanc….. et cette année, c’est le chocolat qui a fondu.. !!!!! génial…. y’en a plein le fond de la valise, sur les habits et autres…. quel gâchis !!! Alors, on vide ce qui nous a pris des heures à remplir… on lave et on recommence !! akuna matata…. pas d’soucis !! Demain je repars dans le village de Katana où nous allons continuer les projets déjà en place…. cours sur le rôle des coachs et l’encadrement sportif des enfants et des jeunes, émancipation des filles par le sport, jeux et pratiques du sport à l’école… je me réjouis de revoir toute cette équipe de Katana et Mugeri, les joueurs-joueuses de l’Ecofoot avec qui j’avais eu un immense plaisir l’année dernière….notre slogan : ON JOUE COLLECTIF !! vivement demain…et tous les prochains jours qui seront riches en sport, en bon esprit d’équipe et en amitié. Bises à tous  Véro

Rencontre avec une femme extraordinaire LYDIA NSEKERA

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Rencontre avec une femme extraordinaire LYDIA NSEKERA

En suivant l’actualité footballistique mondiale du mois de juin , je suis fière de vous parler ce soir d’une grande dame que j’ai eu l’honneur de rencontrer à 2 reprises, en 2009 avec toute la famille Oberli et le 26 février 2013 par un après-midi ensoleillé à Bujumbura. Cette grande dame se nomme Mme Lydia Nsekera, et est devenue la première femme dans l’histoire, élue pour quatre ans, au comité exécutif la FIFA.

Ces rencontres incroyables ont eu lieu grâce à notre grand ami Gervais, passionné du ballon rond.

C’est donc avec joie et émotion que j’ai rencontré Lydia pour parler foot, foot féminin, promotion du sport dans les écoles et échanger nos impressions. Lydia connaît notre engagement et nos projets de sport  dans la région des Grands
Lacs et nous explique que Gervais fait un travail exemplaire auprès des enfants dans les collines de Ruyigi, grâce au soutien matériel qu’il reçoit depuis quelques années, grâce aux équipements venus de Suisse.

Le sport burundais tente de se développer mais les moyens financiers sont restreints et limitent donc les envies.

De passage en Suisse en juin 2013, Patrick a eu la chance de la rencontrer et l’interviewer pour son journal LE MATIN.

Je vous laisse découvrir à votre tour son portrait, portrait d’une femme forte, courageuse, qui se mobilise pour le sport féminin……… et le sport en général dans cette région où les séquelles des conflits vécus ces dernières décennies  sont encore trop visibles.

Nos vœux  l’accompagnent dans sa noble Mission du foot mondial … et nos rêves de voir des partenariats entre les équipes de foot du BURUNDI-CONGO-RWANDA s’installer progressivement !!

Le foot…… un instrument de paix, de solidarité et de tolérance….. nos projets deviennent  réalité !

Le foot doit être accordé aux filles PARTOUT DANS LE MONDE….alors, allez les filles, faites respecter vos droits, gommer les inégalités, faites face aux préjugés….  et des femmes engagées comme Lydia vous accompagnent dans ce match mondial….

 

 

 

Lydia Nsekera est la première femme de l’histoire au Comité exécutif de la FIFA

 

Patrick Oberli   patrick.oberli@lematindimanche.ch

Texte paru dans le Matin Dimanche du 7 juillet 2013  Lausanne

Avant son élection, elle a travaillé dans une brasserie et un garage

Juillet 2009, Bujumbura. Lydia Nsekera arrive à pied au Stade Prince-Louis-Rwagasore, enceinte nationale du Burundi. Dans ce pays de l’Afrique des Grands Lacs, c’est elle la reine du ballon rond.
Depuis cinq ans, elle dirige la Fédération de football du Burundi (FFB).Une gageure dans cet Etat
sans moyens, où les professionnels de première division gagnent 35 francs suisses par mois. Une gageure aussi pour une femme dans cette société où les hommes se considèrent comme les maîtres absolus. Une gageure encore car, dans l’histoire du continent, jamais une femme n’avait dirigé une fédération de football.

A l’abri des coups

Pourtant, elle tient, Lydia Nsekera. Envers et contre tout, «grâce à ses principes». Et une intégrité qui la place à l’abri des coups de ses adversaires. Il y a quatre ans, elle expliquait qu’elle aimerait bien trouver «un sponsor qui offrirait à la FFB des équipements de jeu pour les équipes juniors du pays», histoire de remplacer les vieux maillots verts en nylon, troués et tachés, qui avaient dû être modernes au milieu des années 1980.

Juillet 2012. Palace de Lausanne. Le décor a changé, mais pas la personne: grande, jeans et polo, des yeux noir vif. Lydia Nsekera vient assister à la session extraordinaire du Comité international olympique. Les couloirs feutrés et bourrés de personnel du service de sécurité de l’hôtel illustrent un incroyable grand écart. Le contraste offre un décor parfait à l’un des destins les plus incroyables du monde sportif.

En moins de dix ans, Lydia Nsekera est passée d’un emploi d’auditrice interne de la Brarundi, la brasserie nationale du Burundi appartenant au groupe Heineken, au cénacle fermé du CIO, où elle a été élue à titre individuel en 2009. Mieux encore: Lydia Nsekera est également la première femme élue pour un mandat de quatre ans au Comité exécutif de la FIFA. C’était à fin mai à l’île Maurice. Une destinée improbable pour une personnalité que la vie n’a pas épargnée. Un parcours auquel jamais elle n’aurait songé lorsque, en 2000, elle était entrée à la FFB pour s’occuper de promouvoir le football féminin dans un pays macho et déchiré par les conflits ethniques.

La lettre de son père

«Je n’ai jamais fait de football, mais j’ai toujours baigné dedans. Dans les années 70, mon père était propriétaire d’un petit club. Chaque weekend, les joueurs venaient à la maison pour le rassemblement d’avant match. Puis je les accompagnais au stade», explique aujourd’hui la femme la plus puissante du football mondial. Un rituel à la «Facchi» qui s’est achevé avec l’arrestation de son père après la chute de la 1re République en 1978: «Il était proche du premier président, c’est pour cela qu’il a été emprisonné. C’est comme ça en Afrique.»

La petite fille avait 11 ans. Cela a changé sa vie: «Il m’a écrit depuis la prison. Il m’a écrit que j’étais l’aînée, que je devais prendre soin de ma mère et de mes frères et soeurs. Cette lettre, je l’ai toujours avec moi.» La main sur le coeur, Lydia dit que ces mots lui rappellent ses responsabilités, mais qu’ils l’aident aussi à garder un certain recul: «Mes racines sont dans la famille royale du Burundi. On a vu certains de ses membres devenir des grands princes, avoir des chefferies, puis, du jour au lendemain,
tomber au plus bas de l’échelle sociale. On ne contrôle pas ses bonheurs ni ses malheurs. Je ne vais pas rire aux éclats quand le destin est favorable, ni pleurer toutes les larmes de mon corps quand il est difficile.» Désormais, Lydia Nsekera côtoie Jacques Rogge ou Sepp Blatter, mais elle préfère garder une certaine distance face au succès.

Peut-être parce que, avant, la vie ne l’a pas épargnée. En 2003, son mari est emporté par le cancer. Elle se retrouve veuve avec deux garçons, Stéphane (16 ans), qui souffre d’une trisomie 21, et Geoffrey (14 ans). Ainsi qu’un garage, le Tanganyika Car, et vingt employés à gérer. Alors, quand une année plus tard les clubs du pays lui ont demandé d’être leur candidate à la présidence, elle a vraiment hésité. «Ma belle-famille n’était pas favorable. Mais j’aiécouté ma mère.» Les racines encore et toujours. «Finalement, j’ai accepté en posant des conditions. Notamment, je ne voulais pas que l’on m’insulte en public parce que j’étais une femme.
Et j’ai gagné.» Gagné surtout le droit de crouler sous les problèmes, d’évacuer la corruption endémique du milieu, qui était même venue à bout des compétitions nationales. «Il n’y avait plus de championnat, il a fallu tout reconstruire.» Ce qu’elle a fait en n’oubliant jamais les femmes. «Aujourd’hui encore, je ne signe rien s’il
n’y
a pas un volet féminin dans ce que l’on me propose.» Elle a également décrété que l’entrée
des stades serait gratuite pour toutes les dames. «Mais, presque dix ans
plus tard, les hommes n’emmènent toujours pas leur épouse au match.» 

 «Nous n’existons pas»

Ses principes, son intransigeance et sa capacité de garder la tête froide lui ont valu un surnom: «Mme Thatcher ». Loin de la blesser, la référence fait sourire cette diplômée en économie. «C’est un hasard. Mais il se trouve que depuis toujours j’ai considéré cette femme comme un modèle. Elle s’est dévouée pour son pays, pour la collectivité. C’est une battante, et j’aime les femmes qui se battent.» Désormais, la Burundaise se bat pour la promotion du football féminin au niveau mondial: c’est la mission que lui a confiée le collège suprême de la FIFA, dirigé par Sepp Blatter.

Malgré cette consécration mondiale, Lydia Nsekera n’oublie pas son ordre de marche premier: faire réapparaître son pays sur la carte mondiale du football. «Chez nous, tout le monde joue au football. Pourtant, nous n’existons presque pas, nous n’en avons pas les moyens financiers. Nous n’avons jamais participé à la CAN, notre visibilité est presque nulle.» Pour un «pro» du pays, la seule aspiration est de taper dans l’oeil d’un club congolais, tanzanien ou rwandais, où les salaires sont un peu plus élevés.

Dans le couloir du Lausanne-Palace passe Thomas Bach, candidat favori à la succession de Jacques Rogge à la tête du CIO. Les élections se dérouleront en septembre prochain à Buenos Aires. Lydia Nsekera, comme membre du CIO, y sera et votera. L’Allemand s’arrête, sourit, s’enquiert de sa santé et de son niveau de fatigue. Tout un symbole pour celle qui rêve d’une reconnaissance internationale pour son pays.

 

newsletter UN SEUL BUT

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CHERS AMIS, AMIES

Voilà 3 mois que je suis de retour en Suisse, auprès de ma famille et j’ai aussi repris mes activités…. mais notre action  UN SEUL BUT au Burundi et Congo se poursuit chaque jour …….nous continuons de semer de petites graines d’espérance, de solidarité et
d’amitié.

Un immense container est parti début mai, rempli de matériel scolaire, médical et sportif…. des centaines de maillots, de souliers, ballons, du foot mais aussi du basket….  offerts par des clubs de  la Suisse romande …….. presque tous les cantons sont représentés : Neuchâtel, mais aussi Jura, Vaud, Valais, Fribourg, Berne….des asso collaborent avec nous, des donateurs individuels, des groupes de jeunes qui se mobilisent pour leurs amis d’ailleurs……. des milliers de gestes solidaires qui permettront d’apporter un peu de bonheur et de joie aux enfants, aux familles, aux enseignants et leurs élèves, aux malades  et aux prisonniers de Bukavu.

LES PROJETS DE SPORT-EDUCATION-SANTE S’IMPLANTENT DANS DE NOUVEAUX VILLAGES, DANS LES ECOLES DU CONGO COMME DU BURUNDI.

 

Un prochain container est prévu en automne………. tout matériel scolaire, médical et sportif est  bienvenu, ainsi que vos dons si vous souhaitez soutenir nos projets, acheter des médicaments ou participer aux frais scolaires d’enfants qui n’ont pas la chance d’être scolarisés.

 

No compte 17-449439-5

IBAN: CH82 0900 0000 1744 9439 5

OBERLI PATRICK

 

Pour terminer, je vous cite une phrase que notre ami Adrien, aumônier de la prison de Bukavu a écrit dans sa lettre :

« Tant qu’il y aura comme aujourd’hui des femmes qui pleurent, je me battrai. Tant  qu’il y aura comme aujourd’hui
des petits enfants qui ont faim, je me battrai. Tant que des hommes iront en prison et n’en ressortiront que pour y retourner, je ma battrai. Tant qu’il restera une âme obscure privée de la lumière de Dieu, je me battrai… Je me battrai jusqu’à la dernière extrémité ».  pensée de WILLIAM BOOTH 

Avec toute mon amitié   

 VERONIQUE ET TOUTE LA FAMILLE OBERLI

Je
vous donne quelques nouvelles de nos amis :

◊  à Katana,les équipes de foot s’entraînent bien et les élèves de notre ami Paul
ont gagné la coupe interscolaire.
L’ECOFOOT (école de foot)  DE KATANA, club pionnier du sud Kivu avec 6 équipes dont 2 féminines, ont commencé des travaux d’aménagement d’un local spécial foot. Du matériel médical,  par un médecin de Fribourg leur permettront de créer une salle de soins aux sportifs
et les massages appris lors de mon séjour pourront être donné dans d’excellentes conditions.

De plus, sous l’impulsion de Paul et ses enseignants, le sport est pratiqué à chaque récréation selon le modèle de « l’Ecole bouge » en Suisse…….Les notions pédagogiques sont largement diffusées

Bravo à toutes ces personnes qui s’enthousiasment et donnent l’occasion aux enfants et aux jeunes de pratiquer du sport, pour le plaisir mais aussi leur santé !!!

 

 

prison de Bukavu :

les prisonniers vous remercient pour les livres, les couvertures, les habits et les objets d’hygiène qui leur donnent un peu de confort dans leur misère !!!

Certains peuvent suivre des cours de français, d’anglais, d’informatiques.
Avec les dons, nous pouvons acheter les matières premières pour la savonnerie et l’atelier de couture.

Malheureusement, les prisonniers sont sous alimentés et tombent facilement malades. Ils ont accès aux soins médicaux grâce à l’engagement des religieuses-infirmières et des médecins volontaires, mais les
médicaments manquent cruellement ainsi que le matériel de soins.

 

extrait d’une lettre de l’abbé Adrien, aumônier de la prison de Bukavu :

« Grâce à vous, beaucoup de bienfaits se sont réalisés par nous et pour nous. En mars 2013, évaluant les prisons de la RDCongo, la Croix Rouge (CICR) a estimé que celle de Bukavu est la moins mauvaise de
toutes. Et Madame la Ministre nationale de justice et Droits humains, passée à Bukavu le 01 mai 2013, a beaucoup félicité l’équipe de l’aumônerie de la Prison centrale de Bukavu pour le travail qu’elle abat.  Elle a souhaité que notre expérience  puisse servir aux autres prions.

La situation s’est-elle améliorée pour nos 1600 détenus parmi lesquels une cinquantaine d’enfants mineurs à l’âge d’école primaire et cycle d’orientation ?


La deuxième partie de nos nouvelles que j’enverrai par la suite vous éclairera.
Si à Bukavu, c’est mieux. Je peux m’imaginer le drame ailleurs ! Un proverbe turc dit : « Lorsque tu visites un aveugle, ferme les yeux ». Les compliments, c’est à vous qu’ils reviennent. C’est grâce à vos multiples geste plein de générosité que nous allons réussi l’une ou l’autre chose. Certains parmi vous sont venus passer quelques jours à Bukavu. Leur présence a été un véritable réconfort.

Plus que cela, le 05 mai 2013, je venais de recevoir un prix, TROPHEE USHUJA (  Ushudja : mot swahili qui se traduit par bravoure, courage, engagement.  De quoi s’agit-il ?


Le contexte d’organisation du Trophée Ushudja en partenariat avec la Radio Star émettant à Bukavu a lancé à travers son émission « jeudi tropiques » une consultation populaire sur les organisations et personnalités  de la province du Sud Kivu ayant marqué positivement celle-ci tout au long de l’année 2012 dans les domaines de la vie politique, économique, culturelle et sociale. De 19 lauréats, Abbé Adrien à remporter le trophée d’excellence de la PHILANTHROPIE. J’aurai mieux souhaité de Charité. Qu’importe !
je vous remercie encore une fois au nom des jeunes de la ville de Bukavu et ses environs, parce que se sont les biens reçus de vous (santé, éducation, sport,…) qui m’ont rapporté ce trophée. Le trophée en soi, je l’ai dédié aux jeunes de Kalonge qui vivent dans un milieu très enclavé et insécurisé. La population est
toujours dans la brousse et forêts. J’ai invité les médias de Bukavu de parler du bien des jeunes. Il y en a qui sont très engagés dans des bonnes actions.

Les Biens se font !


Je ne terminerai ces mots sans vous dire encore une fois merci pour le soutien que vous nous
apportez pour la construction de l’E.P. MOGO à Kabare. Comme vous le verrez sur les photos, les travaux évoluent lentement mais sûrement. Nous irons même un peu plus vite parce que bientôt c’est la saison sèche. Le temps passé, il y avait trop de pluie qui nous empêchaient des jours entiers de travailler. Comme vous le savez, la construction de ces classes entre dans notre campagne de prévention auprès de nos jeunes afin de leur éviter le chemin de la prison. « Ouvrir une classe, c’est fermer une prison ».


Union de cœur
et de prière,


Abbé Adrien

 

 

 

 

 

 

Le pouvoir magique d’un ballon de foot

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Véronique, marraine et fidèle bénévole d’IMBEWU, s’est rendue au Congo, dans la région du sud-Kivu, pour suivre et distribuer le matériel sportif récolté par sa famille dans toute la Suisse romande. Une voyage qui constitue une étape de plus dans une aventure débutée par hasard il y a sept ans. Récit.

Ils sont des centaines, rassemblés en ce dimanche de février 2013 autour du terrain de sport au centre du village de Kabare. Les femmes sont parées de leurs boubous multicolores. Les hommes les plus âgés ont sorti leurs costumes impeccables, bien qu’un peu fatigués.
Tous regardent le spectacle qui
a lieu sur le terrain de football. Quatre piquets pour les buts, de l’herbe haute de
cinquante centimètres ici, de la terre
battue par les passages des troupeaux un peu plus loin. Derrière le public, des bananiers, des manguiers et des champs de manioc. Je me sens presque gênée, mais tellement fière. A mes côtés, Adrien aumônier de la prison centrale de Bukavu  et Paul mon ami prêtre et directeur d’école, savourent ce moment de communion sociale.

Sur la pelouse, deux équipes de jeunes femmes, les premières du sud-Kivu, cette région du monde surtout connue en Europe pour ses guerres meurtrières.

Mais en ce moment, les cris fusent, les applaudissements aussi. On commente les actions. Les gens prennent du plaisir.

Cela fait deux semaines que mon voyage a commencé. Il durera encore autant.

Mais le scénario se répétera encore et encore, au fil de la distribution du matériel de football arrivé par container peu avant moi. C’est notre sixième envoi.

Et aujourd’hui, je peux prendre la pleine mesure de ce que signifie cet échange.

Sentir aussi que les heures passées à faire connaître notre action ; récolter le matériel partout en Suisse romande, empaqueter, étiqueter, ont une valeur que l’on peine à discerner chez nous.

Toute ma famille est mordue de football.

C’est par cette passion, combinée à une rencontre improbable, que notre aventure a commencé en 2005.

Infirmière, j’avais rencontré Maggy Baranktisé lors d’une conférence à Neuchâtel.
Cette Burundaise parcourait
l’Europe pour récolter des fonds et construire un hôpital. Maggy m’a invitée à venir à Ruyigi, au Burundi, avec ma famille. A l’époque, ce voyage était un peu fou, dangereux pour beaucoup.

L’accueil a été magnifique. Le pouvoir d’échange du football incroyable.
Nous avons
décidé de continuer à aider Gervais, éducateur-entraîneur bénévole qui chaque jour entraîne des jeunes, sans tenir compte ni de la religion ni des ethnies.

Aujourd’hui, notre action a pris de l’ampleur. Le principe est toujours le même: permettre à des enfants, garçons ou filles, de découvrir les valeurs de solidarité, de discipline et d’échange que le jeu en équipe peut engendrer. Cet échange est basé sur la confiance. Nos contacts sont des amis. Nous partageons les mêmes valeurs, construisons ensemble sans prétention. Mais avec une motivation profonde : celle de défendre,à notre échelle, les droits des enfants à un avenir meilleur.

Durant ce mois de février, j’ai vécu des moments fabuleux. Sur le visage des enfants et des adultes, le bonheur est à la hauteur des dons de matériels reçus partout en Suisse romande. Une trentaine d’équipes ont été créées, toutes habillées aux couleurs des clubs romands. Des repas d’après-match ont été organisé, des discussions sans fin ont créé des liens et amené de la joie. Ces instants magiques valent tous les salaires
: une incroyable motivation à continuer. Sans compter son temps.

Pour que la solidarité de nos amis d’ici puisse continuer de permettre à nos amis de là-bas d’avancer.

Par
Véronique Oberli

 

La tribu Oberli c’est…

Véronique
Maman,
infirmière à domicile et
rouage essentiel de l’opération familiale. Adolescente, elle rêvait déjà d’Afrique. 44 ans.

Patrick
Journaliste,
passionné de football. 43 ans.

Laure
Etudiante en ethnologie à Neuchâtel. Joue au
football et pratique le djembé. 20 ans.

Thibaud
Lycéen,
musicien (guitare électrique),
ancien gardien de football (NE Xamax junior). 17 ans.

Bastien
Termine son école secondaire.
Joueur M17 NE Xamax. 15 ans.

CHACUN SA PETITE GOUTTE D’EAU

 

CHACUN SA PETITE GOUTTE D'EAU dans Non classé gouttes-deau-150x150le-camion-charge-avec-papi-150x150 dans Non classécest-parti-pour-un-autre-continent-150x150la-recolte-oberli-150x150par-ou-commencer-150x150meme-ciboulette-participe-150x150tous-ensemble-on-est-plus-sports-150x150transmission-des-maillots-du-fc-st-blaise-a-uvira-150x150

 

CHACUN SA PETITE GOUTTE D’EAU

Une grande semaine d’ambassadrice se termine, avec sur la balance plus de 700 kg de matériel scolaire-médical et sportif récolté + un équipement médical complet ; tout ceci apporté dans le grand container bleu qui partira en mai, avec les bons soins d’Ambroise et de Marcel.

En effet, vendredi 12 avril 2013, branle-bas de combat chez la famille Oberli-Monnier… après l’envahissement de la maison des jours précédents, tout est prêt à partir… les sacs et cartons préparés avec soin et beaucoup d’amitié changeront de continent dans quelques jours !!!

La folie de Da Véro ( petit nom donné au Congo)…a contaminé toute la famille………

Le réveil sonne à 05h chez Da Véro… celui de ses parents à Bienne à 06h15.. Papa Eric va acheter quelques longues planches qui serviront pour construire des buts ou monter des filets de volley ou de tennis…et surtout prendre le véhicule de location. Maman Jocelyne se lève également car c’est elle qui conduit papa  Eric au magasin.

Premier voyage via Marin… pendant ce temps, Thibaud et Babou sortent de leur lit très tôt… malgré  les vacances scolaires, mais ils le font de bon coeur pour leurs jeunes amis africains…. chargement de tout ce matériel entreposé dans le garage, le sous-sol et dans la maison des Oberli’s…

sacs, cartons, filet de ballons, matériel médical… tout est apporté avec efficacité dans le camion, géré par papa Eric…. Même le chien Ciboulette donne un coup de …patte !!! Ensuite voyage direction Aarau où un immense container bleu attend d’être rempli… déchargement et voyage retour. Tout se fait dans la  bonne humeur… MERCI Papa Eric, Thib et Babou.

Le retour de Bienne à Marin se fait sous une immense tempête de pluie, mais rien n’altère la joie de Da Véro qui imagine déjà les sourires et les cris de joie de enfants de Katana,  Ruyigi, Bujumbura, Mugeri, Walungu, Bukavu, Murhesa….

700 kg de matériel…………. mais derrière tous ces cartons et sacs, des visages, des noms, des rencontres merveilleuses faites en sillonnant les routes et les villages de Suisse romande !!

Je voudrais une fois rendre hommage à notre famille, nos amis qui nous soutiennent depuis le début de cette folle aventure et aux nombreux donateurs….. la liste s’allonge chaque jour…. et cela me réjouit beaucoup.

Chacun sa petite goutte d’eau… comme l’histoire du petit colibri… Une légende amérindienne raconte qu’il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul, un colibri s’activait et allait chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour éteindre le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :  « Colibri ! N’es-tu pas fou ? Tu crois
que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?

« Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part… »


Une petite goutte d’eau pour donner la joie et le sourire aux enfants de la région des Grands Lacs!! On joue collectif !

Durant mon dernier voyage africain en février, j’ai entendu des dizaines de fois : Da Véro merci d’être venue chez nous… et ne nous oublie pas… ne nous oubliez pas !!!

A cette phrase j’ai souvent répondu que derrière Da Véro et la famille Oberli, il y a beaucoup de personnes qui pensent à eux !! des personnes généreuses et solidaires: des enfants, des personnes âgées, des sportifs, des familles, des écoles, des clubs de sport, des associations, des magasins de sport, des entreprises….

chaque objet récolté a une histoire, un passé… et j’aimerai ici vous le partager.

Quelle émotion quand une jeune maman nous propose du matériel médical qu’elle utilisait pour son enfant gravement malade, ou ce garçon de
12 ans qui a enduré une grave maladie et apporte de belles et flamboyantes basket rouges trop petites…

Quelle émotion aussi lorsque mes patients des soins à domicile me proposent, malgré leur maladie, leur grand-âge ou leur handicap de donner du matériel médical, ou des livres…

Quelle émotion quand, après un décès d’une personne aimée, la famille et les amis font un don financier ou matériel…. malgré la douleur, ils trouvent la force de venir en aide aux autres, aux plus malheureux…

Que dire de cette petite grand-maman qui tricote toute la journée de magnifiques couvertures et les offre pour les petits d’Afrique…

de cette petite fille qui a trié ses crayons et stylos, ses livres et ses jouets…

de tous les voisins et toutes ces familles qui trient leurs armoires,leur garage…

des donateurs qui parrainent la scolarisation d’enfants et nos projets UN SEUL BUT afin de nous aider à prende en charge  les frais d’envoi et l’achat de matériel …

de tous ces clubs de sport qui également trient leur matériel…. et m’appellent régulièrement : Mme Oberli, on a des maillots, des ballons, des souliers pour vous..

de toutes les personnes-RELAIS…. qui passent l’info… et crée de nouvelles petites gouttes ….

des fédérations de sport qui répondent à mes mails et font suivre au sein  des clubs…. football, basket, volley, tennis, gym…

de toutes les personnes qui s’engagent à leur tour dans une récolte au sein de leur associations sportives ou clubs… qui acceptent de stocker pour nous des sacs et cartons….

de ce médecin qui prend sa retraite et nous donne tout son matériel médical….

des écoles qui nous donnent livres, dictionnaires, crayons, cahiers, peinture……..

des autres associations qui nous donnent la parole dans leur journaux ou des cartons de t’shirt neufs non utilisés

des amis journalistes qui écrivent des articles sur nos projets UN SEUL BUT …

des amies pharmaciennes et collègues infirmières qui récoltent des  médicaments et du matériel médical…

des catéchistes qui donnent lors d’un souper l’enveloppe qui contient une petite somme d’argent…

des entreprises qui nous envoient gratuitement du matériel ( brosse à dents, crayons, brochures et cahiers de sport et santé…

des magasins de sport qui font un geste en récoltant des chaussures …

la liste est longue, les visages multiples, les histoires de vie aussi…. MERCI à tous

 

Je réalise que j’ai beaucoup de chance de vivre cette expérience extraordinaire, de pouvoir passer d’un continent à l’autre, d’être le relais, le pont qui nous permet de travailler ensemble, main dans la main………… ON JOUE COLLECTIF, et ENSEMBLE, on est plus SPORTS…

Je terminerai par une citation qui me tient à coeur :

« Etre capable de trouver sa joie dans la joie des autres : voilà le secret du BONHEUR »  Georges Bernanos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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