Une journée pas comme les autres avec l’association Sentinelles

écoliers primaires à Nyantende Laure avec Safari et les orphelins maman Véro et les petits enfants du village paysage de Nyantende

Une journée avec l’association Sentinelles chez les veuves vulnérables de Nyantende  (sud Kivu RDC)

 

Je profite d’une journée de repos pour vous raconter notre première semaine. Nos corps sont éprouvés par la chaleur ( 25-28 degrés), des maux de ventre provoqués par la Malarone ( médic contre le palu)  et par la fatigue. Laure et moi venons de vivre 3 jours sans eau…… et l’électricité est un luxe ici et on ne parle pas de la connexion.

Une semaine remplie d’expériences incroyables et intenses, tant physiquement qu’émotionnellement. Notre Afrique est si belle mais aussi très dure, dure par ses contrastes….. ses inégalités et  injustices.

Nos journées commencent très tôt le matin (06h) et pas question de faire la grasse matinée. Les gens vivent au rythme du soleil et comme la nuit tombe à 18h30, les activités débutent de bon matin.

Nous avons partagé la vie d’une journée  de l’asso Sentinelle (dont le siège est à Lausanne) qui oeuvre auprès des veuves vulnérables ( très très pauvres). Deshi notre super chauffeur expérimenté est venu nous chercher avec Da Rachel et Safari, les assistants sociaux. Nous voici donc à 5 dans le véhicule qui nous amène dans le village de Nyantende, à qq kilomètres de Bukavu, la capitale de sud Kivu. Les routes congolaises sont sinueuses, sur la fameuse terre rouge et avec des trous partout. Au moment où la route nous paraissait presque impratiquable, passe la chanson de Black M «  sur ma route »…. grand éclat de rire général et nous nous mettons à chanter …. A ce moment, un convoi funéraire porte le corps d’une personne décédée et le ramène à la maison pour la veillée. Le village entier est à sa suite. Ici tout se vit en famille et avec la communauté, rien à voir avec nos habitudes occidentales où des personnes peuvent mourir seules dans leur appartement.

Nous nous dirigeons vers  l’école du village. Tout au long de la route des dizaines d’enfants de tous âges marchent avec leur cartables. Ce sont les enfants qui ont été chassés de l’école car les parents n’ont pas payé les primes scolaires ( 5-10$ par mois). Les écoles sont d’une extrême pauvreté, les toits quand il y en a sont en tôle au en paille…. 50-70 enfants dans la même classe. Ici Safari paie les frais scolaires des enfants des familles prises en charge par Sentinelle.

Notre périple se poursuit vers une première famille, dont la hutte en   terre et toit en paille était dans un tel état de délabrement que la pluie tombait dans la maison. Imaginez la vie de cette vieille maman ( env 75-80 ans) , sa fille et ses orphelins …. comment peut-on vivre dans une maison humide, dormir par terre sur des nattes mouillées, essayer de faire la cuisine avec des braises mouillées…. sans parler des maladies !!! Sentinelle a donc pris en charge de construire une petite maison en brique juste à côté. La vieille maman court nous saluer dès notre arrivée, courbée sous le poids de son petit fils qu’elle porte sur son dos. Elle danse et pousse des cris de joie, nous prend dans ses bras d’une maigreur extrême. Elle loue ses bienfaiteurs qui lui ont redonné la joie de vivre dignement dans une maison, une lumière intense brille dans ses yeux brûlés par le soleil. Rachel et Safari demandent des nouvelles de toute la famille. Laure et moi sommes très émues.

Nous remontons dans le véhicule pour nous diriger vers une autre famille. Le drame est encore plus grand puisqu’il s’agit d’enfants orphelins de père et abandonnés par leur mère. Un jeune garçon, beau comme un dieu africain vient à notre rencontre. C’est l’aîné et il devient le chef de  famille à 18 ans, responsable de ses 3 petites soeurs. Sa hutte est aussi en très mauvais état et ils n’ont aucun revenu. Ils ont été pris en charge par Sentinelle dans un état physique épouvantable, anémiés et très dénutris. La petite soeur, âgée de 6 ans en paraît 3 tant son développement a été retardé par la  malnutrition. Vivres, habits sont donnés au garçon, et les frais pour une formation dans la mécanique lui permettant de chercher un petit boulot. Ce jeune garçon dont nous ne connaissons pas le nom regarde Laure attentivement et lui fait de nombreux sourires. Il est comme toutes les personnes ici intrigué par les piercing sur le visage et ses tatouages. Autre coutume et culture, autre vision de la femme.

3ème famille. Une bien triste histoire aussi. Il faut dire que les femmes   veuves sont vraiment dans une extrême fragilité et isolement social, la communauté n’est parfois pas solidaire et ses pauvres mamans travaillent durement pour subvenir aux besoins de leurs nombreux enfants. Une petite fille, d’une maigreur incroyable est assise sur la porte. De suite nous observons chez elle un handicap physique et mental. Rachel nous raconte que lorsqu’ils sont intervenus auprès de cette famille, la fillette était dans un état végétatif, ne pesait que 6 kg pour un âge de 10 ans !!  les larmes nous viennent aux yeux et notre coeur se serre ……… difficile de résister devant cette misère profonde.

La maman, une belle femme mais fatiguée par la vie nous dit fièrement que la petite pèse actuellement 10kg, qu’elle a la force de se tenir assise et se déplace par terre. Elle peut manger , parle qq mots et son sourire radieux nous le prouve. Nous sommes émerveillées du travail fourni par toutes ces personnes de bonne volonté qui se dévouent chaque jour  malgré de petits moyens et révoltées au plus haut point par d’autres, ceux qui gouvernent et restent les bras croisés.

MERCI AKSANTI SANA à Rachel, Safari, Adrien, Mira, Pillar, Evelyne e tant d’autres de nous montrer votre engagement auprès de cette population du sud Kivu.

MERCI d’être pour nous des exemples de solidarité, de fraternité et de respect envers chaque être humain. Chaque personne est une histoire sacrée. L’histoire du colibri me revient à chaque instant : chaque petit geste posé, même s’il paraît dérisoire peut apporter du réconfort dans une vie, permettre à l’autre de vivre dignement.

MERCI à nos familles et tous amis suisses, qui eux aussi ont compris ce message et nous apportent leur soutien financier et matériel. Je le redirai chaque jour : chaque crayon, chaque livre, chaque ballon de foot,  chaque savon-brosse-à-dent, chaque compresse-pansement-médicament, chaque jeu pour enfant peut apporter beaucoup à ceux qui n’ont rien. Notre plus belle récompense sont les sourires et la petite flamme qui brille dans les yeux des enfants, des mamans, des jeunes sportifs que nous rencontrons. Nous reviendrons riches de tout cela.

Les prochains jours nous mèneront dans l’école maternelle et primaire pour Laure a ses projets de sport pour jeunes enfants, dans la prison de Bukavu pour moi. Chaque jour je soigne mes patients dans la petite salle de soins aménagée spécialement avec la table de massage reçue : pansements de plaie le matin, massage l’am.

Ensuite, nous enfilerons nos souliers de sport pour partir à la rencontre des jeunes écoliers et sportifs de Katana où les projets de sport sont déjà bien mis en place par notre ami Paul dès 2012 et maintenant par Nicodème, son corps enseignant et ses coachs de l’Ecofoot. Hâte de revoir tous nos amis avec nous travaillons depuis quelques années avec UN SEUL BUT.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA JOIE dans le sport

 » Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
Frederic Lenoir ( la puissance de la joie)

2016 débute dans la joie avec nos jeunes sportifs au sud Kivu et Burundi. MERCI à eux et aux donateurs ; le FC Serrières, le Cis sport et loisirs MARIN , la fondation Gilbert Facchinetti et tous les autres acteurs d’UN SEUL BUTaux couleurs du FC Serrières cool les gars cool man ensemblepetits tennismansfraternité FullSizeRender IMG_1520

DES CADEAUX DU CIEL POUR LES EX-ENFANTS SOLDATS AU FOYER DE PAIX

joie des jeunes avec le mat de foot réception mat de foot réception livres de français réception équipement foot 10'000 km entre Grandson et Murhesa

arrivée du matériel d’UN SEUL BUT dans les régions du sud KIVU….  voici un  message de paix et du VIVRE ENSEMBLE par le sport  comme vecteur social et pédagogique, promotion de la Santé physique et mentale, qui valorise les potentiels de la jeunesse , offre joie et plaisir mais aussi confiance en soi , esprit d’équipe, « ETRE ENSEMBLE , dépassement de soi, confiance, complémentarité, persévérance , victoire et défaite , outil d’intégration et sentiment d’appartenance, savoir être et savoir faire …..

LES AMIS SUISSES ONT FAIT DES HEUREUX PARMI LES EX-ENFANTS SOLDATS EN PHASE DE REISERTION SOCIALE AU FOYER DE PAIX GRANDS LACS. JE VOUS TRANSMETS ET PARTAGE LEUR PROFONDE GRATITUDE. P. Roger

les projets d’UN SEUL BUT se poursuivent au Burundi malgré la situation difficile grâce à l’engagement de Gervais pour la jeunesse

VOICI des nouvelles de nos amis burundais, Gervais et ses jeunes , Willy le journaliste nous relate l’année 2015

I. Projet  d’Encadrement et d’organisation des compétitions de Sport en faveur des jeunes de Ruyigi

I.1. .Activités en cours

Encadrement de la jeunesse scolarisée, déscolarisée de la province Ruyigi pendant cette période de conflit politico-Sécuritaire  qui règne au pays.

b. Mettre en place le programme car il s’avère nécessaire  de regrouper les jeunes soit par des équipes de sport dans des entrainements bien programmés et planifiés ou par des matchs interclasses, inter collinaires etc. en leur inculquant les valeurs de la paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le SIDA et les drogues.

I.2.-Dans le domaine du sport le résultant commence à prendre l’horizon

I.2.2. le programme a débuté avec la formation des jeunes filles et garçons confondus pendant les grandes vacances d’été 2015 là où plus de deux cent jeunes ont participé dans des séances d’encadrement et sensibilisation  aux valeurs de paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le Sida et la drogue  qui clôturaient chaque journée. Les parents des enfants ainsi que les dirigeants administratifs venaient souvent soutenir les jeunes.   Un aspect positif malgré les durs moments que le pays traverse, certains même des parents ne voulaient pas voir leurs enfants rester à la maison.

Jeunes filles et garçons tous ensembles participent aux exercices d’appui-coordination lors d’un festival clôturant  le 1e mois des grandes vacances 2015, devant les jeux avec leurs parents et enseignants

II. Tournoi-Inter collinaire

Approcher les gens de la campagne, organiser des équipes de football, aménager les terrains existants, mise en place d’un programme de compétition, faire le suivi  des matchs, des tournois organisés , trouver des frais de déplacement aux arbitres, des séances de sensibilisation à la paix, tolérance des droits de l’homme, de lutte contre le Sida et la drogue et de protection de l’environnement telles été les taches accomplies par la branche régionale de l’association un seul but à RUYIGIBURUNDI au cours de cette saison

 

III. Extinction Partenariat-Ecole

En plus des lycées NYAMUTOBO et Notre Dame de la joie, une autre école vient de s’ajouter comme un 3eme partenaire de notre projet .Il s’agit du séminaire de DUTWE, L’ancien Ecole de Mr Willy NIYONKURU notre responsable de la communicationplaidoyer et Relation publique.

Un tournoi interclasse s’était organisé  au sein de l’Ecole même dans l’optique de  démontrer les initiatives de notre association un seul but au sein des écoles Burundaises au cours de ces moments crise politico-sécuritaire au BURUNDI.

Lors d’un match  du tournoi interclasses au  séminaire de Dutwe : 3e partenaire dans le programme un «  seul but  »

Une remise des prix aux meilleurs élèves joueurs du tournoi par l’Abbé  Cubwa responsable du séminaire de Dutwe, après la finale interclasse qui avait opposé la 9e année contre la 3e scientifique .Les prix intéressants

C’est la joie    pour les élèves  de la 3e scientifique du séminaire de Dutwe après avoir remporté la 1ere place du Tournoi interclasses

Gervais préside le match lycée Dutwe la fête du football salutations aux équipes photos d'équipes Burundi équipe foot Burundi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT dans les foyers de la Paix à Bunyakiri (Sud Kivu)

Bunyakiri remise d'un ballon à l'équipe féminineinauguration des équipements BunyakiriBunyakiri 2match de foot Bunyakiri2match de foot Bunyakiriroute Bunyakiri

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT après un voyage incroyable sur des routes mauvaises et boueuses dans une région très retirée du sud Kivu dans les  FOYER DE PAIX A BUNYAKIRI Voici quelques photos et remerciements de notre ami Roger qui se bat pour que cette jeunesse congolaise aie un avenir meilleur sous le signe de la paix

- MERCI A VERONIQUE OBERLI ET A TOUS LES AMIS SUISSES QUI ONT OFFERT LES EQUIPEMENTS SPORTIFS ET ENCOURAGENT NOS INITIATIVES POUR LA PA…IX ET LA RECONCILIATION, A BUNYAKIRI,

Père Roger RUBUGUZO MPONGO

UN SEUL BUT ! •EDUQUER A LA PAIX – RAPPROCHER LES JEUNES  QUE LA GUERRE A DISPERSES DANS LA FORET – VALORISER LEURS TALENTS – POUR UN MIEUX VIVRE ENSEMBLE – POUR REAPPRENDRE A VIVRE PARMI LES HOMMES ET LES FEMMES – ET ENVISAGER ENSEMBLE DES PROJETS D’AVENIR ET DE VRAIE REINSERTION  SOCIALE

LE FC KRIENS, grand donateur pour UN SEUL BUT, voit ses maillots portés par les jeunes sportifs-ves congolais

les petits écoliers de l'école primaire de KatanaFC KRIENSvert blanc noirextrême_gauche,_capitaine_Kilongo,_6ème_CA_IramboFilles joueuses Inst Irambotri du matériel FC Kriens

Grande joie pour nous de voir cet article sur Un SEUL BUT. Nous remercions encore chaleureusement le FC KRIENS pour leur don de matériel sportif.

Nous continuons notre récolte de matériel….. alors n’hésitez pas à en parler dans vos clubs de sport, autour de vous…. Chaque paire de chaussures, chaque ballon, chaque maillot a son importance et permet à nos projets de sport-éducation de perdurer.

© 20 minuten online; 21.12.2014

Hilfe in Afrika: Kleine Kongo-Kicker spielen im Kriens-Trikot

Fussballtrikots für eines der ärmsten Länder der Welt: Der SC Kriens spendete Trainings-Utensilien an eine Hilfsorganisation für Kinder im Kongo.

Die Demokratische Republik Kongo gehört zu den ärmsten Ländern der Welt. Auf dem Human Development Index der Vereinten Nationen belegte der Staat 2013 den zweitletzten Platz. Das monatliche Einkommen liegt laut Fastenopfer zwischen acht und 160 Franken. Die Lebenserwartung beträgt lediglich rund 50 Jahre.

Die Organisation «Un seul but» arbeitet in diesem schwierigen Umfeld und hat sich zum Ziel gesetzt, Kinder und Jugendliche in den Ländern Burundi und Kongo mehr für den Sport zu begeistern und die Bildung zu fördern. Sport verbessert laut Organisation das Leben der Kinder und schafft ein Gefühl der Zugehörigkeit.

Damit die Kinder aber überhaupt einheitliche Trikots für ihre Spiele und Trainings haben, sind sie auf Spenden angewiesen. So hat etwa Steg Electronics schon nicht mehr gebrauchte FCL-Dresses nach Afrika geschickt. Auch der SC Kriens hilft mit. So spendete der SC kürzlich via Un Seul But laut regiofussball.ch Fussballtrikots, Trainingskleider sowie Bälle an die Hilfsorganisation, die das Material dann in die Stadt Katana in den Kongo brachte.

SC Kriens engagiert sich regelmässig

Laut Ueli Mattmann, verantwortlich für das Material beim SC Kriens, will sich der SC auch sozial engagieren: «Es gehört zu unserer Philosophie, Sportliches und Soziales miteinander zu verbinden. Wir sind ein Verein mit vielen Junioren und die Förderung von Kindern und Jugendlichen liegt uns am Herzen – in Kriens, aber auch in anderen Teilen der Welt.» Der SC Kriens spende jeweils an verschiedene Organisationen. Wichtig sei, dass eine Organisation seriös sei und auch Feedback zurückkomme. Gespendet werden vor allem Trainingssachen. Neulich sei etwa der Ausrüstungspartner gewechselt worden – somit hätten die alten Trikots ausgemustert werden müssen.

Zu den Tätigkeitsbereichen von «Un seul but» gehören unter anderem das Organisieren von sportlichen Aktivitäten im Schulprogramm, das Lehren von Werten wie Respekt und Solidarität oder auch das Organisieren von sportlichen Aktivitäten in Gefängnissen. Für all das sammelt die Organisation Spenden in Form von Sport- oder Schulmaterial oder finanzieller Unterstützung. Véronique Oberli, Präsidentin der Organisation, sagte gegenüber Sport & Development: «Sport und Bildung gehören zusammen. Durch den Fussball können viele Dinge geschaffen werden.» (msa)

20 minuten online; 21.12.2014

 

2014 une année très intense pour UN SEUL BUT et en avant pour 2015 !

 

Chers AMIS et donateurs d’UN SEUL BUT,

C’est avec joie que je vous écris en cette fin d’année 2014. C’est avec bonheur que je partage avec vous les satisfactions et les réalisations d’UN SEUL BUT. Car c’est grâce à vous et à votre soutien, que ces projets ont pu voir le jour.

Comme l’on dit souvent des années intenses, 2014 s’est révélée riche en événements.
En mars, je me suis rendue dans le sud Sud-Kivu (Congo) et au Burundi durant quatre semaines. J’ai partagé, lancé, soutenu, motivé par des apports théoriques et pratiques les bénéficiaires de l’association. Des centaines d’enfants, des dizaines d’équipes créées grâce à vos dons, ainsi que les prisonniers du pénitencier de Bukavu ont vu leur quotidien changé par le sport et une nouvelle manière de vivre ensemble, loin des violences.

En juin, nous avons réussi à envoyer notre container, grâce à la solidarité d’une trentaine de bénévoles et amis. Plus de 30 mètres cube de matériel ont pris le chemin de l’Afrique, via la Belgique, le canal de Suez, puis à travers la Tanzanie, jusqu’au Congo. Ce périple qui s’est terminé au mois de septembre par le début de la distribution. Un moment magique, où maillots et ballons commencent une deuxième vie dans le sourire et l’enthousiasme de dizaines d’enfants.

Enfin, les médias proches de chez nous ont été intrigués par notre action, la relayant dans la proximité, semaine après semaine, pour le Bulletin des communes, ou plus largement, comme l’article paru dans Femina début octobre, où je raconte notre  passion d’Afrique qui brûle depuis plus de huit ans.

 Tous ces éléments, ainsi que de nombreuses photos accompagnées de témoignages de gratitude, vous pouvez les retrouver sur notre blog (burundi.unblog.fr).    

 Aujourd’hui, nous devons préparer l’année 2015. La récolte de matériel bat toujours son plein et nous prévoyons l’envoi d’un container pour la fin de l’été.

Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à nous soutenir par vos cotisations  (50 francs)et vos dons. Avec cet argent, vous permettez à des enfantset des jeunes, non seulement de pratiquer un sport dans de meilleures conditions, mais vous leur offrez également la possibilité de grandir dignement, d’être éduquésdans le respect et la confiance.

L’envoi de matériel est primordial pour notre action. L’argent récolté nous permet de couvrir les frais de transport – et uniquement ceux-ci, conformément à nos buts- du prochain envoi.  

D’avance, nous vous remercions de votre précieux soutien et nous vous adressons nos meilleures salutations ainsi que nos voeux avancés pour une belle année 2015.

 

Véronique Oberli ( Présidente)

les petits écoliers de l'école primaire de Katana

« Le sport a le pouvoir de changer le monde

parce qu’il a le pouvoir d’inspirer les êtres.

Autour de nous, rares sont les actions capables d’unir les peuples.

Le sport parle à la jeunesse dans un langage qu’elle comprend.

Il fait naître l’espoir là où, auparavant, n’existait que le désespoir.

Il est plus fort que la politique et que les gouvernements pour briser les barrières raciales, vaincre la discrimination et les préjugés».

Nelson Mandela

Vidéo des jeunes footballeurs congolais de Walungu à l’entraînement

Ils s’entraînent avec un réalisme  total de gagner leur match ce dimanche. Avec leur nouveaux équipements offerts par nos ami(es) de la suisse.

Merci pour le projet UN SEUL BUT. Vous contribuez à l’épanouissement de nos jeunes au fond de nos villages

Jean-Baptiste Bahati

https://www.facebook.com/video.php?v=616463831796180

L’AFRIQUE est devenue ma deuxième famille. Article écrit par Jennifer Keller dans FEMINA 12.10.2014

«L’Afrique est devenue ma deuxième famille»

AMOUREUSE DU FOOTBALL ET DE LA TERRE AFRICAINE, LA NEUCHÂTELOISE VÉRONIQUE A ENFIN PU CONJUGUER TOUTES SES ENVIES EN PROMOUVANT LE SPORT SUR LE CONTINENT NOIR

TEXTE JENNIFER KELLER PHOTO GUILLAUME PERRET

L’ Afrique, c’est un rêve d’enfant. Un appel qui remonte à mes 10- 12 ans. A l’époque déjà, tout m’attirait: la population noire, la culture, la musique, l’histoire aussi de ces peuples qui ont subi l’esclavagisme et l’apartheid. Le véritable déclic a eu lieu à mes 15 ans, le jour où j’ai entendu, à la radio, une émission sur la construction d’un hôpital à Ouagadougou, au Burkina Faso. J’ai senti que ma place était là. J’ai alors commencé une école d’infirmière avec l’objectif de partir. Mais les chemins de vie sont parfois différents de ce qu’on imagine…

J’ai rencontré mon futur mari pendant mes études. Et mon projet a changé: nous avons fondé une famille. Durant vingt ans, j’ai mis mon rêve de côté, sans en souffrir pour autant: nos trois enfants, notre passion familiale commune pour le foot et mon travail d’infirmière ont bien rempli ma vie. L’Afrique? Elle a évidemment continué à m’accompagner, par le biais de mon engagement dans différentes ONG. Il a fallu attendre 2005 pour que l’appel revienne en force. J’ai rencontré Maggy Baranktisé lors d’une conférence à La Neuveville (BE). Cette Burundaise parcourait l’Europe pour financer un projet d’hôpital. Au terme de sa présentation, elle a invite le public à venir mettre une pierre à l’édifice. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai dit à mon mari: «On part!» C’était pour moi une évidence. Un moment grisant: j’allais enfin réaliser mon rêve.

Et nous sommes effectivement partis en famille en 2007. Je me souviens encore de notre arrivée là-bas. La terre rouge, cette odeur si particulière, la générosité des gens… Et ce sentiment indicible d’être à ma place. Nous avons vécu durant un mois dans la région de Ruyigi, à trois heures de Bujumbura, la capitale du Burundi, où nous avons travaillé dans l’hôpital de Maggy encore en plein chantier. Cela a été une expérience très forte.

Match contre les préjugés

Là, au coeur de l’Afrique, nous avons réalisé que le sport était inexistant. Deux voyages plus tard, et forts des amitiés tissées sur place, notre projet est né: promouvoir le sport et la santé dans les écoles burundaises en amenant du matériel sportif récolté auprès des clubs de football suisses. Depuis 2007, nous avons ainsi envoyé des milliers de maillots, ballons et équipements. Le sport peut paraître secondaire face aux problèmes que connaît l’Afrique. Pourtant, grâce à un simple ballon de foot, les enfants apprennent à découvrir les valeurs de solidarité, de discipline. A aller au-delà des discriminations raciales et à vivre ensemble, tout en s’amusant et en se faisant du bien physiquement. Pour moi, c’était inespéré!

J’avais ici l’occasion de concilier mes passions: ce continent, le football et mon rôle de soignante.

Par la suite, je suis repartie plusieurs fois seule en Afrique, en tant qu’infirmière, notamment à l’occasion d’une mission médicale itinérante au Sénégal, dans la région conflictuelle de la Casamance. Des aventures dont je suis revenue plus forte, mais aussi plus critique vis-à-vis de notre société, qui gaspille sans penser que notre «surplus» pourrait servir ailleurs.

Et puis, bien sûr, j’ai remis le cap vers la région des Grands Lacs au Burundi et dans le Sud-Kivu (ndlr: République du Congo) élargi. Sous la bannière d’Un seul but – l’association que ma famille et moi avons créée pour gérer la récolte du matériel sportif, devenue quasi nationale – je rends chaque année visite aux écoles villageoises africaines qui participent à l’action. Cela afin de renforcer les liens, évaluer et développer le concept. Depuis deux ans, je me bats pour que les filles puissent accéder au sport dans les écoles. Cela me tient tout particulièrement à coeur, car là-bas elles sont souvent vues comme «juste bonnes» à faire des enfants et à travailler. Je suis une femme,Blanche de surcroît. C’est important que j’aille sur place pour leur prouver qu’il est possible de vivre différemment.

L’Afrique en plein coeur

A ma grande surprise, le concept s’est également étendu au milieu carcéral. En 2013, j’ai été invitée à la prison centrale de Bukavu, pour promouvoir le sport dans le cadre d’un projet de paix et de réconciliation. La première fois que j’y suis allée, j’étais un peu inquiète, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. En voyant tous ces hommes, détenus dans des conditions inhumaines, j’ai eu des frissons. Mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur leur sort tellement on m’a sollicitée, que ce soit pour leur parler des valeurs véhiculées par le sport ou accomplir mon rôle de soignante. J’ai été étonnée de voir à quel point ils étaient réceptifs à ce que je disais: pour eux, le sport est une fenêtre sur le monde, l’opportunité d’oublier un temps leur dure réalité.

Si j’ai déjà eu peur? Jamais. Malgré deux accidents de terrain – mes «stigmates» africains – je me sens chaque fois portée par une force qui me dépasse. Une force qui s’est décuplée en novembre 2013, suite au Forum Educasport auquel j’ai participé à Paris, et qui m’a confortée dans l’idée que ce que je faisais avait du sens. Mais je reste vigilante. Je suis consciente que les régions où je voyage ne sont pas sans danger. Je ne travaille en outre pas seule, partageant beaucoup avec les personnes qui sont sur place. Je ne suis pas celle qui «aide», mais celle qui «collabore avec». Nuance très importante à mes yeux.

L’Afrique est un peu devenue ma deuxième famille. Au Congo, on m’appelle Da Véro, pour «dada» qui signifie «soeur». Tellement proche qu’en Suisse elle envahit notre maison. Certains disent que je suis comme Lotti Latrous (ndlr: humanitaire zurichoise vivant loin de son foyer)  Que je délaisse mes enfants pour m’occuper des autres. Pour l’heure, ils ne s’en sont jamais plaints. Ils participent au projet depuis le début. L’association, c’est notre famille. Nous sommes un petit pont entre les deux continents. Mais c’est vrai que j’ai ce sentiment que je terminerai un jour ma vie là-bas. Comment? Je ne le sais pas encore. Pour l’heure, j’apprécie la chance qui m’est donnée. Celle de pouvoir réaliser mon rêve en concrétisant celui d’autrui.

photo Véro Féminala tribu Oberli, mars 2013Laure Thib et Babouséance de travail

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Chargement du container pour UN SEUL BUT

« Rien de plus beau dans l’existence que de pouvoir allumer dans une âme le rayon de la joie » Georges Sengeris

C’est ce qu’on fait les plus de 30 bénévoles qui ont offert leur aide et soutien au chargement du container depuis le jeudi au vendredi 11h.
En unissant nos forces, nos talents, nos dons, sous le soleil de Marin et la joie dans le coeur…. nous avons rempli le container avec 6’000 kg de cartons et sacs préparés avec patience durant 15 mois, au fur et à mesure des arrivages.
Matériel de sport, ballons, souliers, matériel scolaire et médical, chaque objet a été placé avec réflexion dans le container… pas 1 millimètre perdu… voici nos journées en photos…
POUR UN SEUL BUT…. projets de sport pour apprendre à vivre ensemble

Un immense et chaleureux MERCI à tous les amis-es qui se sont joints à notre folle aventure.. depuis 2007magnifique équipe de bénévoles Antonio poussant le container apéro pour fêter la fin du chargement bravo les filles chargé et pas un millimètre de perdu dernier décompte derniers sacs des ballons des ballons Micky aux commandes Momo vérifie que chaque millimètre est rempli on décharge à tout âge on fait la chaîne Patrick et Babou au volant de la camionnette goutte de poésie joie de l'ambassadrice ON A REUSSI prêt à changer de propriétiaires soif tous pour UN SEUL BUT travail COLLECTIF y'en a encore ambassadrice comblée et félicitant son équipe

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