Et les filles alors?

« Et les filles alors? Qu’est-ce qu’elles auront? » La question posée par cette dame que l’on ne connaissait pas quelques heures après la parution de l’article sur l’opération « maillots » dans L’Express nous a laissé sans réponse. Ben oui! Et les filles? Tellement omnubilés par leur vision à crampons, ni Bastien, ni Thibaud, ni Laure, ni nous – soyons francs – ne s’étaient posés la question. C’est vrai que dans la famille, la groupie de Drogba n’est pas la dernière à participer aux discussions « football ». Loin de là! Je peux vous assurer aussi que lors des trajets la menant et la ramenant aux et des entraînements, on ne parle pas « Barbies ».

Alors les filles? Cette dame, que l’on remercie chaleureusement, nous a donné un début de réponse. Si les enfants récoltent des maillots de foot, pourquoi ne pas collecter les habits de gymnastique? Ni une ni deux. Elle est passée à la maison ce matin avec quatre valises remplies de matériel (collants, juste-au-corps,…). De quoi faire le bonheur de dizaines de fillettes et… ce compenser notre manque d’anticipation. Merci encore!

Le papier de Basile n’a pas eu cette seule conséquence. Mails, téléphones, petits mots de soutien dans la rue ou les magasins, cornets déposés derrière la porte pendant notre absence ou visites: les soutiens à l’action « maillots » ont été nombreux. De tous horizons et parfois de bien plus loin que Marin ou Saint-Blaise. De quoi donner du courage et de l’énergie pour dénicher quelques décimètres carrés de volume dans le garage pour entreposer le matériel en attendant que le transporteur ne passe. On doit avouer qu’on a pas encore fait le compte, mais l’ensemble est impressionnant.

Bon voilà. Demain, je vous raconterai comment nos cartons paquetés entreposés aux sous-sols ont miraculeusement échappé à l’inondation que l’on a subi mercredi dernier. Mais, d’abord, il faut digérer tout ça et sècher les pièces! Et c’est du boulot, je vous assure.

Patrick

PS: pour les abonnés de l’Impartial, un extrait de l’article de Basile a été publié ce jour.

 

 

Laure, Thibaud et Bastien à l’interview

 

Bonjour,

Décidément, la préparation de notre voyage au Burundi entraîne des expériences inédites. Le 22 mai à midi (bon anniversaire Sandrine), Basile a débarqué à la maison pour interviewer Laure, Thibaud et Bastien sur leur opération « maillots pour le Burundi ». Le moment a été très instructif. Les trois enfants se sont tenus à carreau durant tout le repas!!! Eh oui, c’est possible. Pour plaisanter, j’ai demandé à Basile s’il ne voulait pas jouer le « baby-sitter ».

Après le repas, nous nous sommes éclipsés Véro et moi. Ciboulette (c’est un chien en vacances chez nous) nous a donné un bon prétexte: celui d’aller faire un tour. Les quatre ont discuté au salon. Le résultat, vous le trouverez ci-dessous.

A bientôt

Patrick

PS: avant l’interview, vous pouvez découvrir un petit film du jour où les maillots ont été alignés sur le terrain voisin. Soyez indulgent! C’est un premier essai.

http://video.google.com/videoplay?docid=1466237478272285006 

 

Article Express 23 mai 2007

278 maillots de football, dont 127 équipements complets, 111 ballons et 22 paires de chaussures ont été récoltés par Bastien, Laure et Thibaud Oberli. Ils les distribueront cet été au Burundi.

MARIN-ÉPAGNIER

Maillots par centaines pour enfants du Burundi

La famille Oberli de Marin-Epagnier a récolté du matériel sportif, médical et scolaire pour une ONG burundaise. Aidés par leurs parents, les trois enfants ont collecté des maillots et ballons par centaines. La famille passera un mois au Burundi cet été pour distribuer ce matériel.

«Je suis pressé de partir! J’ai envie de voir comment c’est au Burundi et d’aider!» Thibaud Oberli, de Marin-Epagnier, piaffe d’impatience. Il fêtera cet été ses 12 ans en Afrique. La famille vivra au Burundi du 8 juillet au 4 août. Pas de vacances au Club Med au menu mais l’inauguration de l’hôpital de Rema, construit par l’ONG burundaise Maison Shalom à Ruyigi. Elle vient en aide aux enfants orphelins et réfugiés. Sa directrice Maggy Barankitse est une amie de la famille marinoise, laquelle a fondé «Un avenir pour les enfants au Burundi». Après plusieurs mois de préparatifs, la famille distribuera les dizaines de mètres cubes de matériel récoltés dans des écoles, des hôpitaux et auprès de clubs de foot de la région.

Fous de football, Thibaud, 12 ans, Laure, 14 ans, et Bastien, 9 ans, ont décidé d’agir pour les enfants burundais. Depuis le début de l’année, ils collectent des maillots de football, des shorts et des ballons auprès de leurs copains et connaissances. Ils ont ainsi reçu 22 paires de chaussures car les gens ont confondu les «pompes» pour gonfler les ballons avec les souliers de football! «Au départ, on ne voulait pas en amener, car au Burundi, les enfants jouent à pied nu», explique Thibaud, gardien en juniors D1 à Marin.

«On en est à 278 maillots!», lance fièrement son frère Bastien, n° 10 des juniors E1 et fan de Ronaldinho et du Barça, comme en témoignent les posters sur les murs de sa chambre.

Sa grande sœur Laure en pince pour Drogba et Chelsea. Elle se réjouit de jouer au foot avec des jeunes Burundais: «Avec le football, on peut se faire des amis», estime la joueuse xamaxienne de 2e ligue interrégionale.

«Je ne vois pas pourquoi eux ils n’ont pas de ballons et nous on en a plein et on ne les utilise pas! Ils en ont vraiment besoin», estime son frère Thibaud, fan du portier du Bayern Munich Oliver Kahn.

Les trois jeunes Marinois accueillent volontiers de nouveaux dons de maillots de football ou de ballons. /BWE

SOLIDARITE

Incroyable l’élan de solidarité qui, au fil des jours, s’est propagé tout autour de nous. Nous avons reçu des téléphones de personnes que nous ne connaissions pas, mais, qui de bouche à oreille, ont entendu parler de notre action pour la Maison Shalom………  Toute la maison est envahie de cartons ……… particulièrement le bureau et le garage où nous stockons les cartons remplis et fermés.

Comme vous le savez, notre idée de départ était de venir en aide à Maggy pour son hôpital REMA. La construction avance bien grâce à l’aide de militaires belges. Au mois de juillet, le 27 plus précisément, aura lieu l’inauguration officielle de cet immense projet de Maggy, ouvrir SON hôpital pour être encore plus au service de la population locale et des enfants dont elle s’occupe depuis 14 ans. Et, nous, petits Suisses, nous avions envie de venir poser une pierre à cette oeuvre et d’offrir nos mains et nos compétences pendant 1 mois. Ouvrir un hôpital n’est pas une mince affaire, vous avez vu les années qu’il a fallu à la ville de Neuchâtel pour ouvrir son nouveau site de Pourtalès. Il faut donc chercher un peu partout du matériel médical, des fonds ……… et c’est ce que nous avons entrepris. 

Nous avons envoyé des lettres, fait des recherches auprès de mes collègues infirmières, auprès des hôpitaux………… et nos voeux ont été exaucés. Nous avons reçu quantité de matériel neuf, biberons, thermomètres,gants stérils, masques, bandages, matériel de pansements, matériel orthopédique, matériel de labo, ciseaux-pinces, blouses d’infirmières, draps, alèzes… Je vous avoue que j’étais ébahie de vous tout ce matériel et j’étais parcourrue de frissons de « bonheur » de soignante…………. et je vous fais ici une confidence: je réalise mon rêve de toujours : être infirmière en Afrique !!!!

C’est donc avec soin, que j’ai trié, emballé, paqueté tout cela dans des cartons. J’espère du fond du coeur que objets viendront en aide au enfants du Burundi qui ont en tant besoin.

Avec l’action des coccinelles, nous pourrons apporter plusieurs centaines de francs à Maggy, argent dont elle a vraiment besoin maintenant pour mener à bien son entreprise.

Je remercie du fond du coeur toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide.

A Judith pour tout le temps qu’elle a pris pour nous conseiller, à Mr Wildhaber de la Pharmacie du Bourg à Marin, Gabrielle, le foyer handicap, l’hôpital de Bienne par l’intermédiaire de Monsieur Marolf, hôpital Pourtalès, Nadège, Marie-Elise, Dominique, famille Stierli, famille Lanève, Christine et Anne.

 

Véronique

Le vol des coccinelles

L’idée a germé un soir, sur un coin de table ronde. Entre dames (Véronique et Chantal), la discussion se prolongeait (certains diront qu’il n’y a rien d’exceptionnel à cela). On refaisait le monde, on parlait de projet quand tout à coup l’étincelle a jailli: « On pourrait mettre sur pied une action pour financer une partie de la mise en place de l’hôpital Rema de Maggy! » Ni une ni deux, c’était parti. On vendrait des coccinelles en chocolat avec un petit message d’espoir et de solidarité.

Engagée dans l’enseignement du catéchisme à la paroisse de St-Blaise, ces dames ont alors eu l’idée de demander leur aide aux enfants sur le chemin de la Première communion. Une démarche unique, idéale pour concrétiser les principes de l’enseignement transmis semaine après semaine. Le projet a été présenté à Gilles, l’abbé de la paroisse de Saint-Blaise, et aux parents. L’accueil a été incroyable.

Restait à le concrétiser. Et cela à commencer par l’achat des fameuses coccinelles. Combien? Dans ma naïveté, je me disais que 200, grand max 300, serait raisonnable. Mal m’en a pris.

« Nous avons décidé d’en vendre… 1000 à deux francs l’unité! », m’a-t-on averti un soir après une rude journée de travail. Heureusement que je n’étais pas assis, car je serais tombé de ma chaise. Mais ce n’était pas une plaisanterie. Le lendemain après-midi 1000 coccinelles avaient envahi le salon. Dans mes cauchemar, je me voyais au comptoir de chez Landi en train de demander un insecticide suffisamment puissant pour venir à bout de ce chocolat incrusté dans chaque recoin de la maison!

L’opération a démarré sur les chapeaux de roues. On retrouvait des coccinelles de l’espoir partout. Les enfants en vendaient plus vites que leur ombre. On en retrouvait dans des commerces, des salons de coiffure à la messe ou un cabinet de physio! De plus en plus fréquemment, le téléphone sonnait: on demandait les coccinelles, ici pour un anniversaire, ici pour un mariage. A tel point que – et je fais mon mea culpa -, les 1000 insectes se sont envolés en quelques semaines. La demande était telle que Véro et Chantal « alias Madame coccinelle de Saint-Blaise » en ont rachetées… 700!!! Là, j’étais vacciné. Je n’ai plus rien dit.

Heureusement, car les coccinelles, portées par le vent de la solidarité se sont toutes envolées.

Au final: une expérience prenante et enrichissante qui donne de l’espoir et de l’énergie.

La semaine dernière, un petit article a paru dans le Bulletin des communes de l’Entre-deux-lacs. Vous le trouverez ci-dessous. Avec une série d’images de l’hôpital Rema et une autre des premiers communiants de Saint-Blaise.

Bonne lecture

Patrick

Remerciements pour notre action des « coccinelles de l’espoir »  À Chantal Costantini (alias Madame Coccinelle) pour s’être lancée dans l’aventure avec nous, avec enthousiasme et efficacité.  A Monsieur Laurent et Bouchra pour nous avoir fourni les centaines de coccinelles, à l’abbé Gilles Gachoud et à tous les 1er Communiants de la paroisse de St-Blaise, à tous les habitants des villages de Marin, St-Blaise, Hauterive, Thielle, Wavre qui ont acheté des coccinelles, à famille Costantini, à Denise et Muriel, Pierre-Yves, à la famille Brosteaux ( cabinet de physio),  à Mme Mannino (salon de coiffure Harmony), à Chiara et Alba, Laure, Bastien et Thibaud, Patrick, Monique, Manu, Gabrielle,  aux 1er communiants de la paroisse de Cressier-Le Landeron ainsi que les paroissiens, aux groupe Ephatha, à la famille Lovis, à Mme Vanier, à la famille Clément, à la famille André, à l’équipe de l’ECCC, à l’équipe de l’EP-Est et à Mme Müller.

 

Quelques images de l’hôpital Rema en cours de construction (février 2007)

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L’article du Bulletin des communes du 12 mai 2007.

«Solidaires par-delà les continents » 

Quelques images de l’aventure des coccinelles (avril 2007)

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«Bonjour! Nous vendons de coccinelles en faveur des enfants sidéens du Burundi!» Cette petite phrase lancée après une sonnerie de porte d’entrée, de nombreuses personnes d’Hauterive, Saint-Blaise, Marin et Thielle-Wavre, l’ont entendue ces dernières semaines. Nombreux aussi sont ceux qui ont répondu favorablement à cette action de solidarité lancée     par les Premiers communiants 2007 de
la Paroisse de Saint-Blaise. 

Cette démarche unique avait pour but de concrétiser les principes reçus par les enfants dans leur cheminement spirituel, en particulier celui de la solidarité. Le résultat a été exceptionnel. Ce sont pas moins de 1700 coccinelles en chocolat, baptisées « les coccinelles de l’espoir » 

qui ont pris leur envol, emmenant sous leurs ailes un petit message d’espoir et de partage. Elles ont « envahi » le territoire de la paroisse, et même, pour les plus téméraires, l’ont dépassé. Elles ont apporté leur message auprès des enfants de la paroisse réformée de Marin, dans les paroisses de Cressier-Le Landeron, dans celle de
La Neuveville, dans un salon de coiffure de Cornaux, sur les tables d’un anniversaire de mariage au Landeron, auprès de convives d’un mariage dans le Jura. Certaines ont même été signalées à Bienne, dans le Jura bernois, à Fribourg et Lausanne. Et cela pour la plus grande fierté de leur mère à toutes, une joyeuse coccinelle en peluche de 30 centimètres. 

Après avoir vécu en direct la solidarité dans leur environnement proche, les enfants de la paroisse pourront découvrir que la mondialisation n’est pas qu’économique. Forts de leur devise « Solidaires par-delà les continents »,  les enfants découvriront cet automne dans le cadre du catéchisme ce qu’est devenu le fruit de leurs efforts. L’argent sera acheminé directement à Ruyigi dans les villages d’orphelins bâtis par Maggy Barankitse, à l’est du Burundi. 

Tous connaissent déjà l’histoire de cette femme d’exception, cousine de Mère Thérèsa dans sa démarche. Ils savent que cette femme, partie de rien, s’est retrouvée, un jour funeste de 1993, entourée de plusieurs dizaines d’enfants dont les familles avaient été massacrées dans la guerre entre Hutus et Tutsis. Quatorze ans plus tard, Maggy et sa fondation, la « Maison Shalom », gèrent la vie de plusieurs milliers d’orphelins, leur apportent scolarisation et formation professionnelle. 

Aujourd’hui, le calme est revenu dans le pays, même si l’équilibre entre les ethnies reste fragile. Mais le fléau de la guerre a fait place à celui du sida et la situation est toujours grave. Deux chiffres permettent d’en prendre la mesure: le Burundi recense 700 000 orphelins pour une population équivalente à celle de
la Suisse. L’espérance de vie est à peine de 42 ans, conséquence d’une mortalité infantile très élevée. 

Malgré les difficultés, la ténacité et la persévérance de Maggy ont fait des miracles. Respectée et admirée dans son pays, cette cinquantenaire multiplie aussi les contacts et les prix en Europe. L’ONU lui apporte son soutien, tout comme
la Direction du développement et de la coopération (DDC) de
la Confédération helvétique. Mais au-delà de la reconnaissance officielle, ce sont les actions spontanées de solidarité comme celle des enfants de Saint-Blaise qui lui permette de reconstruire, brique après brique, un espoir pour « ses » enfants. 

Ainsi, les quelques 3000 francs récoltés serviront à équiper une partie de l’Hôpital « REMA », bâtiment attendu depuis longtemps. Ils seront remis le 27 juillet 2007 à Maggy avec la coccinelle en peluche, lors de l’inauguration officielle du bâtiment par Véronique Oberli, responsable de la catéchèse de la paroisse. 

Ah oui ! Encore une chose: «rema» en kirundi, la langue du Burundi, signifie «Reconstruis-toi! Consoles-toi! Courage! Sois debout! » Ce message d’espoir est simple. Il vaut autant pour les enfants du Burundi que pour ceux qui doutent dans nos contrées. /fin 

Une mosaïque de maillots

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Ils arrivent au bout! Laure, Thibaud et Bastien sont au stade de la compta. La petite opération « maillots et ballons de foot » lancée un soir par la confection d’un petit flyer destiné à leurs copains est devenue grande. Elle leur a permis de découvrir la générosité de leurs connaissances et celles de personnes inconnues. Sans parler (!) de la puissance du bouche à oreille: « untel m’a parlé de votre action! Voici un ballon ».

Des semaines durant, les maillots colorés sont arrivés. Ils ont soigneusement été stoqués dans le sous-sol. Les ballons étaient un peu plus mobiles: Bastien ne pouvait s’empêcher de taper dedans pour les jauger, alors que Thibaud les caressait à mains nues avec sa sensibilité de gardien.

Dimanche cependant, on a décidé de les « aérer ». Pour faire le point et pour paqueter l’ensemble. En effet, le départ container de la DDC qui doit les transporter à Ruyigi est annoncé pour cette semaine.

L’affaire semblait anodine. Mais elle nous a pris cinq heures… Nous avons profité du beau temps et de l’absence de vent pour étaler les maillots sur le terrain de Marin. Les ballons ont servi à poser une couronne autour du rectangle multicolore. Le but était aussi de réaliser des images. Pour ce faire, une échelle haute (beaucoup trop haute pour ceux qui ont le vertige) prêtée par Bernard, notre voisin, a été placée quelques mètres à côté. C’était le seul moyen pour ouvrir l’angle.

Résultat 1: une série de comptage et de recomptage pour se mettre d’accord sur les chiffres. Verdict: 281 maillots et 109 ballons. Bas, shorts et chaussures à l’avenant.

Résultat 2: un véritable musée du foot mondial, européen, suisse, régional et corporatif. Un vrai bonheur! L’occasion aussi de repasser les souvenirs d’époques que les enfants n’ont pas connu.

Résultat 3: des risques d’accident sur la route voisine fréquentée par les cyclistes, les motards et les gens en roller qui oubliaient de regarder devant eux pour essayer de deviner ce que représentait ce tapis. On a tout entendu, de la mosaïque au cerf-volant géant…

Résultat 4: les copains des enfants sont spontanément venus regarder, discuter, compter, donner un coup de main. Un merci tout particulier à Marco, Luca, David et Léo.

Les images, elles, ont été prise par Aurélie qui n’a pas eu peur de grimper à 4 mètres du sol pour nous permettre d’être  en famille sur au moins une photo.

Tout ça, c’était pour la partie récréative. La suite a été plus fastidieuse. Il a fallu retrier, replier et reranger les maillots. Véro, malgré la fatigue d’une semaine plus que pleine, a mené l’opération de mains de maître. Les enfants, eux, souffraient de la chaleur et de l’atmosphère orageuse. Il faut dire que l’on avait aussi oublié de manger! Et sans énergie renouvelable, dégonfler une centaine de ballons pour gagner de la place, ça use les biceps…

A bientôt!

Patrick

Un immense merci à toutes les personnes qui ont répondu à l’appel de Bastien, Laure et Thibaud.

À Monsieur Bauen et Monsieur Flury pour avoir diffusé le « flyer » aux écoliers de Marin, à Mme Maillat pour 4 sacs d’équipements entiers du FC
La Neuveville, également Raymond Götz  pour 3 valises remplies d’équipements complets.
A  Jessy, Coco et Tristan, Ramon, Emmanuel, la famille Annen, Jean-Gabriel, Joël, la famille Götz, la famille Monceaux, Clément, Marco, Luca et Laura, des copains de Péry, Raphaël, Esteban, la famille Matthez, la famille Kramer, la famille Perrin-Jaquet, la famille Hofer, Mme Gremaud, Dédé du FC Marin, Andrea, les vétérans de FC Marin, la famille Droux, Loïc, Pablo, Marco, Renaud, Claudio, Kevin et Leo, Alexandre, la famille Lenweiter, Leon, les éléves des écoles de Bienne et de l’école française de Berne, Sylvie et ses collègues des CFF, famille Müller, Mme Bachmann, famille Niederhauser, Mme Bonny,

La liste n’est pas exhaustive. Notamment par le fait que nous avons trouvé du matériel soigneusement emballé sur le pas de notre porte!!!

Une profonde reconnaissance aussi à celles et ceux qui, par une parole, les ont soutenus et encouragés dans leur démarche!

Maillots, ballons et… tournoi?

Dans notre première intervention, nous avons mis en ligne le contenu d’un papillon que Thibaud, Laure et Bastien ont imaginé de bout en bout. Il mérite qu’on y revienne, car cette action a une histoire.

Lorsque le projet de se rendre au Burundi a germé, les trois enfants ont cogité, se demandant comment eux pourraient apporté une pierre à l’édifice de la Maison Shalom. Très vite, comme toujours dans leurs échanges, la discussion a dévié sur le football, leur passion commune. Ils ont donc posé la question à Maggy, lors de sa visite chez nous: « Les enfants du Burundi jouent-ils au foot? » La réponse a fusé. Elle a plus tard été confirmée par Alexis. Oui, le football fait partie de leur vie. Il y a même une équipe.

Au-delà des mots cependant, Thibaud, Laure et Bastien ont vite réalisé que le seul point commun entre leur pratique et celles de leurs futurs copains étaient la passion du ballon. Là-bas, pas de maillots colorés, ni de chaussures. Le foot se joue sur terre battue, torses et pieds nus. La solition a fusé: « Nous pourrions amener des maillots et des ballons! Nous avons tous des maillots trop petits ou que nous ne portons plus. Et nos copains aussi! » Voilà le point de départ du papillon.

La suite? Presque un conte de fées. Nos connaissances ont adhéré au projet. Les écoles de Marin ont accepté que des papillons soient distribués dans leurs murs par nos enfants. Et l’indispensable bouche à oreille qui semble donner à l’opération une ampleur que nous n’avions pas envisagée.

Trois semaines après la distribution de papillon, il ne se passe pas un jour sans qu’un des enfants nous dise: « Tel ami va nous apporter ici un maillot, là deux ou trois, des gants de gardien ou des ballons. » J’avais déjà raconté l’épisode de la petite fille. Celui-ci ne cesse de se répéter pour notre plus grand bonheur.

Evidemment, nous ne tenons pas une comptabilité quotidienne de ces cadeaux. Mais nous devons approcher de la centaine de maillots et de la vingtaine de ballons. Nous avons même reçu des jeux entiers d’équipement. De là à imaginer l’organisation d’un tournoi sur place… L’idée fait son chemin.

Allez, c’est de la musique d’avenir. On en reparlera en juillet en direct du Ruigy. Aujourd’hui, on voulait d’ores et déjà remercier tout le monde pour l’accueil réservé à cette opération née dans l’esprit de nos enfants.

 A bientôt

 Patrick

Les vaccins et la petite fille

Pas évident de commencer à bloguer. Comme à chaque fois que l’on prend le clavier, il y a un petit trac qui torture le bas du ventre. Pas grave. Il faut une fois se lancer.

Tout comme on s’est lancé samedi dernier. Partir au Burundi en juillet prochain, cela fait des mois que l’on en parle en famille, à nos proches. Mais jusqu’à présent, cela restait au niveau de l’intention un peu farfelue. Par contre samedi, à 9h30, le projet a pris une autre dimension. Sensible, visuelle. Le voyage est entré dans nos corps par un élément inattendu: les vaccins.

Nous étions assis les cinq, sur deux rangs, face au médecin. S’il était étonné par notre démarche, il n’en a rien montré. Plus tard, son assistante dira à Véro qu’une telle démarche, en famille, « cela n’arrive qu’une à deux fois dans l’année ». Mais là n’est pas le propos. Le docteur a épluché nos carnets de vaccinations respectifs et établi la liste des vaccins à effectuer. Il nous a expliqué certains principes de vie (éplucher les fruits, ne boire que de l’eau en bouteille,…), essentiels pour les Européens qui partent sous d’autres latitudes. Puis à tour de rôle (ou presque), nous sommes passés sur la table d’auscultation. Bastien a ouvert les feux: 3 piqûres dans les épaules; Thibaud a suivi avec deux; puis Laure trois, de même que Véro. Quant à moi, je suis passé entre les gouttes. Les vaccins faits en 2000 avant mon voyage en Afrique centrale pour Le Temps étaient encore valables. Ouf… Car Laure a vu les étoiles! Tout le monde n’apprécie pas ces intrusions de seringues…

Au retour, dans la voiture, Bastien, du haut de ses neuf ans, a eu ce mot: « Cette fois-ci, on est vraiment parti! » Puis il s’est tu, pensif. Il a bien raison notre petit gars. D’ailleurs, dans le regard des autres aussi, les quelques pansements qui décorent nos bras ont eu un effet. Comme si tout le monde réalisait que l’on passera vraiment le mois de juillet à des milliers de kilomètres.

Quelques minutes après notre retour à la maison, un autre instant nous a accentué notre prise de conscience: une fillette a sonné à notre porte. Les enfants ont ouverts. Elle venait avec son grand-père et sa petite soeur.

Son grand-père lui a demandé

  »Tu n’a rien à donner? »

Et elle a sorti un ballon de foot flambant neuf d’un cornet avant de le tendre à Laure et Bastien. Sa voix était douce. Laure et Bastien profondément touchés, les yeux humides. Comme nous d’ailleurs. On s’est retrouvé à regarder ce ballon, émus par la démarche. A ce moment, au plus profond de moi-même, je me suis dit:

« Seulement pour ces quelques secondes, cette aventure vaut la peine d’être menée à bien ».

 A bientôt

 Patrick

Notre projet

Chers Amis,  

Comme vous le savez déjà, nous partirons, toute la famille, pour un voyage au Burundi durant le mois de juillet 2007.

En novembre 2005, lors d’une conférence à La Neuveville, Maggy (Marguerite Barankitsé) nous a parlé de la Maison Shalom, de son grand projet de construire un hôpital ………et que s’il y avait des médecins et des infirmières dans la salle …. l’appel de Maggy a résonné en moi………. !! Une petite voix intérieure me disait : « Vas-y » un cri du cœur, un élan de solidarité … !!! Après une discussion en famille, nous avons décidé de vivre ce magnifique projet à 5.

Je travaillerai donc comme infirmière dans l’hôpital REMA que Maggy est en train de construire. La Maison Shalom a  recueilli plus de 250 bébés orphelins, dont beaucoup sont atteints du sida. Les jeunes enfants, souvent malnutris, sont atteints de maladies intestinales et pulmonaires. Je pense que mes journées seront bien remplies.

Et Patrick et les enfants ? Nous allons, avant tout partager la vie des gens, vivre avec eux !

Patrick pourra donner des conseils en informatique, Laure s’occupera des bébés et des jeunes enfants, Thibaud et Bastien aideront à la construction des maisons et partageront les jeux des enfants, sûrement de belles parties de foot en vue !

Après des années de guerre civile, il y a tant à reconstruire: des maisons pour abriter des centaines d’enfants orphelins, des écoles, des soins à apporter, de la prévention à faire …… 

Laure, Thibaud et Bastien auront la chance de connaître des centaines d’enfants, de découvrir une autre « planète », la réalité d’un des pays les plus pauvres du monde. Ils ont, eux aussi, réfléchi comment aider les enfants et ont décidé de faire une récolte de maillots de foot….. c’est très touchant ce que Thibaud  a écrit dans sa lettre.

  

Nous allons vivre des moments intenses, faire des rencontres extraordinaires ; nous allons mettre nos forces ensemble pour que les enfants du Burundi puissent réapprendre à vivre, pour que les sourires reviennent sur leurs magnifiques visages.

Si vous voulez apporter votre aide à Maggy, vous pouvez faire un don à l’association suisse  «Un avenir pour les enfants du Burundi », association crée par Katharina Vögeli en 2001.

Chaque don compte !    MERCI D ‘AVANCE POUR LES ENFANTS DE LA MAISON SHALOM  Avec toute notre amitié Véronique et Patrick Laure, Thibaud et Bastien   

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