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Derniers jours de notre voyage au Congo entre joies et peines

Laure et Moïse rayonnantVianney et le jeune footballeur aveuglevisite des malades du Dr Jeff à Heri Kwetu les enfants handicapés d'Heri kwetu

Derniers jours de notre voyage au Congo entre joies et peines

 

Le réveil n’a même pas besoin de sonner… je suis réveillée et je me lève à 05h30 car mon premier patient arrive à 06h00. En pagne africain, je l’attends dans ma salle d’infirmière. Sa 1ère question : tu étais où Da Véro depuis plusieurs jours ? En effet, nous avons beaucoup beaucoup voyagé cette semaine, sur les routes rouges et sinueuses des collines verdoyantes pour rendre visite aux écoliers, clubs de sport, à la prison et hôpitaux bénéficiaires d’UN SEUL BUT.

Mais revenons à sa plaie. Elle évolue favorablement mais lentement. Je lui redonne du matériel pour poursuivre les pansements mais lorsque je lui dis que nous partons demain il est triste… qui va me soigner Da Véro si tu pars…. je lui explique que nos famille, nos amis, mes malades et mes élèves de français m’attendent en Suisse, mais que nous serons toujours ensemble : TUKO PAMOJA.

A peine la porte refermée, et un chai à la main, j’entends quelqu’un m’interpeller par la porte : Da Véro, ta petite Jasmine est là. C’est la petite protégée de Laure , Jasmine, sa soeur et sa maman.

Jasmine et sa peau si abîmée par l’excéma. Après quelques progrès, sa peau est à nouveau lésée, très très sèche et rugueuse. J’ai parlé avec mes amis médecins congolais et ils pensent que c’est un excéma grave. Je ferai tout mon possible pour trouver les médicaments ( antibiotiques et pommade) pour cette petite princesse fragilisée, voir même je consulterai un dermato à Neuchâtel. Jasmine,très timide ne parle presque pas mais elle a voulu à tout prix offrir des cadeaux à tantine Laure et son infirmière Da Véro. De très beaux cadeaux en bois, artisanat local. Celui de Laure est un beau poisson, coupe à fruits et quand Laure se mariera elle pensera toujours à sa petite amie, et pour moi, un cadre avec des mamans affairées à moudre du grain dans un grand plat : c’est Da Véro qui prépare les médicaments et pommade pour Jasmine et tantine Laure qui l’aide…… des larmes de bonheur dans les yeux , nous serrons notre petite princesse en rose. Il n’y a pas de plus grand bonheur que celui de donner mais aussi d’accueillir et recevoir des MERCIS, des sourires et des petits cadeaux remplis d’amitié et de joies. Notre princesse part à l’école. Juste le temps de prendre une douche froide et voici mon 3ème patient. Un travailleur de notre ami Adrien, qui décharge le container à peine arrivé à Bukavu. Il souffre du dos, comme beaucoup de personnes. Encore une fois, j’offre mes mains sur ce dos fatigué et douloureux. Le Perskindol fait son effet…. je crois que je vais demander du sponsoring car tant de mes patients ont vu leur vie changer avec cet petit tube jaune.Quelques amis, rencontrés durant notre périple viennent nous saluer et nous dire au revoir. Laure a pris la poudre d’escampette ce matin…. elle a la joie de visiter un zoo avec des singes et reptiles avec d’autres amis. Malgré le fait de circuler encore une fois sur des routes difficiles, elle est ravie de cette excursion et je « lui donne volontiers congé ».

 

Nous nous préparons à aller au centre Heri Kwetu, un centre pour handicapés au centre de Bukavu. Hier déjà nous y étions déjà et grâce au Dr Jeff, nous avons pu visiter les enfants aveugles, sourd-muet, les enfants et adultes opérés des pieds bots, des malformations, des traumatismes médullaires tels que paraplégie ou tétraplégie. C’est très dur émotionnellement mais la joie des enfants est si grande et vraie que nous avons vite refoulé nos larmes pour rire avec eux.

Une nuée de petites mains viennent vous saisir, vous touchent la peau comme s’ils voulaient voir si le blanc était réel…. ils aiment caresser nos cheveux et remettent en place mes mèches folles. Avec notre guide, qui opèrent tous ces enfants, nous allons de dortoirs en dortoirs, dans la cuisine. Là un jeune garçon commence à s’agiter sur sa chaise haute. C’est Moïse , un enfant abandonné à la naissance ; il ne pesait que 2 kg !! avec l’amour des soignants et de l’équipe d’Heri Kwetu, Moïse a pu grandir et s’épanouir, malgré un grand handicap mental. Ses cris de joie nous prouvent que nos visites apportent un peu de réconfort et des étincelles de bonheur.

Il est de temps de visiter les locaux de soins, salles de kiné ….. là, rien mais rien de comparable à nos structures suisses. De vétustes installations sont là, souvent en bois attendent les dizaines de patients qui viennent faire de la kiné. Je ne peux m’empêcher d’être triste devant ce fossé immense entre nos 2 continents…. et cela m’encourage à continuer jour après jour à récupérer tout matériel de soins, de kiné, de gym chez nous.La salle de fabrication des plâtres et prothèses est elle assez moderne et de belles jambes artificielles sont en pleine confection. Cela peut paraître barbare et indécent, mais je vous jure que lorsque une personne qui n’a jamais pu marcher, qui se traînait sur les mains voit sa vie transformée avec une jambe en métal et plastique. ETRE DEBOUT , ETRE LA TETE HAUTE….. pour affronter la vie et ne plus ramper comme un petit animal blessé. Chaque personne est une histoire sacrée et c’est à nous de faire en sorte de leur apporter aide, compassion et humanité.

La nuit tombe et nous devons prendre congé de nos petits amis fragilisés. Il est difficile pour nous de les quitter. Un jeune aveugle joue au foot avec son copain……improbable me direz-vous !! et bien non ! Dans le ballon de foot il y a quelque chose qui fait du bruit et permet au jeune aveugle de se diriger en qq secondes sur le ballon. Ses sens ont été modifiés et donc celui de l’ouïe est décuplé.

Aujourd’hui donc, nous allons avec mon ami Adrien acheter des objets confectionnés dans les ateliers d’Heri Kwetu….. poupées africaines aux couleurs chatoyantes, animaux, sacs, bijoux…. un vrai bonheur. Je suis heureuse de mes achats tout en sachant que l’argent sera bien investi.

Je ne suis pas venue les mains vides…. quelques ballons, orange, bleu et rose accompagnent un beau ballon de foot (Kabumbu) et une corde à sauter. La responsable, une soeur italienne âgée est heureuse. Son beau sourire se fane lorsqu’elle parle de la situation de précarité dans laquelle le peuple congolais du sud Kivu doit faire face. Notre pays s’embellit et s’enrichit mais notre population se meure….. nos enfants meurent comme de mouches, affamés  et terrassés par les maladies. Nos dirigeants se remplissent les poches et les citoyens n’ont RIEN. Nous avons choisi ce pays et nous souffrirons avec nos gens jusqu’au bout.

 

Des larmes de joie et de chagrin inondent mon coeur. Oui, ce pays est rempli de contrastes, de beautés et d’horreurs, de gens formidables prêts à sacrifier leur vie et d’autres prêts à tuer père et mère pour un bout de pain ou quelques dollars mais :

 

« La sagesse de la joie nous incite à vivre au coeur du monde pour en épouser les contradictions et tenter d’être un levain dans la pâte afin de contribuer à sa transformation.

La sagesse de la joie rime avec ENGAGEMENT.

Frederic Lenoir

 

 

LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE

 

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LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE (Nelson Mandela)

Bonjour à tous les amis-es d’un SEUL BUT

Petit flash back et bilan sur mon séjour aux 4 coins du sud Kivu et au Burundi au nom d’UN SEUL BUT-projets de sport pour apprendre à vivre ensemble.

Après plus de 48h de voyage, presque 10’000km séparant notre maison familiale de Marin (Marin-Zürich-Bruxelles-Bujumbra-Bukavu) et ma nouvelle maison de Bukavu, j’ai posé mes 3 gros bagages pour quelques jours. Ceux-ci sont remplis de matériel récolté en Suisse, dons de nos amis sportifs, mais aussi de matériel médical ( soignants-patients-pharmaciens)… matériel qui fera des heureux au gré de mon marathon….. car il s’agit bien ici de marathon…. mais celui-ci prendra une allure encore plus particulière puisque il se fera avec une jambe bien abîmée suite à la rupture de mon tendon d’Achille lors d’animations sportives avec les écoliers-ières la première semaine….aie aie aie…. une ambassadrice du sport blessée…. quelle affaire !! au moins, lors des cours sur les soins sportifs et massages, je pourrai donner un exemple très concret d’une blessure sportive avec hématomes (chez les blancs on les voit bien ), oedèmes, douleurs… et nous pourrons revoir les 4 principes de base de soins : le fameux RICE : Repos (pas le temps ahahah), Ice (pas trouvé de glace mais les bains de pied dans l’eau froide feront l’affaire), Contention (oui) et Elevation !!! vous ajoutez des anti-inflammatoires et des pommades, une bonne dose de courage, de volonté, le soutien des amis-amies africains-es, et de ma petite famille en Suisse (qui avait mission de ne pas en parler pour ne pas affoler tout le monde en Suisse).

 

J »ai puisé mes forces et gardé le sourire tout au long du voyage car devant tant de misère, tant de personnes qui n’ont pas la chance d’être soignées, je réalise que je suis une « chanceuse » … certains malades n’ont pas l’argent pour se payer 1 boîte de Dafalgan ou être hospitalisé, des mamans meurent en accouchant manque d’antibiotiques ou de matériel, les femmes sont souvent victimes de viols et violence sexuelle, des bébés meurent de faim… alors, je ne peux décemment pas me plaindre de mon sort.

 

Durant ces 4 semaines, je voyagerai beaucoup, sur des routes parfois très difficiles… et toujours ébahie devant la dextérité des chauffeurs!!! Je sillonnerai les villages du Sud Kivu, des villages du bord du merveilleux lac Kivu aux villages les plus reculés dans les collines…. une végétation dense et luxuriante… des paysages qui changent après chaque colline, derrière chaque colline une autre réalité… je découvre avec des yeux de musungu (mais grande amoureuse de l’Afrique) ce pays qui est souvent décrit comme un lieu très dangereux, où la guerre sévit encore… je sais que cette région des Grands Lacs n’est pas sans danger… j’entends chaque jour les récits de mes amis-amies congolais et burundais, les drames vécus, les familles décimées ………. l’exode forcée vers les villes, telles que Bukavu, Goma ou Bujumbura… villes qui ont vues leur démographie explosée… mais pas les moyens financiers pour apporter l’eau et l’électricité dans chaque quartier. Bukavu est tentaculaire en plein jour…. la nuit, elle ressemble à une petite fourmilière ….. en fait, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’électricité… donc pas de lampes dans les rues et les maisons !!

 

Durant ces 4 semaines, je visiterai de nombreuses écoles, j’irai saluer les tout-petits des écoles maternelles, (école qui reçoit les petits frimousses angéliques dès 3ans), les enfants des écoles primaires et secondaires ainsi que les grands étudiants de plus de 20ans dans les lycées. A chaque fois, je suis très bien accueillie… les plus petits chantent : « soyez la bienvenue chère visiteuse… » l’hospitalité est une grande valeur en Afrique (valeur un peu oubliée en Occident)!! Les structures scolaires sont bonnes, le corps enseignant motivé mais le manque de matériel scolaire est flagrant… sûr que les dictionnaires, livres et autre matériel éducatif prochainement envoyés par container seront accueillis avec joie et bien utilisés.

 

Je suis heureuse aussi de parler avec les préfets et enseignants en abordant les thèmes du sport dans les écoles… par seulement pendant les « les leçons de gym » mais aussi durant les récréations. A Katana, notre projet pilote et pionner, les activités sportives durant la grande récréation sont quotidiennes, tous les jeux sont mis à disposition des élèves. Ceux-ci peuvent donc se défouler et s’amuser, jouer en équipe aux jeux de ballons, ou sauter à la corde ou l’élastique (dangereux pour les personnes plus âgées aahah), jongler avec de petites balles ou les affaires de cirque…. Enfants et professeurs ont compris le bien-être physique et mentale que cela apporte. Le programme « école bouge de Suisse » a trouvé preneur dans cette école EPSK située à quelques mètres seulement du lac, lieu paradisiaque où les fleurs colorées et les papillons se côtoient avec grâce.

 

Je remarque que je suis principalement intervenue dans des écoles ou les centres de jeunesse… c’est vraiment le lieu par excellence pour rencontrer les enfants, les jeunes et les adultes, les filles et les garçons, les encadreurs, les coachs… pour parler éducation-sport et santé… les piliers d’ UN SEUL BUT !

« Le sport a le pouvoir de changer le monde parce qu’il a le pouvoir d’inspirer les êtres. Autour de nous rares sont les actions capables d’unir les peuples. Le sport parle à la jeunesse dans un langage qu’elle comprend. Il fait naître l’espoir là où, auparavant, n’existait que le désespoir. Il est plus fort que la politique et que les gouvernements pour briser les barrières raciales, vaincre la discrimination et les préjugés». Nelson Mandela

 

Hommage à Nelson Mandela qui a trouvé les mots justes…. LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE … cette phrase va me porter durant tout le voyage… un rêve qui devient réalité pour des dizaines d’enfants et de jeunes…. une autre phrase, tirée du film fétiche  Africa United… « ON JOUE COLLECTIF » me réjouit et me donne l’énergie de continuer, inlassablement… même sur un pied !! et cette manière de travailler ensemble, main dans la main avec « nos partenaires-bénéficiaires » est la preuve qu’il faut être uni, regarder dans la même direction, partager nos savoirs et connaissances pour aboutir à un bon résulta

SPORT A LA PRISON CENTRALE DE BUKAVU, UN MOYEN DE SURVIVRE … ET REVER DANS UN MONDE DE SOUFFRANCE

belle phase de jeufoot prisonavec les prisonniersavec les prisonniers de la cellule 8calculs et tervigersations pour la qualification des équipesdiscussion sur le sport à la prison centrale de Bukuvaencouragements aux couturiersavec les vieux prisonniersVéro infirmière à la prisonencouragements aux informaticiensrépétition de chant avec les prisonniers2

 

La 3ème semaine de mon séjour vient de débuter… Je suis dans la grande ville de Bukavu et je commence à m’y repérer et reconnaître certains endroits.
De manière incroyable, le chemin de la prison m’est famillié et c’est même avec une certaine joie que j’entre dans cet endroit de souffrance, de violence et de désespoir. Je suis heureuse de retrouver les prisonniers dont j’avais fait connaissance l’année dernière.
Notre objectif du jour : que je rencontre le Comité FIFA PRISON pour parler de nos projets de sport, de l’évolution de ceux-ci… sous l’oeil attentif du Dr Claude. Notre rencontre est amicale et de suite ils me présentent une grande problématique pour la qualification d’une équipe à la finale, finale dont je suis conviée à assister en tant qu’ambassadrice…..
Comme je ne suis pas apte à répondre, ne connaissant pas toutes les règles de la FIFA, je joins mon très cher mari, passionné de foot et journaliste sportif afin qu’il m’aide à donner une réponse. C’est vraiment un jeu collectif… malgré les 10’000km qui nous séparent la réponse de Patrick ne se fait pas attendre et je la communique de suite. Les tergiversations sont longues, mais la décision finale reviendra au comité FIFA qui joue son rôle dans le respect des règles.

Nous prenons ensuite un temps d’écoute et de partage ! Les conditions dans lesquelles les activités sportives sont réalisées sont inimaginables mais il faut faire avec le terrain et les moyens que nous avons. La demande prioritaire est plutôt au niveau d’apport de matériel, équipements et ballons pour le foot, le basket et le volley…
Nous abordons aussi la thématique de la santé et des soins aux sportifs……….UN SEUL BUT prend tout son sens… éducation-sport et santé… 3 thèmes indissociables !!

Je prends le temps d’écouter… c’est aussi important à mon sens… se sentir écouter est très important !! à la fin, je leur donne mon avis, je les félicite pour tout le travail et l’engagement auprès des autres prisonniers… je les encourage à continuer !

Ensuite je leur partage mon expérience du Forum EDUCASPORT, vécue à Paris. J’apporte quelques éléments nouveaux, je mets des mots sur leurs activités…le sport améliore la santé physique, mentale et sociale… permet à chaque prisonnier de reprendre confiance en lui, de jouer un rôle dans le société…. il peut être un outil de ré-éducation, de réflexion, de réinsertion dans le monde extérieur à la prison, dans la famille, en milieu professionnel…

Mais le sport apporte encore une autre dimension : celle d’une fenêtre ouverte sur le monde, une évasion momentanée où les soucis, les souffrances sont oubliés pour quelques instants…. et cela vaut tout l’or du monde pour ces personnes incarcérées depuis de longs mois.

Après cette rencontre très intéressante et collective, je me rends dans les ateliers dans la section des mineurs. Comme toujours, je suis harcelée… tout le monde veut saluer la visiteuse, blanche …. les demandes d’aide ne se font pas attendre (demandes directes ou des petits papiers qui finissent dans mes poches) mais je n’interviens pas aux demandes individuelles.
Dans l’atelier, je découvre des prisonniers très occupés par leur tâches : certains en plein travaux de couture, broderie de cartes, confections de petits sacs, porte-clés, d’autres très concentrés sur les claviers d’ordinateurs…. car ici, on enseigne l’informatique ( grâce à l’envoi d’ordinateurs), l’anglais, le français…. se sont les prisonniers qualifiés qui enseignent aux autres. Là aussi, je les encourage, les félicite pour le travail qu’ils accomplissent. Il y a beaucoup de potentiels chez chacun…à nous de trouver, au travers des délits, des actes de banditismes…. et autres les charismes et les qualités de chacun… cela renforcera peut-être leur comportement citoyen, ils auront appris parfois un métier, parfois appris à lire et écrire… cette prison a été humanisée grâce à l’engagement total de notre ami Adrien et de ses collaborateurs-trices.  Je leur rends grand  hommage et suis fière d’avoir participé à mon petit niveau un peu de leur quotidien.

Si ma présence et mon sourire auront apporté un peu de joie et de réconfort à toutes ces personnes meurtries, leur auront montré qu’on ne les oublie pas… j’en serai la plus heureuse et ce sera le plus cadeau.

Dernière étape de ma matinée carcérale : soigner une plaie d’un patient…. je mets ma tunique d’infirmière et prodigue des soins comme je le fais depuis 25 ans en Suisse. Les moyens ne sont pas les mêmes bien sûr… nos technologies sont bien plus avancées..alors on s’adapte au milieu.
Ce patient, je l’avais soigné à distance en envoyant des produits…. la plaie est encore conséquente mais en bonne évolution quand même. Encore une fois, je suis heureuse d’avoir contribué à la guérison d’un malade.

Il est l’heure pour moi de quitter cet endroit qui fait très peur … non sans avoir immortalisé les scènes par des photos.

Je reviendrai dans quelques jours suivre les matchs de foot !!

Je terminerai avec ces mots :

Mon Dieu, donne-moi la sérénité
d’accepter toutes les choses que je ne peux pas changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer,
et la sagesse d’en connaître la différence.

 » Aider l’autre à prendre confiance en lui,
à voir et reconnaître sa propre valeur,
est le plus beau cadeau qu’on puisse lui offrir.

L’aider à prendre conscience
et à révéler sa richesse intérieure
est le plus beau geste
… que l’on peut faire dans cette Humanité. »

- Imré Simon -

Mon combat pour que les filles aillent aussi accès au sport

Voici plus de 10 jours que je suis dans cette province du sud Kivu , accompagnée du magnifique soleil d’Afrique comme par les pluies denses qui provoquent après chacune de leurs apparitions des flaques de boue et des routes hyper glissantes.

Les paysages changent après chaque colline… seules les gens marchant au bord des routes continuent de se déplacer durant des kilomètres, portant la plupart du temps de lourdes charges sur la tête, ou dans des paniers… des bidons d’eau, des branchages coupés….. C’est impressionnant.

Ce cortège est toujours très coloré, peuplé de très jeunes enfants, d’hommes et de jeunes garçons, de travailleurs, de femmes de tout âge, de vieilles mamans pliées en 2 sous le poids ou par la vieillesse, des jeunes filles belles comme des fleurs fraîchement écloses…. espérons que la vie les laisseront s’épanouir dans le calme et le respect. Ici la violence sexuelle est monnaie courante et je prie pour qu’un jour la femme ne soit plus regardée uniquement comme objet de travail et de plaisir par l’homme.

Ces jeunes filles, j’essaie au fur et à mesure de mon voyage de les rencontrer pour leur offrir un temps de paroles, leur montrer, avec des mots simples mais venant du coeur d’une maman, qu’elles ont droit elles aussi à s’épanouir avec une pratique sportive et récréative. Combat difficile ici car les coutumes et mentalités sont encore bien ancrées, surtout dans les campagnes et les collines.

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Rare sont celles qui osent le pantalon… alors on n’ose imaginer le dilèmne avec des shorts de sport !!

Lors de mon passage de 4 jours à Katana, où je suis déjà intervenue l’année dernières, les jeunes filles de plusieurs équipes de foot sont venues et m’ont parlé à coeur ouvert. Toutes ont exprimé la difficulté de se vêtir décemment …. shorts plus longs, qui couvrent au moins les genoux…. le foot elles adorent, mais comment convaincre leurs parents, leurs frères que ce sport est aussi un sport pour les filles ??? Nous avons ri, chanté, parlé du rôle de la femme dans la société…. je leur ai demandé de continuer de faire des projets pour leur avenir, continuer de rêver…. d’avoir confiance en elles et valoriser tout le potentiel de qualités et valeurs qu’elles portent… avoir confiance en elles leur permettront peut-être d’oser dire non, de faire valoir leur avis, de partager des expériences plutôt que de les subir et se soumettre!! mon discours peut paraître complètement dingue mais c’est mon rêve.

Lors de la grande journée de la FEMME célébrée avec force et joie, les festivités ont battu leur plein…chants des enfants, sketch, poésie, musique, danse, match de foot féminin !!

Habillée de mon pagne de maman africaine et fière d’être comme mes soeurs, on m’a demandé de faire un petit discours ; j’ai encouragé et remercié toutes les femmes de la terre pour leur courage, leurs forces et la vie qu’elles donnent. J’ai prôné le respect envers celles-ci et j’ai terminé par ces mots : la femme a été créée d’une côte de l’homme : pas par la tête pour être au-dessus de lui, ni avec les pieds pour être piétinée, mais à ses côtés pour ÊTRE SON EGALE , sous son bras pour être protégée et près de son coeur pour être aimée….espérons que ces quelques mots résonneront dans les coeurs de tous ces jeunes gens rassemblés !

 

 

2ème voyage au sud Kivu et Burundi pour les projets de sport de notre ASSO UN SEUL BUT, arrivée à Buja puis voyage à Bukavu

une équipe interculturelle pour le sport2

2ème voyage de Da Véro, pour UN SEUL BUT, projets de sport-éducation au sud Kivu et Burundi Mardi 4 mars 2014 Jambo les amis-amies, Habari gani ? Comment allez-vous ?? Pour moi, tout va bien. Je vous écris ce soir depuis Bukavu, ville grouillante de personnes, de couleurs, de cris et de claxons…..ville que nous avons rejointe hier soir après une longue journée de voyage sur des routes toujours autant creusées par les trous et parfois remplies de flaques d’eau… Je profite de féliciter mon ami Jean-Baptiste pour ses talents de chauffeur, et aux co-pilotes Bertin et Christophe qui sont sont venus me chercher au Burundi.   Quelle joie de revoir tous ces visages, quelle émotion de se sentir attendue et si bien accueillie…Karibu Da Véro, sois la bienvenue… merci d’être venue chez nous… Je vous jure que ces mots vous retournent le coeur, et malgré la fatigue de ce voyage et ces dernières semaines intenses de préparatifs…. on saute de bonheur et on est prête à foncer dans l’aventure…. cette aventure commencée en famille en 2006 … cet amour pour ce continent, NOTRE AFRIQUE, pour tous ces enfants rencontrés dans la région des Grands-Lacs, cette région merveilleuse et luxuriante mais qui fait tellement peur au reste du monde. Le choc thermique est comme à chaque fois immense et éprouvant… passer de 3 degrés à Neuch dimanche matin avec le Chasseral enneigé… et arriver dans la fournaise de Bujumbura et ses 28 degrés……… on troque veste d’hiver-gants-écharpe contre tongs, t’shirt et pantalons légers….. waouw………. on passe de l’hiver au plein été…. je fais le plein de soleil et promis j’en mettrai dans mes bagages du retour ( qui seront de toute façons vide car tout le matériel sera distribué…) Ce matin, déballage des 3 valises pour organiser la distribution selon les villages et diverses activités…. on a toujours une petite crainte en ouvrant… craintes qui se justifient…. l’année passée c’était le flacon de Bétadine ( désinfectant brun) qui avait coulé sur mon pantalon blanc….. et cette année, c’est le chocolat qui a fondu.. !!!!! génial…. y’en a plein le fond de la valise, sur les habits et autres…. quel gâchis !!! Alors, on vide ce qui nous a pris des heures à remplir… on lave et on recommence !! akuna matata…. pas d’soucis !! Demain je repars dans le village de Katana où nous allons continuer les projets déjà en place…. cours sur le rôle des coachs et l’encadrement sportif des enfants et des jeunes, émancipation des filles par le sport, jeux et pratiques du sport à l’école… je me réjouis de revoir toute cette équipe de Katana et Mugeri, les joueurs-joueuses de l’Ecofoot avec qui j’avais eu un immense plaisir l’année dernière….notre slogan : ON JOUE COLLECTIF !! vivement demain…et tous les prochains jours qui seront riches en sport, en bon esprit d’équipe et en amitié. Bises à tous  Véro

retrouvailles chaleureuses avec les amis congolais et burundais autour D’UN BALLON DE FOOT

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B u k a v u ,   m a r d i   5   f e vr i e r   2 0 1 3 , 0 8 h 3 0

A d m i r a n t   l e   p a y s a g e  m e r v e i l l e u x   q u i   e s t   d e v a n t   m e s   y e ux ,   a g r é m e n t e   p a r   u n   f o n d   d e   m u s i q ue   c o n g o l a i s e . . . . . . . . . . . .   j e   r é a l i se   q u e   j e   s u i s   a u   b o u t   d u   m o n d e   e t   su r t o u t ,   q u e   m e s   r ê v e s   d e   p a r t a g e r  l a   v i e   d e   n o s   a m i s   c o n g o l a i s   s o n t   de v e n u s   r é a l i t é   ! !   J e   s u i s   s u r   la   t e r r a s s e   d e   m o n   1 e r   l i e u   d e   v i e , l a   p a r o i s s e   d e   n o t r e   a m i   A d r i e n ,   à
B u r h i b a .

Q u e   d e   c o n t r a s t e s   et   d e   c h a n g e m e n t s . . .   j e   s u i s   p a s s é e d e s   f l o c o n s   d e   n e i g e   q u i   v e n a i e n t  s ‘ é c r a s e r   s u r   l e   p a r e – b r i s e   d e   l a  v o i t u r e   d i m a n c h e   m a t i n   l o r s q u e   m o n  p e t i t   m a r i   m ‘ a   a m e n é   à   l ‘ a é r o p o r t . . . à   u n   s o l e i l   t r o p i c a l   e t   u n e   t e mp é r a t u r e   d e   2 5   d e g r é s . . . .

D è s   l a   s o r t i e   d e   l ‘a v i o n ,     j ‘ a i   r e t r o u v é   e t   r e s s e n t i  m e s   é m o t i o n s   a f r i c a i n e s . . . .

A   l ‘ i n s t a n t ,   u n   i m me n s e   h é l i c o p t è r e   b l a n c   p a s s e   s u r   le   l a c   K i v u . . . . .   a s s e z   i r r é e l . . . .   et   e n   m ê m e   t e m p s ,   p a s   t r è s   é t o n n a nt   l o r s q u e   l ‘ o n   c o n n a i t   t o u t e s   l e s   ri c h e s s e s   q u i   h a b i t e n t   l e   s o l   c o n g o la i s   ! !

L a   v i l l e   d e   B u k a v u  f o u r m i l l e   d e   p a r t o u t   ! !   l e s   g e n s m a r c h e n t   d e   t o u s   l e s   c ô t é s   d e   l ar o u t e ,   p o r t a n t   s u r   l e u r   t ê te   l e u r  b a l u c h o n ,   l e u r   r é c o l t e   d e   b a n a n e s  o u   d e s   t i s s u s . . . .   d a n s   l e   d o s   d e s   fe m m e s ,   d e s   i m m e n s e s   p a n i e r s   r e m p l i s  d e   t u b e r c u l e s   d e   m a n i o c   o u   d e   m a ïs . . . .   l e s   e n f a n t s   c o u r e n t   p a r t o u t  ! !

L e s   b a t e a u x   v i e n n e nt   a c c o s t e r   a u   p o r t ,   a v e c   l e u r   c h a r ge m e n t   h u m a i n   e t   m a t é r i e l   ;   l e s   fe m m e s   v i e n n e n t   v e n d r e   l e u r   r é c o l t e,  l e u r s   o e u f s   . . . .   l e s   h o m m e s   d é c ha r g e n t   d e   l o u r d e s   c a i s s e s   d e   b i è r e. . . .   i l   f a u t   d i r e   q u e   l e s   b e l g e s   ont   a u   m o i n s   l a i s s é   c e l a   e n   A f r i q u e  d e   l ‘ E s t . . . .   s a n t é   ! !

M a i s   r e v e n o n s   à   m o n  a r r i v é e   à   B u j a . . . . . . .   j ‘ e n   s u i s   en c o r e   é m u e   ! !   d e s c e n t e   d e   l ‘ a v i on   o ù   l a   c h a l e u r   é t o u f f a n t e   a   c o n f ir m é   q u e   l e s   h e u r e s   d e   v o y a g e   é t a i en t   t e r m i n é e s   e t   q u e   j ‘ é t a i s   b i e n   en   A f r i q u e . . . . .   j e   l ‘ a i   d i t   d e s   c e n t
a i n e s   d e   f o i s   c e s   d e r n i è r e s . . .   e t  c e t t e   f o i s ,   ç a   y   é t a i t .   C o m m e   m e s d o c u m e n t s   a d m i n i s t r a t i f s   s o n t   e n   r èg l e ,  les fo r m a l i t é s   d o u a n i è r e s   s e  d é r o u l e n t   r a p i d e m e n t   e t   c a l m e m e n t  !

2   é t a p e   :   r é c u p ér e r   m e s   3   v a l i s e s   e t   e n   t o u t   =   8 0   kg   d e   m a t é r i e l   m é d i c a l – s p o r t i f – p é da g o g i q u e . . .   c e l a   s ‘ e s t   f a i t   s a n s   di f f i c u l t é s   e t   u n   p o r t e u r   t r è s   s y m pa   m ‘ a   a i d é   à   s o r t i r   . . . .

G r a n d   m o m e n t   d ‘ é m o ti o n   l o r s q u e   j e   v o i s   d e s   v i s a g e s   c o nn u s   e t   a c c u e i l l a n t s . . . . .   i l s   s o n t   TO U S   l à . . .   l e s   a m i s   b u r u n d a i s   e t   c on g o l a i s   ! ! !   u n e   v r a i e   d é l é g a t i on   ! ! !   p o u r   c e r t a i n s ,   c e l a   f a i t   4 a n s   q u e   n o u s   n e   n o u s   s o m m e s   p a s   r e
v u s ,   p o u r   d ‘ a u t r e s   q u e l q u e s   m o i s   o u  u n i q u e m e n t   p a r   m a i l . . . .   q u e l l e   e f fu s i o n   d e   m e s s a g e s   a m i c a u x   e t   g é n é r
e u x   ! !   J a m b o ,   b i e n v e n u e ,   K a r i b u .. . .   a m a h o r o . . .   d a n s   t o u t e s   l e s   l a n gu e s   . . .   e m b r a s s a d e s ,   a c c o l a d e s . . . .  w a o u w . . .   q u e l   a c c u e i l   ! !

N o t r e   jo y e u s e   p e t i t e   t r o u p e  s ‘e m b a r q u e   d i re c t i o n   l e  c e n t r e   d e  B u j u m b u r a , d i r ec t i o n    l ‘ h ô t e l ,   r é s e r v é   p a r   l e s   bons   s o i n s   d e   n o t r e   a m i   j o u r n a l i s t e  A u d a c e .   R a s s e m b l é s   a u t o u r   d ‘ u n e   g ra n d e   t a b l e ,   n o u s   f a i s o n s   c o n n a i s s a n
c e s   l e s   u n s   d e s   a u t r e s . . .   l e s   r i r e s  f u s e n t   d e   p a r t o u t ,   l e s   n o u v e l l e s   ci r c u l e n t   d ‘ u n   b o u t   d e   t a b l e   à   l ‘ a ut r e . . . . .   j e   l e s   r e g a r d e   t o u s   l e s   u ns   a p r è s   l e s   a u t r e s   e t   j e   r é a l i s e   la   c h a n c e   q u e   j ‘ a i   d ‘ ê t r e   i c i   e t   l e b o n h e u r   p a r t a g é   ! !

l ‘ A M I T I E   N ‘ A   A U C U N E  F R O N T I E R E   ! !

A   t r a v e r s   m a m a n   V é ro ,   D a   V é r o . . . .   c ‘ e s t   t o u t e   l a   f a m il l e   O b e r l i   q u e   j e   r e p r é s e n t e ,   c ‘e st   P a t r i c k ,  L a u r e ,  T h i b a ud   e t   B a b o u .. . .   c ‘ e s t   l a   f a m i l l e ,   c ‘ e s t   l e s   a m is   s u i s s e s   q u i   n o u s   a c c o m p a g n e n t   d a ns   n o s   p r o j e t s   e t   n o u s   s o u t i e n n e n t   in l a s s a b l e m e n t . . . . . . . . . .   c ‘ e s t   l a   f ol i e   d e   l ‘ a m i t i é   ! ! !  e t   b i e n   s û r   n o u s   év o q u o n s   c e   q u i   n o u s   r a s s e m b l e   d e p u is   2 0 0 7   :   u n   B A L L O N   D E   F O O T . . . .   u n   b a l l o n   d e   f o o t   q u i   a   c r é e   u n e   éq u i p e   m u l t i c u l t u r e l l e   e t   m i x t e ,   u n e  é q u i p e   qui   j o u e   u n   J E U   C O L L E C T I F  e t   s o l i d a i r e ,   u n   j e u   b a s é   s u r   l e s  r è g l e s   d u   p a r t a g e   d e s   v a l e u r s ,   d e  l ‘ e n t r a i d e   e t   d e   l ‘ o u v e r t u r e   !

J e   r e p e n s e   à   c e r t a in e s   r é a c t i o n s   q u a n t   à   n o t r e   r é c o lt e   d e   m a t é r i e l   d e   s p o r t . . . .   o u i ,   no u s   e n v o y o n s   d e s   b a l l o n s   d e   f o o t ,   de s   é q u i p e m e n t s   d e   s p o r t…  c e l a   pe u t   p a r a î t r e   b i e n   f u t i l e   e t   n o n   p ri o r i t a i r e   f a c e   à   d e s   p r o b l è m e s   d r ama t i q u e s   d e   s a n t é   e t   d ‘ é d u c a t i o n   da n s   c e t t e   r é g i o n   d e s   G r a n d s   L a c s , r o n g é e   p a r  l e s   c o n f l i t s   e t   l e s   g u er r e s . . .  m a i s   u n   b a l l o n   p e u t   a u s s i   êt r e   p o r t e u r   d ‘ e s p o i r   e t   d e   p a i x  ! !   a l o r s ,   j e   s u i s   f i è r e   d e   c o n t i n ue r   c e t t e   d é m a r c h e   u n   peu   f o l l e . . . . U N   S E U L   B U T     p o u r   t o u s   ! !

J e   s u i s   f i è r e   c o m m e  u n   p a l m i p è d e   (   c i t a t i o n   d u   f i l m   Af r i c a   U n i t e d )   d e   v o i r   l e s   m a i l l o t s e t   t ‘ s h i r t   p o r t é s   a v e c    fi e r t é   e t   no b l e s s e . . .   j e   s u i s   f i è r e   e t   r e c o n na i s s a n t e   à   t o u s   n o s   d o n a t e u r s   d ‘ a vo i r   f a i t   c e   g e s t e . . . .   s i m p l e   m a i s   t
e l l e m e n t   i m p o r t a n t   i c i . .  j e   s u i s  f i è r e   e t   é m u e   d e   v o i r   l e   s é r i e u x  e t  l a   r i g u e u r   m i s   d a n s   t o u s  l e s   p r oj e t s   d e  spo r t ,   m a l g r é   l e s   d i f f i c u lt é s   r e n c o n t r é e s   s u r   l e   t e r r a i n   p a r  n o s   a m i s   e n t r a î n e u r s   e t   e n s e i g n a nt s ..   j e   r e m e r c i e   P a t r i c k   e t   l e s  e n f a n t s   d e   c o n t i n u e r ,   m a l g r é   l ‘ e n va h i s s e m e n t   d e   n o t r e   m a i s o n   a v e c   l ‘ ar r i v é e   d e   m a t é r i e l ,   l e s   p i l e s   d e   m
a i l l o t s   e t   c h a u s s u r e s   a u   m i l i e u   d u  s a l o n , u n e   m a m a n   q u i   p a s s e   c e r t a i n es  d e   c e s   j o u r n é e s   d a n s   l e   g a r a g e   po u r  e mp a q u e t e r . . . . j e   l e s   r e m e r c i e   de   c o n t i n u e r   c e t t e   a v e n t u r e ,   e l l e   n ‘a   p a s   d e   p r i x   ! !

U n   b a l l o n   d e   s p o r t  a p p o r t e ,   e n   p l u s   d ‘ u n e   a c t i v i t é   p hy s i q u e   e t   u n   a m u s e m e n t ,   u n   a p p r e n t is s a g e   d e   g r o u p e ,   d e   p a r t a g e . . .   l e   fo o t   s e   j o u e   à   2   é q u i p e s ,   à   2 x   1 1  j o u e u r s   q u i   d o i v e n t   j o u e r   e n s e m b l e  e t   c o l l e c t i f   p o u r   a r r i v e r   à   u n   b u t. . . .   u n   s e u l   b u t . . . . .   ! !   u n   b a l lo n   p e u t   a p p r e n d r e   à   c o m p t e r   ( i l   fa u t   s a v o i r   c o m p t e r   l e s   b u t s   p o u r   c on n a î t r e   l e   r é s u l t a t   f i n a l . . .a h a ha ) i l   f a u t   c o n n a î t r e   l e s  r è g l e s  e t  l e s   r e s p e c t e r . . s i n o n   l ‘ a r b i t r e  j o u e r a   s o n   r ô l e   e n   s i f f l a n t   e t   s o rt a n t   s e s   c a r t o n s .   L a   v i e ,   c ‘ e s t   l a  m ê m e   c h o s e . . . . .   n o u s   n e   s o m m e s   p a s  s e u l s ,   n o u s   v i v o n s   e n   g r o u p e ,   a v e c
d e s   c o é q u i p i e r s   e t   d e s   r è g l e s   à   re s p e c t e r . . .

V o i l à ,   j e   r e s s e n s   do n c   a u t o u r   d e   c e t t e   t a b l e   t o u t e s   c es   é m o t i o n s . . . . . . . . . . . . . .   e t   d e s   é mo t i o n s   j e   v o u s   e n   p r o m e t s   e n c o r e   b ea u c o u p .

J ‘ e n v o i e   u n   p e u   d e  s o l e i l   e t   d e   c h a l e u r   a f r i c a i n e   e n   pe n s é e s   e t   j e   m e   p r é p a r e   à   d é c o u v ri r   l a   v i l l e   d e   B u k a v u .

 

 

 

Reportage Laure 2: Au Milieu Des Vaches!

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Reportage 2 Ruyigi, le 9 juillet 2009

La ferme de Nyamutobo

Alain Gervais carresse le front noir et blanc du taureau. Ce petit bout d’homme de 4 ans et sa famille sont revenus il y a très peu de temps au pays. Ils étaient réfugiés en Tanzanie. Gervais, le père d’Alain, qui dirige maintenant la ferme de Nyamutobo, nous donne quelques explications concernant leurs vaches. « Il y a en tout 10 vaches dont 2 taureaux et 2 veaux », dit-il, et « chacune coûtent environ 1,5 millions Francs burundais » (ce qui correspond à 1500 Fr). Ces vaches sont une race importée de l’Ouganda appelée frison croisée. Elles vivent en stabulation permanente dans des box en bois parce qu’il n’y a pas assez de place pour les laisser errer. Leur régime alimentaire se compose d’herbes coupées dans les champs au alentour. Elles ont également une  »pierre à lèche »(sel)! Il y a 2 vaches laitières. Celles-ci produisent 10-15 litres de lait par jour pendant la saison sèche et 15-20 litres pendant la saison des pluies à elles 2.

Cinq enfants mal-nutris de la campagne choisis pas le centre mère-enfants de la Maison Shalom bénéficient de ce lait. Malheureusement, le nombre d’enfants sous-alimenté est tellement grand, que cela ne suffit pas. D’autant que les vaches produisent que très peu, car leur nourriture est pauvre.

Cette race est fragile. Les bovins subissent un traitement antitiques exterieur régulier. Une question se pose: pourquoi ne prennent-ils pas des vaches locales qui sont plus résistantes? « La première raison, c’est qu’elles n’acceptent pas la stabulation permanente car elles sont habituées à errer. Quand elles se trouvent enfermée elles refusent de manger. De plus, ce ne sont pas des vaches laitières, elles donnent au maximum 2 litres de lait par jour. »

Le fumier est très important pour les cultures. Le type de stabulation utilisée permet d’en recuperer au contraire d’une vache libre. Pour le moment, il n’y a pas d’autres animaux dans la ferme mais Gervais espère avoir bientôt des poules. A côté des box se trouve des femmes occupées à égrenner les haricots en frappant sur les pousses avec de grands bâtons. Les résidus seront utilisés comme foin. En période de pluie, la main d’oeuvre est constituée d’environ 150 personnes dont une majorité de femmes. Les gens sont formés au travaux agricoles pour ensuite pouvoir le reproduire chez eux.

notre nouvelle vie au Burundi

 

Vendredi 10 juillet 2009

Les journées passent, à leur rythme, et voici une semaine que nous avons quitté notre vie marinoise.

En une semaine, beaucoup d’événements se sont produits, grand nombre de découvertes pour toute la famille Oberli.

Voici un pe tit résumé de notre semaine auBurundi

 

Pour Patrick  mesureterrain.jpgpatgervaisetvincent.jpgpatetbabou.jpg

grandes négocations avec l’administrateur de Ruyigi concernant l’octroiement d’un terrain de sport pour la population de Ruyigi, les enfants de la Maison Shalom, les footballeurs de l’Etoile de l’Est, les lycéens de différentes écoles. Tout cela à force de tél , rencontres, discussions. Les travaux pour l’aménagement du terrain se feront au cours de ces prochains jours …….. patience, ce n’est pas en un jour que Paris fut bâti !!!

Tout cela se fait sous l’oeil de Gervais, qui rêve depuis longtemps de ce projet-SPORT et qui travaille dur depuis de longues années.

Autre occupation de Patrick : parcourir avec Michel, responsable de la communication de la Maison Shalom et Laure ( apprentie journaliste) les différents secteurs de la Maison Shalom. Mardi, c’était l’hôpital REMA, mercredi la ferme. La semaine prochaine, nous irons dans les frateries de Muhere, saluer les petits protégés de Maggy, et pour suivre les projets de notre association suisse « un avenir pour les enfants du Burundi », nous irons voir les résultats de l’utilistation du four solaire.

Pour Thibaud:

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signalons que notre grand gars aux longs cheveux blonds ne passent pas inapeçu ici. Ses occupations sont le foot, avec des entraînements spécifiques de gardien qui enchantent les jeunes gardiens du FC Etoile de l’Est. Il a également retrouvé ses amis tambourinaires et les rejoint les lundi et mercredi soir. A force de frapper les tambours, ses mains sont « couvertes » de cloques !! Il a vite retrouvé le rythme; prochain défi : porter le tambour sur sa tête comme ses camarades tambourinaires.

Laure :

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comme ses amies Lydia et Lysette ne sont pas là, et que la garderie a été fermée ( Maggy construit une école maternelle sur ce lieu) elle a pris le parti de faire du journalisme avec son papa et ainsi se promène partout avec un appareil photo et un calepin dans la main. Elle devient une pro de la photo !! nous vous ferons découvrir ses photos lors de notre retour car , pour le moment , il est difficile de passer plus qu’un texte par la connection internet. Laure a également fait la connaissance de l’équipe féminine de foot du FC Etoile de l’EST. Elle a suivi un entraînement avec ses nouvelles amies, près du Lycée féminin de notre Dame de la Joie. Prochains projets : aller saluer ses petits amis dans les frateries, aller au marché avec l’équipe de la Villa des Anges et apprendre à cuisiner burundais,……… aller danser dans la discothèque aux rythmes des musiques de son ami le D’J Landry …………. la semaine prochaine sera bien chargée !!

Pour notre « petit » Babou,

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sa notorie té n’est plus à faire dans le village. Il est connu partout, pour ses talents de footballeur et de jonglage, mais certainement aussi parce que c’est le plus petit musungu. Tout le monde l’adore, les enfants, mais surtout les adultes …… il est le petit « chouchou » de tous.

Et pour Maman Laure ou Maman Thibaud,

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j’ai passé toute la semaine à l’hôpital REMA, plus particulièrement dans le service de maternité. J’ai eu la chance d’assister à plusieurs accouchements, en observatrice bien sûr. Il est clair que je n’ai pas trouvé nos critères d’hygiène et de prise en charge européennes, mais je suis admirative devant le travail accompli par mes collègues infirmières-sage femme. Comme je vais chaque jour « au travail » avec deux collègues et amis belges, Maurice qui s’occupe de la pharmacie et du stock de matériel médical et Andé , bio-technicien, nous pouvons partager nos impressions, ventiler et relativiser……….. ça fait du bien de pouvoir exprimer nos ressentis, c’est également plus constructif.

Projets pour la semaine prochaine: passer quelques jours en pédiatrie, aller dans les frateries, apprendre à cuisiner africain et acheter de l’artisanat. Sans oublier de distribuer le matériel que nous avons apporté.

Les équipements de foot , ainsi que les ballons et les « godillots »seront distibués de manière officielle avec Gervais, Vincent, Alexandre et Fidèle la semaine prochaine.

Le matériel médical (ciseaux, biberons, matériel de puériculture, médicaments et pommade) a été donné lundi matin. Les livres médicaux, conçus pour les infimier-infirmières ont été remis au Dr Patrick, responsable de l’école para-médical de REMA.

Les trousses avec crayons et ardoises seront données dans les frateries.

Les t’shirt, casquettes et autre M08 seront donnés aux enfants du village.

Voilà, en quelques mots le récit de notre vie ici, à Ruyigi. Nous vivons de grands moments d’émotion, beaucoup de questionnement, de découvertes dans ce pays majestueux des grands lacs.

On pense fort à vous tous. Bisous

Véro

lets’s go pour notre 2ème voyage à la Maison Shalom, Burundi

bonjour à tous,

Voilà des mois que nous préparons notre deuxième voyage au Burundi ………… et notre rêve deviendra réalité dans… 4 jours.

Nous nous réjouissons du fond du coeur de retrouver tous les Amis de la Maison Shalom, Maggy et toute sa formidable équipe, nos amis footballeurs du FC Etoile de l’Est, les amis journalistes, ainsi que la population de Ruyigi !!

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Nos bagages seront remplis de matériel que nous avons reçu durant tous ces mois: matériel médical pour le centre mère-enfants et l’hôpital REMA, matériel scolaire, et pour une grande partie du matériel de foot. UN GRAND ET SINCERE MERCI à toutes les personnes qui nous soutiennent, par leur amitié, encouragements et dons de matériel.

Le grand projet de Patrick et des enfants sera de promouvoir la paix et la réconciliation par le sport, aux côtés de Gervais, Alexandre et Vincent, les entraîneurs qui donnent sans compter et depuis de longues années temps, énergie et message aux jeunes footballeurs de la région. Thibaud, le grand gardien, fera des entraînements particuliers pour les gardiens, Babou se fera une joie de leur montrer des techniques de jonglage et de foot freestyle. Quant à Laure, elle espère rencontrer l’équipe féminine de foot, sans oublier ses chères petits de la garderie.

 Durant tous ces mois, nous avons pensé aux personnes qui vivent des situations difficiles de part le monde, chez nous en Suisse ( et il y en a de la misère et de la solitude cachée derrière les murs de nos maisons…) et en Afrique, ce continent qui nous tient tant à coeur.

 Alors, LET’S GO pour ce nouveau et fabuleux voyage, un nouveau pas vers l’égalité, le partage et l’amitié entre les peuples et les continents.

Les 5 Oberli’s

La savane dans toute sa splendeur

Le vendredi démarre comme prévu. Déjeuner copieux avec omelette et bacon, pique-nique dans le carton et toit ouvert. Les singes accompagnent notre départ les massaïs essaient de nous vendre le bijous de pacotille. Abu n’est pas en forme: fièvre et maux de tête. Il redoute une poussée de malaria.

Mais il a promis les « chitas », il fera tout pour les trouver. 60Km nous séparent de la Tanzanie. Le chemin est bordé de découvertes: un cadavre de gnou qui fait le bonheur d’une bande de vautous (décidément ces oiseaux sont très très laids). Partout des groupes d’herbivores, la plupart du temps en mouvement. C’est la période de la grande migration et les gnous se déplacent en file indienne, mû par leur instinct ancestral. Puis Abu fait une pause près de la rivière. Pendant qu’il tente de récupérer de ses nausées, il nous confie à un garde-faune armé d’un fusil-mitrailleur. Nous partons à pied observer les hippopotames et les crocodiles. Des Crocos nous en verrons quatre dont deux à une vingtaine de mètres. Ils ont plongé devant nous, effrayés par notre arrivée. Le garde nous explique qu’ils se tiennent à cet endroit parce que les gnous y traversent la rivière et qu’ils sont des proies faciles. Nous le constaterons plus tard en contrebas en découvrant les cadavres gonflés que des vautours déchictent.

Lorsque nous repartons, c’est pour franchir la frontière. Abu a embarqué un autre garde armé. Nous apprendrons que cela facilite les passe-droit. Le fonctionnaire dans son uniforme beige guide notre chauffeur vers un arbre perdu au milieu de la pleine. En arrivant, nous découvrons quatre lionnes qui se reposent à l’ombre, indifférentes dans leur paresse à notre présence. Au risque de nous répéter, le spectacle est magnifique.

Nous repartons pour quelques centaines de mètres pour nous arrêter sous un autre arbre. Là, il n’y a aucun animal. Abu lance alors: « Vous pouvez sortir. Nous allons manger ici. » On est un peu interloqué. Nous peinons à le croire. A un kilomètre, nous savons qu’il y a quatre lionnes, nous venons de les quitter. En scrutant les environs, nous découvrons un éléphant mâle solitaire et en face à 100 mètres à peine, un troupeau de gnous et de zèbres qui s’étirent sans fin. Cela durera une heure sans interruption.

Les sandwiches sont avalés et la pause se termine. Irréelle…

L’étape suivante nous mènera vers les fameux « chitas », ces guépards qu’Abu et Babou ont en très haute estime. Les observer est un privilège, un véritable cadeau de la nature. Il y a toute une famille: les parents et quatre petits déjà bien plus gros que nos chats.. Ils dorment dans un bosquet. Nous savourons le moment.

Mais Abu et le garde s’agitet. Ils viennent d’entendre qu’une file de zèbres et de gnous traversant la rivière Mara. Une aubaine. La semaine précédente, une femme s’était postée durant trois jours complets à cet endroit, sans voir un seul zèbre nagé. Nous fonçons vers les berges. On se croit dans un doc de la chaîne thématique « Animaux ».

Les mammifères se jettent dans l’eau, au milieu des hippos et des… crocos. Les zèbres hénissent (je ne sais pas si c’est le terme exact, parce que cela ressemble plus à un hurlement d’âne qu’à un hénissement). Les berges sont glissantes. Les crocodiles à l’affût, immobiles, mais nous les voyons très distinctement. Laure tremble pour les cousins des chevaux. Heureusement pour elle, il n’y aura pas d’attaque.

Nous sommes comblés et nous ne cessons de le répéteré. Le garde nous indique alors le chemin d’un oint de vue où la rivière fait un coude. L’eau est basse en attendant les pluies et les roches sont apparents. Les carcasses gonflées sont là, les vautours aussi. Après quelques secondes de recherches visuelles, nous découvrons aussi les crocos. Il y en avait six, dont deux étaient énormes.

Les images s’entremèlent lorsque nous revenons sur territoire keynian. Abu m’indique discrètement qu’il serait bien de récompenser le garde. Je glisse 1000 shillings dans sa main. Il est comblé, cela représente une semaine de salaire. Pour nous, c’est moins qu’une séance de cinéma enfant, bien peu pour quatre heures hors de la réalité.

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons dans une des lodges du parc. Abu espère consulter un médecin qu’il ne trouvera pas. Jusqu’à Nairobi, il devra se contenter des médics que lui donne Véro. Laure, elle, craque pour… un magnifique sac à main et des bagues en bois. Thibaud a la tête dans les nuages. Il vacille entre émerveillement et fatigue.

Nous sortons du parc pour dernière étape incontournable: la visite d’un village masaï. Là, nous retrouvons une réalité difficile, bien moins équilibrée que la nature sauvage du parc. Au-delà du folklore, nous retrouvons la pauvreté, ainsi que l’odeur et la saleté des excréments. Mais ce sera pour un autre jour…

Patrick

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