• Accueil
  • > promotion du sport dans la région des Grands Lacs

Archive pour la Catégorie 'promotion du sport dans la région des Grands Lacs'

« Là où tu vas, va-y avec ton cœur »

un câlin tant attendu Thib à l'échauffement Thib à Libreco avec Birindwamatériel d'un seul but voyage en pirogue jusqu'à Idjwianimation avec la jeunesse de Kasihe

« Là où tu vas, va-y avec ton cœur »


Voilà déjà une semaine que je suis sur cette terre africaine … les jours ont filé à grande vitesse après des retrouvailles remplies d’une grande émotion avec Thibaud qui m’attendait à la frontière congolaise !

Beaux moments d’échange mère-fils avec Notre voyageur parti en septembre pour vivre son voyage de rêve : traverser l’Afrique du Caire en Egypte au Cap Town en Afrique du Sud.

Notre programme d’Un SEUL BUT a commencé le lendemain avec la préparation du matériel : Thib était impressionné de retrouver les sacs et cartons que nous avions préparés durant une année … les ballons qu’il avait dégonflé avec patience et les bouts de doigts déchirés … il les regonfle maintenant !La boucle est bouclée en quelque sorte.
Comme nous partons pour 5 jours dans plusieurs endroits, il faut penser à tout et avoir une mémoire d’éléphant.
Thib découvriras de nouvelles réalités et paysages , passant de la saleté, du bruit constant et de la désorganisation de Bukavu aux villages paisibles du bord du lac Kivu …et pour finir en apothéose avec l’île merveilleuse d’Idjwi.

Tout en laissant nos yeux admirer cette nature luxuriante, nous allons à la rencontre de nos amis et des centaines d’enfants et de jeunes qui nous attendent. Cris de Joie des retrouvailles avec certains, regards étonnés et curieux pour ceux qui nous voient pour la première fois. Une drôle d’équipe d’UN Seul BUT composée de Paul , notre Ami congolais, initiateur du sport dans la région de Katana, rentré pour qq semaines pour poursuivre les projets avec nous et de deux muzungu blonds et chevelus .. une mère et son fils.
Nos armes sont très pacifiques: des kabumbu ( ballons) et des jeux , des valeurs comme le Partage, l’entraide , la persévérance, le jeu collectif , Notre maître mots tiré du film fétiche et déclencheur : Africa united.

Nos déplacements provoquent des cris et nous sommes rapidement entourés de dizaines d’enfants qui marchent avec nous. UN enfant dans chaque main pour Da Véro l’ambassadrice des enfants

Nous innovons cette année avec des échauffements en musique , jeu de freesbee (toujours dans l’idée de jouer ensemble , collectif) et UN super entraînement de gardien par Thibaud, ancien gardien de Xamax. Les gardiens ont Beaucoup apprécié les exercices spécifiques, le placement … MERCI THIB pour ce partage de connaissances, tu as cartonné avec calme et motivation.

2 jours à Katana et nous voilà repartis avec nos bagages pour aller en pirogue sur l’île merveilleuse d’Idjwi. Sa Beauté est sans égale et nous tombons immédiatement amoureux de cet endroit paradisiaque, île qui n’a jamais connu de guerres (fait rarissime ici dans cette région des Grands Lacs)

Après avoir été accueilli par la famille de Paul, nous nous rendons au centre du petit village de Kasihe. Plusieurs rencontres sont au programme : dispensaire médical, école primaire et équipes de foot. Notre animation sera coloré et animée : jeux avec les parachutes de couleurs et estafettes qui exigent coordination et travail d’équipe. UN moment inoubliable pour nous tous , organisateurs et jeunesse.

Je vous parlerai dans un autre récit de notre rencontre avec les infirmiers du dispensaire et le directeur de l’école primaire.

Heureux et le coeur en fête, mais fatigués car écrasés sous la chaleur du splendide Soleil Africain , nous rentrons déguster les bananes, avocats, mukeke, mangues, maracuja puis nous plongeons avec délice dans l’eau du lac Kivu avec le Soleil couchant comme spectacle.

 

Dimanche 8 janvier 2017

Laure organise des activités sportives auprès des enfants de la maternelle dans le cadre d’UN SEUL BUT.

Laure a l'école maternelle Mama Gina enfants 1ère année maternelle DSCN2263

Laure organise des activités sportives auprès des enfants de la maternelle dans le cadre d’UN SEUL BUT.

J’aimerais ici vous parler de l’expérience de LAURE, notre grande fille de 23 ans, sportive depuis petite puisqu’elle a pratiqué différents sports depuis son jeune âge ( gym mère-enfant, équitation, tennis, gym à l’école, football, ski, snowbord, patinage, roller, natation…..)

Elle a monté un projet avec la responsable d’une école maternelle à Bukavu et a rencontré les enfants et les maîtresses durant plusieurs jours. Ensemble, ils ont partagé de beaux moment riches en couleurs, en mouvements, au rythme du tambour et des claquements de mains. L’effervescence était à son comble lorsque Laure a apporté du matériel pédagogique : quelques ballons, cerceaux, balles de tennis, raquettes, cordes… et des dossiers pour le corps enseignants.

Pour nous, le sport chez les petits enfants est très important parce qu’il développe la psycho-motricité, l’agilité, le jeu d’équipe, la solidarité entre enfants…. Laure en image en faisant le parcours du canard, du crabe, du singe….voir l’album photo !! Beaucoup de belles rencontres, des émotions et quelques larmes au moment des adieux…. MERCI à toi Laure d’avoir donné un mois de ta vie à nos jeunes sportifs-ves et à nos projets d’UN SEUL BUT

J’ai eu la chance également d’animer quelques séances avec l’école maternelle de l’EPPK…. des jeux, des rires, de la danse…. Les enfants enchantés des nouveaux jeux…. avec un ballon, on peut faire beaucoup : jouer, lancer, attraper, rouler, nommer les couleurs, les formes, le nombre un jeu qui développe la psychomotricité, l’éveil et l’intelligence

Nous remercions encore toutes les personnes qui ont donné du matériel : CIS Marin , les écoles , Goéland , les clubs de sport, les particuliers.

Selon le concept de Youpla bouge, pratiqué à Récif ( centre de rencontres des femmes et enfants migrants de Neuchâtel, j’ai eu la joie de découvrir ces principes avec Sara notre éducatrice. Ils nous sont utiles maintenant dans nos projets d’UN SEUL BUT.

Les voici : Une activité physique régulière favorise les capacités motrices et le développement sensoriel. Le corps peut ainsi réagir aux différents défis du quotidien.

Le mouvement rend habile Par le mouvement, les enfants découvrent leur environnement physique. Ces découvertes sont essentielles pour le développement des capacités cognitives, surtout valables si les enfants peuvent découvrir et créer des espaces de liberté par eux-mêmes.

Le mouvement favorise la concentration Le mouvement et le jeu permettent aux enfants d’interagir les uns avec les autres. Il s’agit d’une des conditions pour créer des contacts sociaux.

Le mouvement fait plaisir Le mouvement est promoteur de santé. Il est notamment favorable à la circulation sanguine et à la bonne santé du cœur. Il diminue le risque de mauvaise posture et contribue à prévenir les accidents.

Le mouvement aide à rester en bonne santé Les enfants qui découvrent le plaisir du mouvement ont moins de risque d’être sédentaires une fois adulte.

Le mouvement rend aussi les adultes actifs selon le concept de Youpla bouge

 

 

 

 

 

Ambassadrices du sport, du respect et du vivre-ensemble

foot tennis formation Maître de tes émotions avec les coachs de Murhesa Laure et ses amiesAmbassadrices du sport, du respect et du vivre-ensemble

 

Nous voici plongées depuis 3 jours dans nos rôles d’ambassadrices du sport et nos slogans sont : le respect, pour soi et pour les autres, le vivre-ensemble, l’égalité fille-garçon, la connaissance de soi et de ses émotions, offrir un encadrement de qualité afin que les jeunes  deviennent des adultes responsables et citoyens……… un grand programme qui nous tient à coeur et m’a demandé un travail titanesque, lectures, formations au Forum Educasport afin d’élaborer la formation sur powerpoint que nous allons donner dans diverses structures.

Pas moins de 30 personnes ( coachs, enseignants, infirmier, joueuses-joueurs) se sont présentées samedi matin. Nous arrivons chargées de matériel , ordinateur et beamer. Par chance il y a l’électricité à l’école de l’ESPK et nous pouvons rapidement nous installer. Laure est à la régie et moi devant notre public.

Nous débutons notre séance par la présentation d’UN SEUL BUT, son organigramme, sa philosophie, ses objectifs et ses limites.  Notre travail en Suisse et en Afrique, les donateurs et les bénéficiaires, le cahier des charges des responsables et des coachs. Le tout basé sur le bénévolat, tant en Suisse qu’en Afrique. Nous sommes une toute petite structure avec de petits moyens financiers, juste de quoi payer l’envoi l’envoi du containerAprès cette intro très importante, nous nous lançons dans notre thème : être maître de ses émotions, plonger au plus profond de soi pour apprendre à se connaître, à comprendre les réactions de notre corps par rapport au mental, tant sur les terrains de sport que dans la vie de tous les jours, dans nos rôles respectifs. Je me sers abondamment d’exemples des matchs de foot de la CHAN, où l’équipe de la RDC ( République démocratique du Congo) LEUR EQUIPE NATIONALE EST DEVENUE CHAMPIONNE. Qu’avez-vous ressenti lors de la victoire de votre équipe ? Quels sentiments ? Lors des buts ? Lors de l’égalisation de la Guinée lors de la 1/2 finale ? Comment votre corps a réagi ?

Des exemples concrets et vécus intensément il y a qq jours…… ce tremplin me permet d’avancer dans la démarche. Vient le tour de l’exercice pratique où chaque participant reçoit une feuille avec une silhouette du corps humain et des gomettes de 4 couleurs. Ils doivent réfléchir où ils ressentent les émotions suivantes : joie, colère, tristesse, honte. Quelles parties du corps sont touchées, quels symptômes physiques ?

L’exercice parait difficile et est innovant mais le but est atteint : se mettre en question face à son corps, ce qu’il nous envoie comme signaux physiques. Nous abordons ensuite le vase émotionnel, ce baromètre qui est en nous, on connaît tous la goutte qui fait déborder le vase …… et les émotions qui explosent et engendrent la violence, l’agressivité, la frustration, l’incompréhension.

Petite pause bienvenue avec installation des filets de foot-tennis. Grande attraction face à ce nouveau jeu.

Nous reprenons encore pour quelques minutes afin d’aborder les outils, les moyens de faire diminuer ce vase émotionnel, comment prendre en compte nos besoins. Le sport nous offre beaucoup d’exemples, dont je me sers abondamment : la préparation mentale des joueurs avant une compétition, devant un pénalty, Usan Bolt avant un 100 mètres, un boxeur avant un combat, une escrimeuse…. la confiance en soi, savoir se recentrer, la place de la méditation-relaxation et la respiration : le MINDFULNESS en anglais.

Après quelques exercices respiratoires, je propose de vivre une séance de méditation-relaxation, une grande première ici car le concept est peu connu. Laure lance une musique douce et apaisante.

 

Notre 1ère séance de formation se termine avec de belles rencontres, distribution de matériel. Pas le temps de traîner car nous sommes attendues pour un match de foot, qui se vivra sous une pluie torrentielle. Les joueurs courageux seront trempés jusqu’aux os, des flaques immenses rempliront le terrain, le jeu ressemble plus à du waterpolo…. il faudra songer à récolter des palmes au lieu des souliers de foot….. lol. Nous reviendrons à la maison , boueuses jusqu’aux genoux  mais avec une grande satisfaction. Notre mission se réalise.

 

 

LA JOIE dans le sport

 » Existe-t-il une expérience plus désirable que celle de la joie ?
Plus intense et plus profonde que le plaisir, plus concrète que le bonheur, la joie est la manifestation de notre puissance vitale. La joie ne se décrète pas, mais peut-on l’apprivoiser ? La provoquer ? La cultiver ?
Frederic Lenoir ( la puissance de la joie)

2016 débute dans la joie avec nos jeunes sportifs au sud Kivu et Burundi. MERCI à eux et aux donateurs ; le FC Serrières, le Cis sport et loisirs MARIN , la fondation Gilbert Facchinetti et tous les autres acteurs d’UN SEUL BUTaux couleurs du FC Serrières cool les gars cool man ensemblepetits tennismansfraternité FullSizeRender IMG_1520

les projets d’UN SEUL BUT se poursuivent au Burundi malgré la situation difficile grâce à l’engagement de Gervais pour la jeunesse

VOICI des nouvelles de nos amis burundais, Gervais et ses jeunes , Willy le journaliste nous relate l’année 2015

I. Projet  d’Encadrement et d’organisation des compétitions de Sport en faveur des jeunes de Ruyigi

I.1. .Activités en cours

Encadrement de la jeunesse scolarisée, déscolarisée de la province Ruyigi pendant cette période de conflit politico-Sécuritaire  qui règne au pays.

b. Mettre en place le programme car il s’avère nécessaire  de regrouper les jeunes soit par des équipes de sport dans des entrainements bien programmés et planifiés ou par des matchs interclasses, inter collinaires etc. en leur inculquant les valeurs de la paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le SIDA et les drogues.

I.2.-Dans le domaine du sport le résultant commence à prendre l’horizon

I.2.2. le programme a débuté avec la formation des jeunes filles et garçons confondus pendant les grandes vacances d’été 2015 là où plus de deux cent jeunes ont participé dans des séances d’encadrement et sensibilisation  aux valeurs de paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le Sida et la drogue  qui clôturaient chaque journée. Les parents des enfants ainsi que les dirigeants administratifs venaient souvent soutenir les jeunes.   Un aspect positif malgré les durs moments que le pays traverse, certains même des parents ne voulaient pas voir leurs enfants rester à la maison.

Jeunes filles et garçons tous ensembles participent aux exercices d’appui-coordination lors d’un festival clôturant  le 1e mois des grandes vacances 2015, devant les jeux avec leurs parents et enseignants

II. Tournoi-Inter collinaire

Approcher les gens de la campagne, organiser des équipes de football, aménager les terrains existants, mise en place d’un programme de compétition, faire le suivi  des matchs, des tournois organisés , trouver des frais de déplacement aux arbitres, des séances de sensibilisation à la paix, tolérance des droits de l’homme, de lutte contre le Sida et la drogue et de protection de l’environnement telles été les taches accomplies par la branche régionale de l’association un seul but à RUYIGIBURUNDI au cours de cette saison

 

III. Extinction Partenariat-Ecole

En plus des lycées NYAMUTOBO et Notre Dame de la joie, une autre école vient de s’ajouter comme un 3eme partenaire de notre projet .Il s’agit du séminaire de DUTWE, L’ancien Ecole de Mr Willy NIYONKURU notre responsable de la communicationplaidoyer et Relation publique.

Un tournoi interclasse s’était organisé  au sein de l’Ecole même dans l’optique de  démontrer les initiatives de notre association un seul but au sein des écoles Burundaises au cours de ces moments crise politico-sécuritaire au BURUNDI.

Lors d’un match  du tournoi interclasses au  séminaire de Dutwe : 3e partenaire dans le programme un «  seul but  »

Une remise des prix aux meilleurs élèves joueurs du tournoi par l’Abbé  Cubwa responsable du séminaire de Dutwe, après la finale interclasse qui avait opposé la 9e année contre la 3e scientifique .Les prix intéressants

C’est la joie    pour les élèves  de la 3e scientifique du séminaire de Dutwe après avoir remporté la 1ere place du Tournoi interclasses

Gervais préside le match lycée Dutwe la fête du football salutations aux équipes photos d'équipes Burundi équipe foot Burundi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT dans les foyers de la Paix à Bunyakiri (Sud Kivu)

Bunyakiri remise d'un ballon à l'équipe féminineinauguration des équipements BunyakiriBunyakiri 2match de foot Bunyakiri2match de foot Bunyakiriroute Bunyakiri

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT après un voyage incroyable sur des routes mauvaises et boueuses dans une région très retirée du sud Kivu dans les  FOYER DE PAIX A BUNYAKIRI Voici quelques photos et remerciements de notre ami Roger qui se bat pour que cette jeunesse congolaise aie un avenir meilleur sous le signe de la paix

- MERCI A VERONIQUE OBERLI ET A TOUS LES AMIS SUISSES QUI ONT OFFERT LES EQUIPEMENTS SPORTIFS ET ENCOURAGENT NOS INITIATIVES POUR LA PA…IX ET LA RECONCILIATION, A BUNYAKIRI,

Père Roger RUBUGUZO MPONGO

UN SEUL BUT ! •EDUQUER A LA PAIX – RAPPROCHER LES JEUNES  QUE LA GUERRE A DISPERSES DANS LA FORET – VALORISER LEURS TALENTS – POUR UN MIEUX VIVRE ENSEMBLE – POUR REAPPRENDRE A VIVRE PARMI LES HOMMES ET LES FEMMES – ET ENVISAGER ENSEMBLE DES PROJETS D’AVENIR ET DE VRAIE REINSERTION  SOCIALE

L’AFRIQUE est devenue ma deuxième famille. Article écrit par Jennifer Keller dans FEMINA 12.10.2014

«L’Afrique est devenue ma deuxième famille»

AMOUREUSE DU FOOTBALL ET DE LA TERRE AFRICAINE, LA NEUCHÂTELOISE VÉRONIQUE A ENFIN PU CONJUGUER TOUTES SES ENVIES EN PROMOUVANT LE SPORT SUR LE CONTINENT NOIR

TEXTE JENNIFER KELLER PHOTO GUILLAUME PERRET

L’ Afrique, c’est un rêve d’enfant. Un appel qui remonte à mes 10- 12 ans. A l’époque déjà, tout m’attirait: la population noire, la culture, la musique, l’histoire aussi de ces peuples qui ont subi l’esclavagisme et l’apartheid. Le véritable déclic a eu lieu à mes 15 ans, le jour où j’ai entendu, à la radio, une émission sur la construction d’un hôpital à Ouagadougou, au Burkina Faso. J’ai senti que ma place était là. J’ai alors commencé une école d’infirmière avec l’objectif de partir. Mais les chemins de vie sont parfois différents de ce qu’on imagine…

J’ai rencontré mon futur mari pendant mes études. Et mon projet a changé: nous avons fondé une famille. Durant vingt ans, j’ai mis mon rêve de côté, sans en souffrir pour autant: nos trois enfants, notre passion familiale commune pour le foot et mon travail d’infirmière ont bien rempli ma vie. L’Afrique? Elle a évidemment continué à m’accompagner, par le biais de mon engagement dans différentes ONG. Il a fallu attendre 2005 pour que l’appel revienne en force. J’ai rencontré Maggy Baranktisé lors d’une conférence à La Neuveville (BE). Cette Burundaise parcourait l’Europe pour financer un projet d’hôpital. Au terme de sa présentation, elle a invite le public à venir mettre une pierre à l’édifice. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai dit à mon mari: «On part!» C’était pour moi une évidence. Un moment grisant: j’allais enfin réaliser mon rêve.

Et nous sommes effectivement partis en famille en 2007. Je me souviens encore de notre arrivée là-bas. La terre rouge, cette odeur si particulière, la générosité des gens… Et ce sentiment indicible d’être à ma place. Nous avons vécu durant un mois dans la région de Ruyigi, à trois heures de Bujumbura, la capitale du Burundi, où nous avons travaillé dans l’hôpital de Maggy encore en plein chantier. Cela a été une expérience très forte.

Match contre les préjugés

Là, au coeur de l’Afrique, nous avons réalisé que le sport était inexistant. Deux voyages plus tard, et forts des amitiés tissées sur place, notre projet est né: promouvoir le sport et la santé dans les écoles burundaises en amenant du matériel sportif récolté auprès des clubs de football suisses. Depuis 2007, nous avons ainsi envoyé des milliers de maillots, ballons et équipements. Le sport peut paraître secondaire face aux problèmes que connaît l’Afrique. Pourtant, grâce à un simple ballon de foot, les enfants apprennent à découvrir les valeurs de solidarité, de discipline. A aller au-delà des discriminations raciales et à vivre ensemble, tout en s’amusant et en se faisant du bien physiquement. Pour moi, c’était inespéré!

J’avais ici l’occasion de concilier mes passions: ce continent, le football et mon rôle de soignante.

Par la suite, je suis repartie plusieurs fois seule en Afrique, en tant qu’infirmière, notamment à l’occasion d’une mission médicale itinérante au Sénégal, dans la région conflictuelle de la Casamance. Des aventures dont je suis revenue plus forte, mais aussi plus critique vis-à-vis de notre société, qui gaspille sans penser que notre «surplus» pourrait servir ailleurs.

Et puis, bien sûr, j’ai remis le cap vers la région des Grands Lacs au Burundi et dans le Sud-Kivu (ndlr: République du Congo) élargi. Sous la bannière d’Un seul but – l’association que ma famille et moi avons créée pour gérer la récolte du matériel sportif, devenue quasi nationale – je rends chaque année visite aux écoles villageoises africaines qui participent à l’action. Cela afin de renforcer les liens, évaluer et développer le concept. Depuis deux ans, je me bats pour que les filles puissent accéder au sport dans les écoles. Cela me tient tout particulièrement à coeur, car là-bas elles sont souvent vues comme «juste bonnes» à faire des enfants et à travailler. Je suis une femme,Blanche de surcroît. C’est important que j’aille sur place pour leur prouver qu’il est possible de vivre différemment.

L’Afrique en plein coeur

A ma grande surprise, le concept s’est également étendu au milieu carcéral. En 2013, j’ai été invitée à la prison centrale de Bukavu, pour promouvoir le sport dans le cadre d’un projet de paix et de réconciliation. La première fois que j’y suis allée, j’étais un peu inquiète, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. En voyant tous ces hommes, détenus dans des conditions inhumaines, j’ai eu des frissons. Mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur leur sort tellement on m’a sollicitée, que ce soit pour leur parler des valeurs véhiculées par le sport ou accomplir mon rôle de soignante. J’ai été étonnée de voir à quel point ils étaient réceptifs à ce que je disais: pour eux, le sport est une fenêtre sur le monde, l’opportunité d’oublier un temps leur dure réalité.

Si j’ai déjà eu peur? Jamais. Malgré deux accidents de terrain – mes «stigmates» africains – je me sens chaque fois portée par une force qui me dépasse. Une force qui s’est décuplée en novembre 2013, suite au Forum Educasport auquel j’ai participé à Paris, et qui m’a confortée dans l’idée que ce que je faisais avait du sens. Mais je reste vigilante. Je suis consciente que les régions où je voyage ne sont pas sans danger. Je ne travaille en outre pas seule, partageant beaucoup avec les personnes qui sont sur place. Je ne suis pas celle qui «aide», mais celle qui «collabore avec». Nuance très importante à mes yeux.

L’Afrique est un peu devenue ma deuxième famille. Au Congo, on m’appelle Da Véro, pour «dada» qui signifie «soeur». Tellement proche qu’en Suisse elle envahit notre maison. Certains disent que je suis comme Lotti Latrous (ndlr: humanitaire zurichoise vivant loin de son foyer)  Que je délaisse mes enfants pour m’occuper des autres. Pour l’heure, ils ne s’en sont jamais plaints. Ils participent au projet depuis le début. L’association, c’est notre famille. Nous sommes un petit pont entre les deux continents. Mais c’est vrai que j’ai ce sentiment que je terminerai un jour ma vie là-bas. Comment? Je ne le sais pas encore. Pour l’heure, j’apprécie la chance qui m’est donnée. Celle de pouvoir réaliser mon rêve en concrétisant celui d’autrui.

photo Véro Féminala tribu Oberli, mars 2013Laure Thib et Babouséance de travail

fichier pdf Femina-FEMINA-FEM-2014-10-12-Vero1-Vecu fichier pdf Femina-FEMINA-FEM-2014-10-12-Vero2-Vecu (1)

Chargement du container pour UN SEUL BUT

« Rien de plus beau dans l’existence que de pouvoir allumer dans une âme le rayon de la joie » Georges Sengeris

C’est ce qu’on fait les plus de 30 bénévoles qui ont offert leur aide et soutien au chargement du container depuis le jeudi au vendredi 11h.
En unissant nos forces, nos talents, nos dons, sous le soleil de Marin et la joie dans le coeur…. nous avons rempli le container avec 6’000 kg de cartons et sacs préparés avec patience durant 15 mois, au fur et à mesure des arrivages.
Matériel de sport, ballons, souliers, matériel scolaire et médical, chaque objet a été placé avec réflexion dans le container… pas 1 millimètre perdu… voici nos journées en photos…
POUR UN SEUL BUT…. projets de sport pour apprendre à vivre ensemble

Un immense et chaleureux MERCI à tous les amis-es qui se sont joints à notre folle aventure.. depuis 2007magnifique équipe de bénévoles Antonio poussant le container apéro pour fêter la fin du chargement bravo les filles chargé et pas un millimètre de perdu dernier décompte derniers sacs des ballons des ballons Micky aux commandes Momo vérifie que chaque millimètre est rempli on décharge à tout âge on fait la chaîne Patrick et Babou au volant de la camionnette goutte de poésie joie de l'ambassadrice ON A REUSSI prêt à changer de propriétiaires soif tous pour UN SEUL BUT travail COLLECTIF y'en a encore ambassadrice comblée et félicitant son équipe

UN SEUL BUT plein d’espoir

Joli article sur notre asso UN SEUL BUT paru sur le site SPORT AND DEV MERCI à toute l’équipe de nous avoir rencontrés !!
UN SEUL BUT plein d’espoir
sportanddev a rencontré Véronique Oberli fondatrice d’UN SEUL BUT, une jeune association …suisse, mettant en place des projets de promotion du sport et de l’éducation au Burundi et en République Démocratique du Congo (RDC). Récit d’une femme passionnée. Les équipements sportifs amenés au Burundi par l’association UN SEUL BUT.
L’histoire de Véronique Oberli, c’est aussi celle de toute sa famille et d’une passion commune pour le football. C’est en famille, avec ces trois enfants et son mari, que tout a commencé en 2005. L’histoire débute avec la rencontre de Maggy Baranktisé, une burundaise parcourant l’Europe afin de financer la construction d’un hôpital. Après un premier périple familial au Burundi en 2007 tout s’enchaîne.
Deux voyages plus tard et après avoir rencontré des personnes sur place, c’est la naissance d’un projet « permettant à des enfants, garçons et filles, de découvrir les valeurs de solidarité, de discipline et d’échange que le jeu en équipe peut engendrer ».
Une idée de départ A la base du projet, une idée simple : récolter le matériel usagé des clubs de football suisses de la région dans laquelle vit Véronique Oberli. Une fois récolté, le matériel est envoyé par container en Afrique. Ensuite, grâce à un partenariat local les maillots, les chaussures, les ballons et le reste du matériel sont mis à disposition dans des écoles et des clubs de sport. Car « à travers le ballon de foot, plein de choses peuvent être faites », nous explique Véronique Oberli.
Avec le temps, la récolte de matériel qui ne fonctionnait que par le bouche à oreille, au départ, s’étend. Ce qui n’était qu’une modeste récolte locale est devenu aujourd’hui presque de niveau national. En effet, des équipements sont récoltés aux quatre coins de la Suisse. Ceux-ci sont mis à disposition par des clubs, mais aussi par des individus qui souhaitent participer à l’action d’UN SEUL BUT. Comme Véronique Oberli aime à le rappeler « derrière le matériel, il y a des gens, des clubs, mais surtout des rencontres extraordinaires ».
Elle fait le lien à travers son association entre la solidarité des personnes en Suisse et les jeunes vivant au Burundi et en RDC.
Des ballons et des cahiers « Sport et éducation vont de pair » estime Véronique Oberli. Dès lors, son association n’a pas seulement pour but d’apporter du matériel destiné à la pratique sportive, mais également du matériel scolaire. En RDC, UN SEUL BUT travaille en collaboration avec des écoles villageoises. Tous les projets menés se sont faits suite à des rencontres lors des voyages effectués par Véronique Oberli en Afrique. Aujourd’hui, elle se rend en moyenne une fois par année dans les villages pour suivre l’évolution des projets et les évaluer.
Elle profite de ces voyages pour former les bénévoles locaux œuvrant sur place. Elle enseigne les « bonnes pratiques » liées aux pratiques sportives mais donne également des pistes de méthodologie pédagogique. UN SEUL BUT participe aussi à un projet de paix et de réconciliation dans la prison de Bukavu en utilisant le sport.
Projet du développement par le sport Les projets menés par UN SEUL BUT ont été le fruit d’une passion pour le sport et de rencontres. Ils ont été rendus possibles par les récoltes de matériel sportif et scolaire. Ce projet familial a aujourd’hui grandit pour être implanté dans deux pays. Ayant mené son projet de manière autodidacte, Véronique Oberli s’est rendue au Forum Educasport de Paris en novembre 2013 pour y rencontrer des acteurs du domaine du développement par le sport.
Durant ce forum, elle a pu écouter, participer et découvrir les autres personnes du domaine, mais également situer son projet. Comme elle le dit « savoir si l’on est juste ou faux». Les rencontres et les débats auxquels elle a assisté l’on confortée dans l’idée que ce qu’elle faisait « avait du sens ». Pour elle, les mots utilisés là-bas étaient différents, mais l’approche était identique à la sienne.
Aujourd’hui, même si elle avoue que ses actions grandissent et qu’elle se demande comment faire, elle continue à chercher des pistes pour couvrir les frais d’acheminement des nombreux équipements récoltés afin que les jeunes puissent jouer au football. Avec toujours la même passion et le même enthousiasme.

LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE

 

DSCN0090cours pour les coachs (2)la pose184

LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE (Nelson Mandela)

Bonjour à tous les amis-es d’un SEUL BUT

Petit flash back et bilan sur mon séjour aux 4 coins du sud Kivu et au Burundi au nom d’UN SEUL BUT-projets de sport pour apprendre à vivre ensemble.

Après plus de 48h de voyage, presque 10’000km séparant notre maison familiale de Marin (Marin-Zürich-Bruxelles-Bujumbra-Bukavu) et ma nouvelle maison de Bukavu, j’ai posé mes 3 gros bagages pour quelques jours. Ceux-ci sont remplis de matériel récolté en Suisse, dons de nos amis sportifs, mais aussi de matériel médical ( soignants-patients-pharmaciens)… matériel qui fera des heureux au gré de mon marathon….. car il s’agit bien ici de marathon…. mais celui-ci prendra une allure encore plus particulière puisque il se fera avec une jambe bien abîmée suite à la rupture de mon tendon d’Achille lors d’animations sportives avec les écoliers-ières la première semaine….aie aie aie…. une ambassadrice du sport blessée…. quelle affaire !! au moins, lors des cours sur les soins sportifs et massages, je pourrai donner un exemple très concret d’une blessure sportive avec hématomes (chez les blancs on les voit bien ), oedèmes, douleurs… et nous pourrons revoir les 4 principes de base de soins : le fameux RICE : Repos (pas le temps ahahah), Ice (pas trouvé de glace mais les bains de pied dans l’eau froide feront l’affaire), Contention (oui) et Elevation !!! vous ajoutez des anti-inflammatoires et des pommades, une bonne dose de courage, de volonté, le soutien des amis-amies africains-es, et de ma petite famille en Suisse (qui avait mission de ne pas en parler pour ne pas affoler tout le monde en Suisse).

 

J »ai puisé mes forces et gardé le sourire tout au long du voyage car devant tant de misère, tant de personnes qui n’ont pas la chance d’être soignées, je réalise que je suis une « chanceuse » … certains malades n’ont pas l’argent pour se payer 1 boîte de Dafalgan ou être hospitalisé, des mamans meurent en accouchant manque d’antibiotiques ou de matériel, les femmes sont souvent victimes de viols et violence sexuelle, des bébés meurent de faim… alors, je ne peux décemment pas me plaindre de mon sort.

 

Durant ces 4 semaines, je voyagerai beaucoup, sur des routes parfois très difficiles… et toujours ébahie devant la dextérité des chauffeurs!!! Je sillonnerai les villages du Sud Kivu, des villages du bord du merveilleux lac Kivu aux villages les plus reculés dans les collines…. une végétation dense et luxuriante… des paysages qui changent après chaque colline, derrière chaque colline une autre réalité… je découvre avec des yeux de musungu (mais grande amoureuse de l’Afrique) ce pays qui est souvent décrit comme un lieu très dangereux, où la guerre sévit encore… je sais que cette région des Grands Lacs n’est pas sans danger… j’entends chaque jour les récits de mes amis-amies congolais et burundais, les drames vécus, les familles décimées ………. l’exode forcée vers les villes, telles que Bukavu, Goma ou Bujumbura… villes qui ont vues leur démographie explosée… mais pas les moyens financiers pour apporter l’eau et l’électricité dans chaque quartier. Bukavu est tentaculaire en plein jour…. la nuit, elle ressemble à une petite fourmilière ….. en fait, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas d’électricité… donc pas de lampes dans les rues et les maisons !!

 

Durant ces 4 semaines, je visiterai de nombreuses écoles, j’irai saluer les tout-petits des écoles maternelles, (école qui reçoit les petits frimousses angéliques dès 3ans), les enfants des écoles primaires et secondaires ainsi que les grands étudiants de plus de 20ans dans les lycées. A chaque fois, je suis très bien accueillie… les plus petits chantent : « soyez la bienvenue chère visiteuse… » l’hospitalité est une grande valeur en Afrique (valeur un peu oubliée en Occident)!! Les structures scolaires sont bonnes, le corps enseignant motivé mais le manque de matériel scolaire est flagrant… sûr que les dictionnaires, livres et autre matériel éducatif prochainement envoyés par container seront accueillis avec joie et bien utilisés.

 

Je suis heureuse aussi de parler avec les préfets et enseignants en abordant les thèmes du sport dans les écoles… par seulement pendant les « les leçons de gym » mais aussi durant les récréations. A Katana, notre projet pilote et pionner, les activités sportives durant la grande récréation sont quotidiennes, tous les jeux sont mis à disposition des élèves. Ceux-ci peuvent donc se défouler et s’amuser, jouer en équipe aux jeux de ballons, ou sauter à la corde ou l’élastique (dangereux pour les personnes plus âgées aahah), jongler avec de petites balles ou les affaires de cirque…. Enfants et professeurs ont compris le bien-être physique et mentale que cela apporte. Le programme « école bouge de Suisse » a trouvé preneur dans cette école EPSK située à quelques mètres seulement du lac, lieu paradisiaque où les fleurs colorées et les papillons se côtoient avec grâce.

 

Je remarque que je suis principalement intervenue dans des écoles ou les centres de jeunesse… c’est vraiment le lieu par excellence pour rencontrer les enfants, les jeunes et les adultes, les filles et les garçons, les encadreurs, les coachs… pour parler éducation-sport et santé… les piliers d’ UN SEUL BUT !

« Le sport a le pouvoir de changer le monde parce qu’il a le pouvoir d’inspirer les êtres. Autour de nous rares sont les actions capables d’unir les peuples. Le sport parle à la jeunesse dans un langage qu’elle comprend. Il fait naître l’espoir là où, auparavant, n’existait que le désespoir. Il est plus fort que la politique et que les gouvernements pour briser les barrières raciales, vaincre la discrimination et les préjugés». Nelson Mandela

 

Hommage à Nelson Mandela qui a trouvé les mots justes…. LE SPORT A LE POUVOIR DE CHANGER LE MONDE … cette phrase va me porter durant tout le voyage… un rêve qui devient réalité pour des dizaines d’enfants et de jeunes…. une autre phrase, tirée du film fétiche  Africa United… « ON JOUE COLLECTIF » me réjouit et me donne l’énergie de continuer, inlassablement… même sur un pied !! et cette manière de travailler ensemble, main dans la main avec « nos partenaires-bénéficiaires » est la preuve qu’il faut être uni, regarder dans la même direction, partager nos savoirs et connaissances pour aboutir à un bon résulta

1234



" Qui voyage ajoute à ... |
LOCATION MAISON DE VACANCES... |
Les randos de Jérome et Vir... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Voyage en équateur
| Les frenchies chez les Roug...
| BLEU MARINE