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Pensées sur le chemin du retour et réflexions sur notre mission 2017

Thibaud et les petits de l'école maternelle Mama Gina avec les footballeurs de Cahi collectif avec les filles de Burhale Xamax sur l'île d'Idjwi

Petit Bonjour depuis la mer Méditerranée que nous survolons actuellement !
Dans 1h20 nous serons à Istanbul, enfin. Istanbul , au carrefour des mondes et des cultures.
La Nuit a été longue mais j’ai pu m’assoupir quelques heures . J’ai mal aux fesses d’être assise
Quelle joie de découvrir et déguster le petit déjeuner turque : petit toast avec fromage fondu, champions et poivron, petits fromages avec olives et tomates et terminer par un petit gâteau aux abricots …. UN vrai bonheur !! Ça sent la maison.

Le bleu de la mer contraste avec les étendues jaunâtres des déserts et la neige sur les montagnes turques que nous venons de survoler . Notre petite planète bleue est vraiment Belle avec ces paysages africains contrastés et Notre Thibaud a de la chance de les avoir presque tous parcourus. Quelle richesse pour lui de ressentir et comprendre les joies et difficultés de chaque population.

Chaque voyage est pour moi une aventure … je partage le temps d’un vol ou trajet en bus, la vie de personnes inconnues. Qui sont-elles ? D’où viennent-elles et où vont-elles ? Que font faire les occidentaux et asiatiques dans les pays africains et vice-versa ; que vont faire les Africains en Occident?? Fuient-ils leurs pays pour cause de violence? Vont-ils étudier ou travailler pour nourrir toute une famille ?? Les aéroports sont témoins de larmes de joie ou de tristesse et ces moments de vie m’émeuvent beaucoup : Amoureux et familles qui se séparent le temps de qq jours, mois ou années, retrouvailles tant attendues … la notion du temps est si différente : parfois des secondes d’attente peuvent paraître une éternité , et des heures filent en 1 seconde ! 


J’aime la phrase de Mon Cher Jean Vanier :

« Chaque personne est une histoire sacrée »


OUI , chacun de nous vit son histoire et je remercie toutes les personnes qui ont fait un bout de chemin avec moi, parfois même sans le savoir !!

Mon expérience dans ma chère région des Grands Lacs me fait prendre conscience, après chaque voyage que nos conditions de vie sont différentes , et que c’est en allant sur place, sur le terrain ,  » dans les périphéries » comme le dit le Pape François que je peux mesurer et évaluer si nos projets sont pertinents et ont du sens !! 

Je ne supporte pas les personnes qui font des grands projets depuis l’Occident sans tenir compte des besoins et attentes des bénéficiaires et partenaires!!! C’est en travaillant ENSEMBLE , main dans la main , avec chacun un esprit d’ouverture que nous pourrons mener à bien un projet réaliste et réalisable!
Nous avons pris le temps avec nos partenaires les plus proches de faire un bilan, un feed-back des projets éducation et sport d’un seul but … quelles richesses dans nos discussions et échanges … Un équipement de sport et quelques ballons de foot, basket donnés …dans une telle école ou un petit village peuvent changer beaucoup de choses … la rencontre avec des coachs passionnés comme notre ami burundais Gervais et ceux du Kivu le prouvent à chaque fois : le sport apporte Beaucoup sur le plan humain et social et est également un vecteur de
graines de paix et de tolérance.

Le sentiment que nous avons travaillé selon les besoins , je l’ai vécu très fortement aussi dans le domaine médical en voyant que de jeunes médecins et infirmiers se sont lancés dans un projet d’ouvrir un centre de santé grâce au petit matériel reçu … blouses , draps , petits instruments médicaux, pour offrir à une population très démunie des soins d’urgence et de qualité!

Grande émotion aussi que moi, la petite infirmière, puisse partager ma pratique en Suisse, importance primordiale d’être pleinement présent au lit du patient en prenant compte tous ses besoins fondamentaux, en soignant notre patient dans sa globalité : physique, mentale, émotionnel et spirituel ! Une douleur diminue de moitié si l’on prend le temps d’écouter vraiment Notre malade , de s’asseoir à ses côtés et lui dire : j’entends et je vois ta douleur …

 

Voilà … je reviens grandie de cette belle mission 2017 et je remercie encore et encore toutes les personnes qui croient en nous et nous aident à donner du sens à nos projets d’Un SEUL BUT.

 

Témoignage de Thibaud sur son blog Sansmpaka après la visite à la prison de Kabare RDC , janvier 2017

Témoignage de Thibaud sur son blog Sansmpaka après la visite à la prison de Kabare RDC , janvier 2017

 

distribution de vivres avec l'équipe de l'aumônerie d'Adrien prison de Kabare

Le regard vide, le ventre creux

La première enquête d’Albert Londres, ayant fait scandale en France et plus largement dans le monde occidental, traitait du « Bagne de Cayenne ». Lorsque que je l’ai feuilleté, j’étais en partie convaincu que des atrocités pareilles ne pouvaient pas avoir lieu, cent ans plus tard. Un autre papier de ce célèbre reporter révélait les atrocités commises par les belges dans leurs colonies. C’est le fameux scandale des « mains coupés ». A nouveau, la barbarie dont faisait preuve certains coloniaux me paraissait être de l’histoire ancienne. Mais aujourd’hui, je sors de la prison de Kabare et tous mes idéaux se sont envolés. Ce bagne se situe à deux pas de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu. Posé au sommet d’une montagne à l’entrée de la chefferie de Kabare, l’enceinte fait penser à une forteresse de brique rouge, laissée à l’abandon. Seuls les panneaux de l’entrée, annonçant de potentiels travaux, donnent l’illusion que quelqu’un se soucie encore de cet endroit.

Je m’y suis rendu aujourd’hui avec mon ami Adrien, qui est l’aumônier des prisons de la région. Il vient célébrer une messe pour les prisonniers à l’occasion du nouvel an. En effet, il a la lourde tâche de souhaiter une bonne année aux détenus.

Pour toutefois adoucir ce moment difficile, Adrien et l’équipe de l’aumônerie a toutefois prévu un petit présent à distribuer à chacun des prisonniers. J’étais déjà venu dans cet endroit il y a quelques jours

Les prisonniers paient le prix fort de la gestion inexistante du pays, l’indifférence et de la corruption des pouvoirs publics. Lors de ma première visite, j’avais appris qu’aucun d’eux n’avaient mangé depuis plusieurs jours déjà. Mais Adrien, en apprenant la nouvelle, a couru acheter des haricots pour ces pauvres hommes qui purent enfin se restaurer, pour la première fois depuis 5 jours. Depuis ce repas frugal, datant de la semaine dernière, rien ne leur a été donné, si bien que pour se rendre à l’office, beaucoup ont à peine la force de se déplacer. L’endroit en lui-même est plus qu’insalubre : les 242 détenus se partagent une cour principale et trois dortoirs. La plupart n’ont pas de lit et dorment par terre, entassés les uns sur les autres. La cour sert accessoirement de terrain de football, lorsque les détenus ont la force de jouer. Ma mère et Adrien essayent par ce biais, de rendre leur souffrance un peu moins invivable. Un dortoir a aussi été fermé à cause d’une tentative d’évasion où les hommes, morts de faim, ont tenté d’enlever les briques du mur à coup d’ongles. Ils y sont presque parvenus. Il ne restait qu’une brique.

Pendant la messe, la plupart d’entre eux sont assis par terre, leurs pieds nus dans la poussière. Malgré la chorale qui donne de la voix, tente de réchauffer l’atmosphère, ces hommes regardent dans le vide. Certains n’ont même pas la force de se lever. Adrien leur offre une messe pleine de messages d’espoir, mais il est difficile de savoir si ces paroles parviennent jusqu’aux oreilles de l’audience. Après quelques minutes, un homme s’effondre. Sans s’affoler, ses voisins lui empoignent les mains et les jambes et l’emmène dans la pièce qui sert d’infirmerie. Il recevra un peu d’eau et quelques biscuits, juste de quoi le réveiller. Il sera bientôt rejoint par un autre jeune homme, s’étant lui aussi effondré durant la messe. Mais lui n’a pas la chance d’avoir un lit, il restera sur les graviers devant l’infirmerie. Lorsqu’Adrien a terminé, nous leur offrons les cadeaux. Les petits sacs contiennent du savon, du sel, du sucre et du soja. Malgré quelques visages qui esquissent un sourire, la plupart continuent à venir demander davantage. Je comprends réellement ce que l’expression « mourir de faim » signifie depuis ce moment-là.

Le dernier cadeau est un sac de chou, que tous les détenus devront se partager. Il n’y en a toutefois pas suffisamment pour que chacun puisse en recevoir un. La distribution se fera à la lancée, celui qui attrapera un chou sera alors aussi heureux qu’en danger. Ici, c’est la loi du plus fort. Nous réservons toutefois deux choux pour la seule femme détenue dans ce bagne. Avec ses deux jumelles de trois ans. Ces enfants sont nés en prison et n’ont jamais vécu en dehors de ces murs de pierre. Le tribunal n’ayant trouvé personne pour les garder, elles ne connaitront jamais la liberté et l’insouciance de l’enfance mais la faim, la promiscuité et l’enfermement.

Ces gens ne sont sûrement pas des anges. Mais à défaut d’être des anges, ils restent des êtres-humains. Personne ne devrait vivre dans ces conditions. Une somme d’argent a surement dû être alloué par les pouvoirs publics à la gestion des prisons, mais elle a été détournée avant d’arriver jusqu’ici. Déjà que la vie en dehors de l’enceinte est particulièrement difficile, ici elle semble impossible. Même des enfants vivent dans cet enfer. Les seules personnes qui se battent et qui réussissent à faire survivre ces pauvres bagnards sont les membres du clergé. Sœurs, Abbés, ou simples membres de la communauté religieuse essaient de faire respecter les droits humains, de nourrir et de rendre un peu de dignité à ses pauvres oubliés. L’Etat profite, l’Eglise se débat, comme c’est le cas pour beaucoup de choses dans ce pays. Même les applaudissements et les sourires, lorsque Adrien m’a présenté comme celui qui leur amenait les ballons, le fils de Da Véro, ne me consoleront pas de la souffrance qui régnait dans cette prison et que j’ai ressenti si vivement. On m’avait prévenu que cette prison était une des plus dures du pays. Bientôt j’irai visiter la prison centrale de Bukavu, que l’on m’a décrite comme plus clémente. J’irai bientôt voir par moi-même ce que cela veut dire ici.

Heri Kwetu:le monde des fragilités humaines

THib et les enfants d'Heri Kwetu Moïse aime les cheveux de ThibaudDa Véro et ses petits amis d'Heri Kwetu

Lorsque l’on arrive au centre d’Heri Kwetu on plonge dans le monde des fragilités humaines et nous rencontrerons des personnes souffrants de handicaps différents ! De jeunes enfants marchant en béquilles ou avec des prothèse ( suite à des amputations causées par la Violence de la guerre et plaies par balles ) , des bébés plâtrés aux 2 jambes suite aux opérations de pieds bots que pratique chaque semaine le Dr Jeff Avec son équipe, enfants et adultes sourd-muets , patients paralysés … même si nos cœurs sont Remplis d’émotion, nous voyons que ce petit monde est JOYEUX.

Nous retrouvons la responsable qui nous accueille dans son bureau ; nous parlons sport et éducation et c’est avec une JOIE réciproque que nous échangeons. Elle nous parle des jeux paralympiques que le centre organise chaque année et nous lui donnons quelques ballons colorés, corde à sauter, petites ballons souples pour la rééducation… viendra encore des raquettes de tennis et ballon de foot.

Thibaud a tenu sa promesse faite à Laure : faire un bisou au jeune Moïse , enfant abandonné et IMC. Moïse est ravi de nous voir et tire allègrement les cheveux de Thibaud …

Nous passons aux ateliers de couture pour acheter de l’artisanat fabriqué ici. une manière aussi d’être solidaire et de valoriser ces chefs d’œuvres !! Un jeune Kiné nous fait la visite des salles de rééducation, étape si importante dans la rééducation des personnes… nous échangeons comme des collègues car j’ai Beaucoup travaillé dans ce monde du handicap. L’atelier de fabrication des prothèses intéresse bcp Thibaud.

Infirmière des prisonniers

 plaie au prisonnier brûléplaie brûlure

Une grande journée à la prison se termine….. fatiguée mais heureuse d’avoir pu participer à soulager un patient prisonnier gravement brûlé!
Le pauvre s’est renversé de l’huile brûlante … sa jambe droite est très atteinte et comme il attendait depuis ce matin pour nettoyer sa plaie, celle-ci servira de repas aux dizaines de mouches. 


Arrivée tôt le matin pour donner un petit cours sur les plaies , parler du sport, (explications- démonstration des exercices d’un parcours Vita adapté au milieu) et formation sur le massage, mes amis médecins ( aussi des prisonniers) me parlent d’un cas arrivé hier avec de graves brûlures. Un autre est décédé de diarrhées ( probable choléra) dimanche matin et au autre encore est mort de faim dans l’autre prison …. des drames terribles mais qui sont monnaie courante ici . Paix aux défunts.

Nous allons ensemble vers ce patient et comme j’ai du matériel de pansement spécifique je retraverse la ville pour aller le chercher.

Nous attendons l’infirmier de la prison pour nous mettre au travail … nettoyage de la plaie très étendue et mise en place d’un pansement à 4 mains Avec mon collègue congolais sous les conseils avisés des 2 médecins.

Un beau travail d’équipe où chacun a amené ses compétences. Le patient a souffert mais je prie pour que sa santé s’améliore vite.
À côté , sur un matelas crasseux posé à même le sol, un autre patient, d’une maigreur terrible regarde dans le vide en attendant que sa perfusion d’antibiotiques se termine …. il a le palu et est HIV …quelle détresse dans son regard.

De retour dans ma « maison », je vois encore la petite Jasmine, petite fille que avait touché le coeur de Laure avec des problèmes cutanés graves. La petite a bien grandi et s’est épanouie. Sa peau va mieux mais il faut continuer le traitement. Ma gratitude au Médecin dermato qui me soutient Beaucoup.
Comme cadeau, Jasmine chante une chanson pour sa tantine Laure, vidéo que j’enverrai ce soir.

 

« L’amour, ce n’est pas faire des choses extraordinaires, héroïques,

mais faire des choses ordinaires avec tendresse »
Jean Vanier

DES CADEAUX DU CIEL POUR LES EX-ENFANTS SOLDATS AU FOYER DE PAIX

joie des jeunes avec le mat de foot réception mat de foot réception livres de français réception équipement foot 10'000 km entre Grandson et Murhesa

arrivée du matériel d’UN SEUL BUT dans les régions du sud KIVU….  voici un  message de paix et du VIVRE ENSEMBLE par le sport  comme vecteur social et pédagogique, promotion de la Santé physique et mentale, qui valorise les potentiels de la jeunesse , offre joie et plaisir mais aussi confiance en soi , esprit d’équipe, « ETRE ENSEMBLE , dépassement de soi, confiance, complémentarité, persévérance , victoire et défaite , outil d’intégration et sentiment d’appartenance, savoir être et savoir faire …..

LES AMIS SUISSES ONT FAIT DES HEUREUX PARMI LES EX-ENFANTS SOLDATS EN PHASE DE REISERTION SOCIALE AU FOYER DE PAIX GRANDS LACS. JE VOUS TRANSMETS ET PARTAGE LEUR PROFONDE GRATITUDE. P. Roger

Vidéo des jeunes footballeurs congolais de Walungu à l’entraînement

Ils s’entraînent avec un réalisme  total de gagner leur match ce dimanche. Avec leur nouveaux équipements offerts par nos ami(es) de la suisse.

Merci pour le projet UN SEUL BUT. Vous contribuez à l’épanouissement de nos jeunes au fond de nos villages

Jean-Baptiste Bahati

https://www.facebook.com/video.php?v=616463831796180

Le pouvoir magique d’un ballon de foot

Le pouvoir magique d'un ballon de foot dans Non classé petit-footballeur-150x150 junior-xamax-burundi-150x150 dans Non classé match-des-filles-avec-foule-de-spectateurs-150x150

Véronique, marraine et fidèle bénévole d’IMBEWU, s’est rendue au Congo, dans la région du sud-Kivu, pour suivre et distribuer le matériel sportif récolté par sa famille dans toute la Suisse romande. Une voyage qui constitue une étape de plus dans une aventure débutée par hasard il y a sept ans. Récit.

Ils sont des centaines, rassemblés en ce dimanche de février 2013 autour du terrain de sport au centre du village de Kabare. Les femmes sont parées de leurs boubous multicolores. Les hommes les plus âgés ont sorti leurs costumes impeccables, bien qu’un peu fatigués.
Tous regardent le spectacle qui
a lieu sur le terrain de football. Quatre piquets pour les buts, de l’herbe haute de
cinquante centimètres ici, de la terre
battue par les passages des troupeaux un peu plus loin. Derrière le public, des bananiers, des manguiers et des champs de manioc. Je me sens presque gênée, mais tellement fière. A mes côtés, Adrien aumônier de la prison centrale de Bukavu  et Paul mon ami prêtre et directeur d’école, savourent ce moment de communion sociale.

Sur la pelouse, deux équipes de jeunes femmes, les premières du sud-Kivu, cette région du monde surtout connue en Europe pour ses guerres meurtrières.

Mais en ce moment, les cris fusent, les applaudissements aussi. On commente les actions. Les gens prennent du plaisir.

Cela fait deux semaines que mon voyage a commencé. Il durera encore autant.

Mais le scénario se répétera encore et encore, au fil de la distribution du matériel de football arrivé par container peu avant moi. C’est notre sixième envoi.

Et aujourd’hui, je peux prendre la pleine mesure de ce que signifie cet échange.

Sentir aussi que les heures passées à faire connaître notre action ; récolter le matériel partout en Suisse romande, empaqueter, étiqueter, ont une valeur que l’on peine à discerner chez nous.

Toute ma famille est mordue de football.

C’est par cette passion, combinée à une rencontre improbable, que notre aventure a commencé en 2005.

Infirmière, j’avais rencontré Maggy Baranktisé lors d’une conférence à Neuchâtel.
Cette Burundaise parcourait
l’Europe pour récolter des fonds et construire un hôpital. Maggy m’a invitée à venir à Ruyigi, au Burundi, avec ma famille. A l’époque, ce voyage était un peu fou, dangereux pour beaucoup.

L’accueil a été magnifique. Le pouvoir d’échange du football incroyable.
Nous avons
décidé de continuer à aider Gervais, éducateur-entraîneur bénévole qui chaque jour entraîne des jeunes, sans tenir compte ni de la religion ni des ethnies.

Aujourd’hui, notre action a pris de l’ampleur. Le principe est toujours le même: permettre à des enfants, garçons ou filles, de découvrir les valeurs de solidarité, de discipline et d’échange que le jeu en équipe peut engendrer. Cet échange est basé sur la confiance. Nos contacts sont des amis. Nous partageons les mêmes valeurs, construisons ensemble sans prétention. Mais avec une motivation profonde : celle de défendre,à notre échelle, les droits des enfants à un avenir meilleur.

Durant ce mois de février, j’ai vécu des moments fabuleux. Sur le visage des enfants et des adultes, le bonheur est à la hauteur des dons de matériels reçus partout en Suisse romande. Une trentaine d’équipes ont été créées, toutes habillées aux couleurs des clubs romands. Des repas d’après-match ont été organisé, des discussions sans fin ont créé des liens et amené de la joie. Ces instants magiques valent tous les salaires
: une incroyable motivation à continuer. Sans compter son temps.

Pour que la solidarité de nos amis d’ici puisse continuer de permettre à nos amis de là-bas d’avancer.

Par
Véronique Oberli

 

La tribu Oberli c’est…

Véronique
Maman,
infirmière à domicile et
rouage essentiel de l’opération familiale. Adolescente, elle rêvait déjà d’Afrique. 44 ans.

Patrick
Journaliste,
passionné de football. 43 ans.

Laure
Etudiante en ethnologie à Neuchâtel. Joue au
football et pratique le djembé. 20 ans.

Thibaud
Lycéen,
musicien (guitare électrique),
ancien gardien de football (NE Xamax junior). 17 ans.

Bastien
Termine son école secondaire.
Joueur M17 NE Xamax. 15 ans.

CHACUN SA PETITE GOUTTE D’EAU

 

CHACUN SA PETITE GOUTTE D'EAU dans Non classé gouttes-deau-150x150le-camion-charge-avec-papi-150x150 dans Non classécest-parti-pour-un-autre-continent-150x150la-recolte-oberli-150x150par-ou-commencer-150x150meme-ciboulette-participe-150x150tous-ensemble-on-est-plus-sports-150x150transmission-des-maillots-du-fc-st-blaise-a-uvira-150x150

 

CHACUN SA PETITE GOUTTE D’EAU

Une grande semaine d’ambassadrice se termine, avec sur la balance plus de 700 kg de matériel scolaire-médical et sportif récolté + un équipement médical complet ; tout ceci apporté dans le grand container bleu qui partira en mai, avec les bons soins d’Ambroise et de Marcel.

En effet, vendredi 12 avril 2013, branle-bas de combat chez la famille Oberli-Monnier… après l’envahissement de la maison des jours précédents, tout est prêt à partir… les sacs et cartons préparés avec soin et beaucoup d’amitié changeront de continent dans quelques jours !!!

La folie de Da Véro ( petit nom donné au Congo)…a contaminé toute la famille………

Le réveil sonne à 05h chez Da Véro… celui de ses parents à Bienne à 06h15.. Papa Eric va acheter quelques longues planches qui serviront pour construire des buts ou monter des filets de volley ou de tennis…et surtout prendre le véhicule de location. Maman Jocelyne se lève également car c’est elle qui conduit papa  Eric au magasin.

Premier voyage via Marin… pendant ce temps, Thibaud et Babou sortent de leur lit très tôt… malgré  les vacances scolaires, mais ils le font de bon coeur pour leurs jeunes amis africains…. chargement de tout ce matériel entreposé dans le garage, le sous-sol et dans la maison des Oberli’s…

sacs, cartons, filet de ballons, matériel médical… tout est apporté avec efficacité dans le camion, géré par papa Eric…. Même le chien Ciboulette donne un coup de …patte !!! Ensuite voyage direction Aarau où un immense container bleu attend d’être rempli… déchargement et voyage retour. Tout se fait dans la  bonne humeur… MERCI Papa Eric, Thib et Babou.

Le retour de Bienne à Marin se fait sous une immense tempête de pluie, mais rien n’altère la joie de Da Véro qui imagine déjà les sourires et les cris de joie de enfants de Katana,  Ruyigi, Bujumbura, Mugeri, Walungu, Bukavu, Murhesa….

700 kg de matériel…………. mais derrière tous ces cartons et sacs, des visages, des noms, des rencontres merveilleuses faites en sillonnant les routes et les villages de Suisse romande !!

Je voudrais une fois rendre hommage à notre famille, nos amis qui nous soutiennent depuis le début de cette folle aventure et aux nombreux donateurs….. la liste s’allonge chaque jour…. et cela me réjouit beaucoup.

Chacun sa petite goutte d’eau… comme l’histoire du petit colibri… Une légende amérindienne raconte qu’il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul, un colibri s’activait et allait chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour éteindre le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :  « Colibri ! N’es-tu pas fou ? Tu crois
que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?

« Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part… »


Une petite goutte d’eau pour donner la joie et le sourire aux enfants de la région des Grands Lacs!! On joue collectif !

Durant mon dernier voyage africain en février, j’ai entendu des dizaines de fois : Da Véro merci d’être venue chez nous… et ne nous oublie pas… ne nous oubliez pas !!!

A cette phrase j’ai souvent répondu que derrière Da Véro et la famille Oberli, il y a beaucoup de personnes qui pensent à eux !! des personnes généreuses et solidaires: des enfants, des personnes âgées, des sportifs, des familles, des écoles, des clubs de sport, des associations, des magasins de sport, des entreprises….

chaque objet récolté a une histoire, un passé… et j’aimerai ici vous le partager.

Quelle émotion quand une jeune maman nous propose du matériel médical qu’elle utilisait pour son enfant gravement malade, ou ce garçon de
12 ans qui a enduré une grave maladie et apporte de belles et flamboyantes basket rouges trop petites…

Quelle émotion aussi lorsque mes patients des soins à domicile me proposent, malgré leur maladie, leur grand-âge ou leur handicap de donner du matériel médical, ou des livres…

Quelle émotion quand, après un décès d’une personne aimée, la famille et les amis font un don financier ou matériel…. malgré la douleur, ils trouvent la force de venir en aide aux autres, aux plus malheureux…

Que dire de cette petite grand-maman qui tricote toute la journée de magnifiques couvertures et les offre pour les petits d’Afrique…

de cette petite fille qui a trié ses crayons et stylos, ses livres et ses jouets…

de tous les voisins et toutes ces familles qui trient leurs armoires,leur garage…

des donateurs qui parrainent la scolarisation d’enfants et nos projets UN SEUL BUT afin de nous aider à prende en charge  les frais d’envoi et l’achat de matériel …

de tous ces clubs de sport qui également trient leur matériel…. et m’appellent régulièrement : Mme Oberli, on a des maillots, des ballons, des souliers pour vous..

de toutes les personnes-RELAIS…. qui passent l’info… et crée de nouvelles petites gouttes ….

des fédérations de sport qui répondent à mes mails et font suivre au sein  des clubs…. football, basket, volley, tennis, gym…

de toutes les personnes qui s’engagent à leur tour dans une récolte au sein de leur associations sportives ou clubs… qui acceptent de stocker pour nous des sacs et cartons….

de ce médecin qui prend sa retraite et nous donne tout son matériel médical….

des écoles qui nous donnent livres, dictionnaires, crayons, cahiers, peinture……..

des autres associations qui nous donnent la parole dans leur journaux ou des cartons de t’shirt neufs non utilisés

des amis journalistes qui écrivent des articles sur nos projets UN SEUL BUT …

des amies pharmaciennes et collègues infirmières qui récoltent des  médicaments et du matériel médical…

des catéchistes qui donnent lors d’un souper l’enveloppe qui contient une petite somme d’argent…

des entreprises qui nous envoient gratuitement du matériel ( brosse à dents, crayons, brochures et cahiers de sport et santé…

des magasins de sport qui font un geste en récoltant des chaussures …

la liste est longue, les visages multiples, les histoires de vie aussi…. MERCI à tous

 

Je réalise que j’ai beaucoup de chance de vivre cette expérience extraordinaire, de pouvoir passer d’un continent à l’autre, d’être le relais, le pont qui nous permet de travailler ensemble, main dans la main………… ON JOUE COLLECTIF, et ENSEMBLE, on est plus SPORTS…

Je terminerai par une citation qui me tient à coeur :

« Etre capable de trouver sa joie dans la joie des autres : voilà le secret du BONHEUR »  Georges Bernanos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE SPORT SANS FRONTIERES

LE SPORT SANS FRONTIERES dans Non classé rachel-coach-150x150 combat-150x150 dans promotion du sport dans la région des Grands Lacs centre-akamuri-150x150 dans voyage sud Kivu-Burundi 2013 rachel-akamuri-150x150 vero1-150x150

Rencontre avec une brave femme, Véronique Oberli (écrit par Rachel Irakoze, judoka ceinture noire)

Après son séjour de 1 mois au Sud-Kivu, Mme Oberli a eu l’occasion de passer par Bujumbura avant de rentrer chez elle en Suisse, Neuchâtel. C’était le 27-28 Février 2013.

Véronique est Infirmière de profession, épouse de Patrick Oberli lui-même journaliste sportif. Ce couple suisse a 3 enfants et est dévouée dans la collecte du matériel et des équipements sportifs de football, à destination des pays africains comme le Sénégal, le Congo, le Burundi.

Au Burundi, la famille Oberli collabore avec une école de foot de RUYIGI (l’Etoile de l’Est) et la maison SHALOM de RUYIGI (Orphelinat).

La famille Oberli œuvre dans le domaine du foot certes, mais le sport est sans frontière, c’est pourquoi Mme Véronique a visité le centre Akamuri, un centre pour jeunes enfants handicapés mental et où se donnent des cours de Judo (1fois par semaine) pour ces enfants

A son arrivée au centre, les enfants accouraient déjà pour la saluer. Puis la séance de judo commençait. Ensuite, la visite de tout le centre : les salles de classe, la salle de kiné, salle de jeux, etc…

Deux des valeurs du judo est l’Amitié et l’entraide et prospérité mutuelle; et Mme Véronique Oberli a bien témoigné : « J’ai rencontré de nouveaux amis, cela donne une nouvelle dimension à notre vision du sport…. le sport est ouvert à tous, sans tenir compte de l’âge, du sexe, de la religion, de l’origine ethnique et de l’état de santé mentale…. C’est génial !! « 

 

Nos projets de sport-éducation-santé à Katana, sud Kivu

Nos projets de sport-éducation-santé à Katana, sud Kivu dans Non classé mes-petits-amis-de-katana-150x150 preparation-du-materiel-pour-les-activites-sportives-150x150 dans Non classé preparation-du-materiel-150x150 seance-de-travail-et-dorganisation-150x150pleine-course-avec-la-parachute-150x150 le-jeu-du-parachute-150x150 atelier-de-jonglage-150x150 avec-les-footballeuses-150x150 concentration-et-fierte-de-reussir-150x150 fillette-a-lassiette-jaune-150x150 les-enfants-fiers-de-porter-le-materiel-150x150 sourire-dans-un-cerceau-150x150 beaucoup-denfants-150x150 cerceaux-et-sourires-150x150 les-filles-au-badminton-150x150 course-avec-raquette-et-balle-de-tennis-150x150 les-joies-du-jeu-150x150 paul-et-les-enfants-150x150

A tous les amis et amies, aux sportifs-sportives,

Jambo,

Habari gani, ce qui veut dire quelles sont les nouvelles en swahili ?

Mon séjour dans le sud Kivu se déroule à merveille et nous avons débuté les activités sportives avec les enfants et les jeunes de la région de Katana avec les amis
entraîneurs Paul, John, Bertin, Gilles, Anselme…

Jeudi dernier, Paul a sorti du local tout le matériel sportif qu’il avait reçu du container….. des sacs que je connaissais que trop bien et dont je croyais être débarrassée…. non j’rigole !! je suis très heureuse de voir que nos récoltes dans les clubs de Suisse romande ont trouvé leurs nouveaux propriétaires et provoquent beaucoup de joie.

Je vous jure que la joie, la fierté, les sourires que je vois sur les visages des entraîneurs, des jeunes sportifs me confirment que le temps passé à sillonner les routes de
Suisse, de passer de clubs en clubs, de trier des centaines de maillots, t’shirts, chaussettes, ballons d’empaqueter tout cela dans le garage…. , ce temps valait la peine d’être accordé à nos amis vivant dans l’hémisphère sud.

Jeudi 14 février donc, avec beaucoup de rires et de bonne humeur, nous avons sorti les divers jeux…. raquettes de badminton et de tennis, freesbee,  kit de jonglage,
matériel de ping pong, ballons divers : foot américain, foot, basket, volley…  j’étais émue de voir les sourires ébahis d’étonnement et de surprise des adultes… ils n’avaient jamais vu cela auparavant. Vous verrez leurs visages sur les photos…

Le parachute a fait grande impression, de par sa taille mais surtout ses couleurs et l’utilisation multiple que l’on peut faire avec.

Donc, séance d’organisation des activités pour les prochains jours, préparation des sacs et l’après-midi même, nous nous dirigeons sur le terrain de sport dans
le village. Durant tout le trajet, les enfants nous rejoignent et chacun reçoit un objet insolite… petite anecdote : une adorable petite fille a reçu une assiette de cirque et elle a demandé si c’était une nouvelle assiette pour manger les haricots !

Beaucoup d’enfants, de jeunes de l’Ecofoot nous attendent. Les footballeuses sont là et nous nous saluons en checkant nos mains… c’est bon le courant est passé car
la passion du foot nous rassemble !

Formation des groupes  pour les 5 ateliers : 1 jonglage avec le matériel de cirque, 2 badminton 3 jeu du parachute, 4 course avec raquette et balle de tennis dans des cerceaux, 5 foot-jonglage

Les yeux ont changé de couleurs, les regards étonnés ont découvert ses objets nouveaux et colorés, les sourires ont illuminé les visages, les cris et les rires ont retenti
sur le terrain…. moment magique et irréel pour moi.

Après des démonstrations de l’utilisation des jeux, les voilà lancés dans des exercices à deux, en équipe. Le parachute nous a rassemblé et amusé, nous
tournions vite, les jeunes avaient une énergie folle !! jeu des couleurs,  grande vague, forme de parachute ou cachette sous le parachute…. beaucoup de plaisir et de rire.

GRAND MOMENT !!

Ensuite nous avons laissé la place au FOOT, ce jeu collectif qui nous relie, nous passionne, nous emballe, nous fait vibrer….. tous ensemble pour UN SEUL BUT !!

 

 

 

 

 

 

 

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