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Visite d’Un Seul But aux foyers de la Paix

Laure et son amie Moniqueéquipes foyers de la paixéquipe des filles Murhesarencontre entre femmes

Visite d’Un Seul But aux foyers de la Paix

Ce matin, nous reprenons nos valises après une semaine passée aux côtés de nos amis de Katana pour notre prochaine destination Kambehe, aux Foyers de la Paix de notre ami Roger.  Roger est un passionné comme nous, un homme de grand coeur qui oeuvre depuis des années pour amener la paix dans cette région meurtrie par les guerres, la violence. Nous nous réjouissons profondément de cette journée , c’est l’aboutissement de plusieurs années de collaboration où notre participation principale réside dans l’envoi de matériel de sport et pédagogique.

Romain, Rosette ( soeur et frère de Roger) et ses enfants viennent nous chercher en voiture et nous sommes choyées comme des princesses. Le trajet est rempli d’espoir et d’impatience de plonger dans ce monde de Kambehe surnommé, « crèche des artisans de Paix », est en quelque sorte, une ECOLE DE VIE. On y apprend tout ce qui entretient la relation à l’autre, dans le respect et dans la dignité dont chaque personne a besoin pour grandir humainement.

Toute une équipe de jeunes, chapeautée par Roger travaille d’arrache-pied dans ces projets de travail communautaire : ce travail communautaire est  un lieu de rencontre, d’expression et de valorisation des capacités humaines, spirituelles, techniques, de collaboration, de compassion et de partage. Des jeunes issus des milices armées sont pris en charge par notre ami Roger et celui-ci les a sensibilisés à jeter les armes et à venir au Foyer de Paix en vue d’un encadrement de détraumatisation et d’une  formation professionnelle.  C’est donc avec les emblèmes de paix, respect et solidarité que nous arrivons avec notre ballon de foot….

L’accueil sur place nous laisse sans voix ! Des femmes, des mamans , belles comme des princesses sont là pour nous saluer aux rythmes de leurs chants et danses. Comme le dit  notre Ami Roger : « lorsque les mamans dansent c’est la vie qui renaît dans nos familles ». La hutte traditionnelle, construite par les jeunes est splendide et nous plonge dans la réalité locale… un endroit sobre, beau, fonctionnel où seul le nécessaire est présent… belle leçon de vie pour nous occidentaux habitués au superflu et « luxe ». Tous les groupes des Foyers de la Paix sont là… mamans, apprentis de menuiserie et maçonnerie, appentis couturières, et NOS FOOTBALLEURS.

Discours d’accueil, remerciements…. des mots qui nous touchent au plus profond de notre coeur et nous prouvent que nos équipements, nos ballons, notre soutien vaut la peine et redonne forces et confiance aux gens d’ici.

Des cadeaux arrivent vers nous avec des chants et danses…. un superbe coq et un lot de bananes…. olalalal, je vous jure que je n’en menais pas large de porter ce coq ( 1ère fois de ma vie)

A notre tour de remercier nos nouveaux amis-amies, de leur dire notre joie d’être parmi eux, de partager leur vie durant quelques heures. ON EST ENSEMBLE, TUKO PAMOJA.

La visite se poursuit avec un arrêt vers la fontaine (faite en collaboration avec une association Suisse AMANU KWENU, dont nous sommes partenaires ) MERCI Erika d’avoir apporté l’eau dans ce village. L’EAU, si importante pour la vie quotidienne et exige un travail harassant des femmes et jeunes filles qui doivent porter sur leur dos des 20kg …

Nous repartons en dansant pour la suite du programme :  visite dans les champs où les femmes travaillent durement à planter les graines de haricots, de manioc, de blé…  reboisement des terres par la plantation d’arbrisseaux , très important dans cette région où l’on coupe les arbres pour cuisiner… Roger est un grand écologiste et pense à l’avenir de ce pays. Heureusement, nous sommes venues en basket et nous sillonnons les chemins aménagés et travaillés à la sueur du travail . Nous rencontrons sur les petits chemins, les enfants étonnés de voir 2 musungu … belle rencontre avec des jeunes enfants aux sourires merveilleux… la joie est partout malgré la grande pauvreté : 2ème leçon de vie !

 Après un délicieux repas pris dans les murs du Grand Séminaire et surtout partagé autour d’une table d’amis, nous repartons avec des forces nouvelles sur … LE TERRAIN DE FOOT  et nous allons à la rencontre des joueurs. Grande joie de voir tous ces maillots de foot colorés  de nos équipes donatrices en Suisse… Grandson Tuileries, Rheinach….

6 équipes, aux couleurs d’UN SEUL BUT vont jouer sous un magnifique soleil et les cris des supporters. Mots de salutations et encouragements aux diverses équipes : la première est une équipe composée des ex-enfants soldats, d’une jeunesse sacrifiée par les seigneurs de la guerre nous attend . Grande émotion de les voir évoluer, jouer ENSEMBLE et dans un cadre fair-play , de jeu collectif. Une autre équipe de filles vient de voir le jour et nous les encourageons fortement à poursuivre sur cette voie de l’émancipation des jeunes filles par le sport ( confiance en soi, respect, valorisation, ouverture sont nos mots d’encouragements). D’autres équipes viennent nous saluer, nous demander un soutien matériel…grand rôle d’ambassadrices du sport !! Laure,  ma belle aux yeux bleus est fortement sollicitée par la gente masculine et sportive  et a même trouvé une petite amie qui ne veut plus lâcher sa main. Rencontre et PONT entre nos 2 mondes.

 La journée se termine et nous repartons avec des émotions fortes plein le coeur, des signes d’amitiés et de reconnaissance, de nouveaux visages, de nouveaux espoirs.

Je terminerai ce récit par les mots de notre Ami Roger

« CONFIANCE !  J’ai confiance en Dieu. A son école, j’apprends chaque jour à faire confiance en l’homme et en ces femmes qui m’ont donné la vie  !  Les expériences de la vie m’ont donné le temps de rêver, de me casser le nez, de tomber et de me relever… Et ce n’est pas fini !   Néanmoins, je découvre que les moments les plus sublimes  sont ceux où j’ai fait confiance… La vie demeure belle  et elle vaut la peine d’être vécue.

Il n’y a que l’AMOUR et la CONFIANCE d’un Enfant qui peuvent  nous garantir la JOIE devant les « événements »  de l’histoire. Heureux ou douloureux, ils demeurent « nos maîtres intérieurs ». Roger

 

Une journée pas comme les autres avec l’association Sentinelles

écoliers primaires à Nyantende Laure avec Safari et les orphelins maman Véro et les petits enfants du village paysage de Nyantende

Une journée avec l’association Sentinelles chez les veuves vulnérables de Nyantende  (sud Kivu RDC)

 

Je profite d’une journée de repos pour vous raconter notre première semaine. Nos corps sont éprouvés par la chaleur ( 25-28 degrés), des maux de ventre provoqués par la Malarone ( médic contre le palu)  et par la fatigue. Laure et moi venons de vivre 3 jours sans eau…… et l’électricité est un luxe ici et on ne parle pas de la connexion.

Une semaine remplie d’expériences incroyables et intenses, tant physiquement qu’émotionnellement. Notre Afrique est si belle mais aussi très dure, dure par ses contrastes….. ses inégalités et  injustices.

Nos journées commencent très tôt le matin (06h) et pas question de faire la grasse matinée. Les gens vivent au rythme du soleil et comme la nuit tombe à 18h30, les activités débutent de bon matin.

Nous avons partagé la vie d’une journée  de l’asso Sentinelle (dont le siège est à Lausanne) qui oeuvre auprès des veuves vulnérables ( très très pauvres). Deshi notre super chauffeur expérimenté est venu nous chercher avec Da Rachel et Safari, les assistants sociaux. Nous voici donc à 5 dans le véhicule qui nous amène dans le village de Nyantende, à qq kilomètres de Bukavu, la capitale de sud Kivu. Les routes congolaises sont sinueuses, sur la fameuse terre rouge et avec des trous partout. Au moment où la route nous paraissait presque impratiquable, passe la chanson de Black M «  sur ma route »…. grand éclat de rire général et nous nous mettons à chanter …. A ce moment, un convoi funéraire porte le corps d’une personne décédée et le ramène à la maison pour la veillée. Le village entier est à sa suite. Ici tout se vit en famille et avec la communauté, rien à voir avec nos habitudes occidentales où des personnes peuvent mourir seules dans leur appartement.

Nous nous dirigeons vers  l’école du village. Tout au long de la route des dizaines d’enfants de tous âges marchent avec leur cartables. Ce sont les enfants qui ont été chassés de l’école car les parents n’ont pas payé les primes scolaires ( 5-10$ par mois). Les écoles sont d’une extrême pauvreté, les toits quand il y en a sont en tôle au en paille…. 50-70 enfants dans la même classe. Ici Safari paie les frais scolaires des enfants des familles prises en charge par Sentinelle.

Notre périple se poursuit vers une première famille, dont la hutte en   terre et toit en paille était dans un tel état de délabrement que la pluie tombait dans la maison. Imaginez la vie de cette vieille maman ( env 75-80 ans) , sa fille et ses orphelins …. comment peut-on vivre dans une maison humide, dormir par terre sur des nattes mouillées, essayer de faire la cuisine avec des braises mouillées…. sans parler des maladies !!! Sentinelle a donc pris en charge de construire une petite maison en brique juste à côté. La vieille maman court nous saluer dès notre arrivée, courbée sous le poids de son petit fils qu’elle porte sur son dos. Elle danse et pousse des cris de joie, nous prend dans ses bras d’une maigreur extrême. Elle loue ses bienfaiteurs qui lui ont redonné la joie de vivre dignement dans une maison, une lumière intense brille dans ses yeux brûlés par le soleil. Rachel et Safari demandent des nouvelles de toute la famille. Laure et moi sommes très émues.

Nous remontons dans le véhicule pour nous diriger vers une autre famille. Le drame est encore plus grand puisqu’il s’agit d’enfants orphelins de père et abandonnés par leur mère. Un jeune garçon, beau comme un dieu africain vient à notre rencontre. C’est l’aîné et il devient le chef de  famille à 18 ans, responsable de ses 3 petites soeurs. Sa hutte est aussi en très mauvais état et ils n’ont aucun revenu. Ils ont été pris en charge par Sentinelle dans un état physique épouvantable, anémiés et très dénutris. La petite soeur, âgée de 6 ans en paraît 3 tant son développement a été retardé par la  malnutrition. Vivres, habits sont donnés au garçon, et les frais pour une formation dans la mécanique lui permettant de chercher un petit boulot. Ce jeune garçon dont nous ne connaissons pas le nom regarde Laure attentivement et lui fait de nombreux sourires. Il est comme toutes les personnes ici intrigué par les piercing sur le visage et ses tatouages. Autre coutume et culture, autre vision de la femme.

3ème famille. Une bien triste histoire aussi. Il faut dire que les femmes   veuves sont vraiment dans une extrême fragilité et isolement social, la communauté n’est parfois pas solidaire et ses pauvres mamans travaillent durement pour subvenir aux besoins de leurs nombreux enfants. Une petite fille, d’une maigreur incroyable est assise sur la porte. De suite nous observons chez elle un handicap physique et mental. Rachel nous raconte que lorsqu’ils sont intervenus auprès de cette famille, la fillette était dans un état végétatif, ne pesait que 6 kg pour un âge de 10 ans !!  les larmes nous viennent aux yeux et notre coeur se serre ……… difficile de résister devant cette misère profonde.

La maman, une belle femme mais fatiguée par la vie nous dit fièrement que la petite pèse actuellement 10kg, qu’elle a la force de se tenir assise et se déplace par terre. Elle peut manger , parle qq mots et son sourire radieux nous le prouve. Nous sommes émerveillées du travail fourni par toutes ces personnes de bonne volonté qui se dévouent chaque jour  malgré de petits moyens et révoltées au plus haut point par d’autres, ceux qui gouvernent et restent les bras croisés.

MERCI AKSANTI SANA à Rachel, Safari, Adrien, Mira, Pillar, Evelyne e tant d’autres de nous montrer votre engagement auprès de cette population du sud Kivu.

MERCI d’être pour nous des exemples de solidarité, de fraternité et de respect envers chaque être humain. Chaque personne est une histoire sacrée. L’histoire du colibri me revient à chaque instant : chaque petit geste posé, même s’il paraît dérisoire peut apporter du réconfort dans une vie, permettre à l’autre de vivre dignement.

MERCI à nos familles et tous amis suisses, qui eux aussi ont compris ce message et nous apportent leur soutien financier et matériel. Je le redirai chaque jour : chaque crayon, chaque livre, chaque ballon de foot,  chaque savon-brosse-à-dent, chaque compresse-pansement-médicament, chaque jeu pour enfant peut apporter beaucoup à ceux qui n’ont rien. Notre plus belle récompense sont les sourires et la petite flamme qui brille dans les yeux des enfants, des mamans, des jeunes sportifs que nous rencontrons. Nous reviendrons riches de tout cela.

Les prochains jours nous mèneront dans l’école maternelle et primaire pour Laure a ses projets de sport pour jeunes enfants, dans la prison de Bukavu pour moi. Chaque jour je soigne mes patients dans la petite salle de soins aménagée spécialement avec la table de massage reçue : pansements de plaie le matin, massage l’am.

Ensuite, nous enfilerons nos souliers de sport pour partir à la rencontre des jeunes écoliers et sportifs de Katana où les projets de sport sont déjà bien mis en place par notre ami Paul dès 2012 et maintenant par Nicodème, son corps enseignant et ses coachs de l’Ecofoot. Hâte de revoir tous nos amis avec nous travaillons depuis quelques années avec UN SEUL BUT.

 

 

 

 

 

 

 

 

les projets d’UN SEUL BUT se poursuivent au Burundi malgré la situation difficile grâce à l’engagement de Gervais pour la jeunesse

VOICI des nouvelles de nos amis burundais, Gervais et ses jeunes , Willy le journaliste nous relate l’année 2015

I. Projet  d’Encadrement et d’organisation des compétitions de Sport en faveur des jeunes de Ruyigi

I.1. .Activités en cours

Encadrement de la jeunesse scolarisée, déscolarisée de la province Ruyigi pendant cette période de conflit politico-Sécuritaire  qui règne au pays.

b. Mettre en place le programme car il s’avère nécessaire  de regrouper les jeunes soit par des équipes de sport dans des entrainements bien programmés et planifiés ou par des matchs interclasses, inter collinaires etc. en leur inculquant les valeurs de la paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le SIDA et les drogues.

I.2.-Dans le domaine du sport le résultant commence à prendre l’horizon

I.2.2. le programme a débuté avec la formation des jeunes filles et garçons confondus pendant les grandes vacances d’été 2015 là où plus de deux cent jeunes ont participé dans des séances d’encadrement et sensibilisation  aux valeurs de paix, de tolérance, des droits de l’homme et de lutte contre le Sida et la drogue  qui clôturaient chaque journée. Les parents des enfants ainsi que les dirigeants administratifs venaient souvent soutenir les jeunes.   Un aspect positif malgré les durs moments que le pays traverse, certains même des parents ne voulaient pas voir leurs enfants rester à la maison.

Jeunes filles et garçons tous ensembles participent aux exercices d’appui-coordination lors d’un festival clôturant  le 1e mois des grandes vacances 2015, devant les jeux avec leurs parents et enseignants

II. Tournoi-Inter collinaire

Approcher les gens de la campagne, organiser des équipes de football, aménager les terrains existants, mise en place d’un programme de compétition, faire le suivi  des matchs, des tournois organisés , trouver des frais de déplacement aux arbitres, des séances de sensibilisation à la paix, tolérance des droits de l’homme, de lutte contre le Sida et la drogue et de protection de l’environnement telles été les taches accomplies par la branche régionale de l’association un seul but à RUYIGIBURUNDI au cours de cette saison

 

III. Extinction Partenariat-Ecole

En plus des lycées NYAMUTOBO et Notre Dame de la joie, une autre école vient de s’ajouter comme un 3eme partenaire de notre projet .Il s’agit du séminaire de DUTWE, L’ancien Ecole de Mr Willy NIYONKURU notre responsable de la communicationplaidoyer et Relation publique.

Un tournoi interclasse s’était organisé  au sein de l’Ecole même dans l’optique de  démontrer les initiatives de notre association un seul but au sein des écoles Burundaises au cours de ces moments crise politico-sécuritaire au BURUNDI.

Lors d’un match  du tournoi interclasses au  séminaire de Dutwe : 3e partenaire dans le programme un «  seul but  »

Une remise des prix aux meilleurs élèves joueurs du tournoi par l’Abbé  Cubwa responsable du séminaire de Dutwe, après la finale interclasse qui avait opposé la 9e année contre la 3e scientifique .Les prix intéressants

C’est la joie    pour les élèves  de la 3e scientifique du séminaire de Dutwe après avoir remporté la 1ere place du Tournoi interclasses

Gervais préside le match lycée Dutwe la fête du football salutations aux équipes photos d'équipes Burundi équipe foot Burundi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT dans les foyers de la Paix à Bunyakiri (Sud Kivu)

Bunyakiri remise d'un ballon à l'équipe féminineinauguration des équipements BunyakiriBunyakiri 2match de foot Bunyakiri2match de foot Bunyakiriroute Bunyakiri

INAUGURATION DES EQUIPEMENTS SPORTIFS d’UN SEUL BUT après un voyage incroyable sur des routes mauvaises et boueuses dans une région très retirée du sud Kivu dans les  FOYER DE PAIX A BUNYAKIRI Voici quelques photos et remerciements de notre ami Roger qui se bat pour que cette jeunesse congolaise aie un avenir meilleur sous le signe de la paix

- MERCI A VERONIQUE OBERLI ET A TOUS LES AMIS SUISSES QUI ONT OFFERT LES EQUIPEMENTS SPORTIFS ET ENCOURAGENT NOS INITIATIVES POUR LA PA…IX ET LA RECONCILIATION, A BUNYAKIRI,

Père Roger RUBUGUZO MPONGO

UN SEUL BUT ! •EDUQUER A LA PAIX – RAPPROCHER LES JEUNES  QUE LA GUERRE A DISPERSES DANS LA FORET – VALORISER LEURS TALENTS – POUR UN MIEUX VIVRE ENSEMBLE – POUR REAPPRENDRE A VIVRE PARMI LES HOMMES ET LES FEMMES – ET ENVISAGER ENSEMBLE DES PROJETS D’AVENIR ET DE VRAIE REINSERTION  SOCIALE

2014 une année très intense pour UN SEUL BUT et en avant pour 2015 !

 

Chers AMIS et donateurs d’UN SEUL BUT,

C’est avec joie que je vous écris en cette fin d’année 2014. C’est avec bonheur que je partage avec vous les satisfactions et les réalisations d’UN SEUL BUT. Car c’est grâce à vous et à votre soutien, que ces projets ont pu voir le jour.

Comme l’on dit souvent des années intenses, 2014 s’est révélée riche en événements.
En mars, je me suis rendue dans le sud Sud-Kivu (Congo) et au Burundi durant quatre semaines. J’ai partagé, lancé, soutenu, motivé par des apports théoriques et pratiques les bénéficiaires de l’association. Des centaines d’enfants, des dizaines d’équipes créées grâce à vos dons, ainsi que les prisonniers du pénitencier de Bukavu ont vu leur quotidien changé par le sport et une nouvelle manière de vivre ensemble, loin des violences.

En juin, nous avons réussi à envoyer notre container, grâce à la solidarité d’une trentaine de bénévoles et amis. Plus de 30 mètres cube de matériel ont pris le chemin de l’Afrique, via la Belgique, le canal de Suez, puis à travers la Tanzanie, jusqu’au Congo. Ce périple qui s’est terminé au mois de septembre par le début de la distribution. Un moment magique, où maillots et ballons commencent une deuxième vie dans le sourire et l’enthousiasme de dizaines d’enfants.

Enfin, les médias proches de chez nous ont été intrigués par notre action, la relayant dans la proximité, semaine après semaine, pour le Bulletin des communes, ou plus largement, comme l’article paru dans Femina début octobre, où je raconte notre  passion d’Afrique qui brûle depuis plus de huit ans.

 Tous ces éléments, ainsi que de nombreuses photos accompagnées de témoignages de gratitude, vous pouvez les retrouver sur notre blog (burundi.unblog.fr).    

 Aujourd’hui, nous devons préparer l’année 2015. La récolte de matériel bat toujours son plein et nous prévoyons l’envoi d’un container pour la fin de l’été.

Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à nous soutenir par vos cotisations  (50 francs)et vos dons. Avec cet argent, vous permettez à des enfantset des jeunes, non seulement de pratiquer un sport dans de meilleures conditions, mais vous leur offrez également la possibilité de grandir dignement, d’être éduquésdans le respect et la confiance.

L’envoi de matériel est primordial pour notre action. L’argent récolté nous permet de couvrir les frais de transport – et uniquement ceux-ci, conformément à nos buts- du prochain envoi.  

D’avance, nous vous remercions de votre précieux soutien et nous vous adressons nos meilleures salutations ainsi que nos voeux avancés pour une belle année 2015.

 

Véronique Oberli ( Présidente)

les petits écoliers de l'école primaire de Katana

« Le sport a le pouvoir de changer le monde

parce qu’il a le pouvoir d’inspirer les êtres.

Autour de nous, rares sont les actions capables d’unir les peuples.

Le sport parle à la jeunesse dans un langage qu’elle comprend.

Il fait naître l’espoir là où, auparavant, n’existait que le désespoir.

Il est plus fort que la politique et que les gouvernements pour briser les barrières raciales, vaincre la discrimination et les préjugés».

Nelson Mandela

L’AFRIQUE est devenue ma deuxième famille. Article écrit par Jennifer Keller dans FEMINA 12.10.2014

«L’Afrique est devenue ma deuxième famille»

AMOUREUSE DU FOOTBALL ET DE LA TERRE AFRICAINE, LA NEUCHÂTELOISE VÉRONIQUE A ENFIN PU CONJUGUER TOUTES SES ENVIES EN PROMOUVANT LE SPORT SUR LE CONTINENT NOIR

TEXTE JENNIFER KELLER PHOTO GUILLAUME PERRET

L’ Afrique, c’est un rêve d’enfant. Un appel qui remonte à mes 10- 12 ans. A l’époque déjà, tout m’attirait: la population noire, la culture, la musique, l’histoire aussi de ces peuples qui ont subi l’esclavagisme et l’apartheid. Le véritable déclic a eu lieu à mes 15 ans, le jour où j’ai entendu, à la radio, une émission sur la construction d’un hôpital à Ouagadougou, au Burkina Faso. J’ai senti que ma place était là. J’ai alors commencé une école d’infirmière avec l’objectif de partir. Mais les chemins de vie sont parfois différents de ce qu’on imagine…

J’ai rencontré mon futur mari pendant mes études. Et mon projet a changé: nous avons fondé une famille. Durant vingt ans, j’ai mis mon rêve de côté, sans en souffrir pour autant: nos trois enfants, notre passion familiale commune pour le foot et mon travail d’infirmière ont bien rempli ma vie. L’Afrique? Elle a évidemment continué à m’accompagner, par le biais de mon engagement dans différentes ONG. Il a fallu attendre 2005 pour que l’appel revienne en force. J’ai rencontré Maggy Baranktisé lors d’une conférence à La Neuveville (BE). Cette Burundaise parcourait l’Europe pour financer un projet d’hôpital. Au terme de sa présentation, elle a invite le public à venir mettre une pierre à l’édifice. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai dit à mon mari: «On part!» C’était pour moi une évidence. Un moment grisant: j’allais enfin réaliser mon rêve.

Et nous sommes effectivement partis en famille en 2007. Je me souviens encore de notre arrivée là-bas. La terre rouge, cette odeur si particulière, la générosité des gens… Et ce sentiment indicible d’être à ma place. Nous avons vécu durant un mois dans la région de Ruyigi, à trois heures de Bujumbura, la capitale du Burundi, où nous avons travaillé dans l’hôpital de Maggy encore en plein chantier. Cela a été une expérience très forte.

Match contre les préjugés

Là, au coeur de l’Afrique, nous avons réalisé que le sport était inexistant. Deux voyages plus tard, et forts des amitiés tissées sur place, notre projet est né: promouvoir le sport et la santé dans les écoles burundaises en amenant du matériel sportif récolté auprès des clubs de football suisses. Depuis 2007, nous avons ainsi envoyé des milliers de maillots, ballons et équipements. Le sport peut paraître secondaire face aux problèmes que connaît l’Afrique. Pourtant, grâce à un simple ballon de foot, les enfants apprennent à découvrir les valeurs de solidarité, de discipline. A aller au-delà des discriminations raciales et à vivre ensemble, tout en s’amusant et en se faisant du bien physiquement. Pour moi, c’était inespéré!

J’avais ici l’occasion de concilier mes passions: ce continent, le football et mon rôle de soignante.

Par la suite, je suis repartie plusieurs fois seule en Afrique, en tant qu’infirmière, notamment à l’occasion d’une mission médicale itinérante au Sénégal, dans la région conflictuelle de la Casamance. Des aventures dont je suis revenue plus forte, mais aussi plus critique vis-à-vis de notre société, qui gaspille sans penser que notre «surplus» pourrait servir ailleurs.

Et puis, bien sûr, j’ai remis le cap vers la région des Grands Lacs au Burundi et dans le Sud-Kivu (ndlr: République du Congo) élargi. Sous la bannière d’Un seul but – l’association que ma famille et moi avons créée pour gérer la récolte du matériel sportif, devenue quasi nationale – je rends chaque année visite aux écoles villageoises africaines qui participent à l’action. Cela afin de renforcer les liens, évaluer et développer le concept. Depuis deux ans, je me bats pour que les filles puissent accéder au sport dans les écoles. Cela me tient tout particulièrement à coeur, car là-bas elles sont souvent vues comme «juste bonnes» à faire des enfants et à travailler. Je suis une femme,Blanche de surcroît. C’est important que j’aille sur place pour leur prouver qu’il est possible de vivre différemment.

L’Afrique en plein coeur

A ma grande surprise, le concept s’est également étendu au milieu carcéral. En 2013, j’ai été invitée à la prison centrale de Bukavu, pour promouvoir le sport dans le cadre d’un projet de paix et de réconciliation. La première fois que j’y suis allée, j’étais un peu inquiète, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. En voyant tous ces hommes, détenus dans des conditions inhumaines, j’ai eu des frissons. Mais je n’ai pas eu le temps de m’apitoyer sur leur sort tellement on m’a sollicitée, que ce soit pour leur parler des valeurs véhiculées par le sport ou accomplir mon rôle de soignante. J’ai été étonnée de voir à quel point ils étaient réceptifs à ce que je disais: pour eux, le sport est une fenêtre sur le monde, l’opportunité d’oublier un temps leur dure réalité.

Si j’ai déjà eu peur? Jamais. Malgré deux accidents de terrain – mes «stigmates» africains – je me sens chaque fois portée par une force qui me dépasse. Une force qui s’est décuplée en novembre 2013, suite au Forum Educasport auquel j’ai participé à Paris, et qui m’a confortée dans l’idée que ce que je faisais avait du sens. Mais je reste vigilante. Je suis consciente que les régions où je voyage ne sont pas sans danger. Je ne travaille en outre pas seule, partageant beaucoup avec les personnes qui sont sur place. Je ne suis pas celle qui «aide», mais celle qui «collabore avec». Nuance très importante à mes yeux.

L’Afrique est un peu devenue ma deuxième famille. Au Congo, on m’appelle Da Véro, pour «dada» qui signifie «soeur». Tellement proche qu’en Suisse elle envahit notre maison. Certains disent que je suis comme Lotti Latrous (ndlr: humanitaire zurichoise vivant loin de son foyer)  Que je délaisse mes enfants pour m’occuper des autres. Pour l’heure, ils ne s’en sont jamais plaints. Ils participent au projet depuis le début. L’association, c’est notre famille. Nous sommes un petit pont entre les deux continents. Mais c’est vrai que j’ai ce sentiment que je terminerai un jour ma vie là-bas. Comment? Je ne le sais pas encore. Pour l’heure, j’apprécie la chance qui m’est donnée. Celle de pouvoir réaliser mon rêve en concrétisant celui d’autrui.

photo Véro Féminala tribu Oberli, mars 2013Laure Thib et Babouséance de travail

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UN SEUL BUT plein d’espoir

Joli article sur notre asso UN SEUL BUT paru sur le site SPORT AND DEV MERCI à toute l’équipe de nous avoir rencontrés !!
UN SEUL BUT plein d’espoir
sportanddev a rencontré Véronique Oberli fondatrice d’UN SEUL BUT, une jeune association …suisse, mettant en place des projets de promotion du sport et de l’éducation au Burundi et en République Démocratique du Congo (RDC). Récit d’une femme passionnée. Les équipements sportifs amenés au Burundi par l’association UN SEUL BUT.
L’histoire de Véronique Oberli, c’est aussi celle de toute sa famille et d’une passion commune pour le football. C’est en famille, avec ces trois enfants et son mari, que tout a commencé en 2005. L’histoire débute avec la rencontre de Maggy Baranktisé, une burundaise parcourant l’Europe afin de financer la construction d’un hôpital. Après un premier périple familial au Burundi en 2007 tout s’enchaîne.
Deux voyages plus tard et après avoir rencontré des personnes sur place, c’est la naissance d’un projet « permettant à des enfants, garçons et filles, de découvrir les valeurs de solidarité, de discipline et d’échange que le jeu en équipe peut engendrer ».
Une idée de départ A la base du projet, une idée simple : récolter le matériel usagé des clubs de football suisses de la région dans laquelle vit Véronique Oberli. Une fois récolté, le matériel est envoyé par container en Afrique. Ensuite, grâce à un partenariat local les maillots, les chaussures, les ballons et le reste du matériel sont mis à disposition dans des écoles et des clubs de sport. Car « à travers le ballon de foot, plein de choses peuvent être faites », nous explique Véronique Oberli.
Avec le temps, la récolte de matériel qui ne fonctionnait que par le bouche à oreille, au départ, s’étend. Ce qui n’était qu’une modeste récolte locale est devenu aujourd’hui presque de niveau national. En effet, des équipements sont récoltés aux quatre coins de la Suisse. Ceux-ci sont mis à disposition par des clubs, mais aussi par des individus qui souhaitent participer à l’action d’UN SEUL BUT. Comme Véronique Oberli aime à le rappeler « derrière le matériel, il y a des gens, des clubs, mais surtout des rencontres extraordinaires ».
Elle fait le lien à travers son association entre la solidarité des personnes en Suisse et les jeunes vivant au Burundi et en RDC.
Des ballons et des cahiers « Sport et éducation vont de pair » estime Véronique Oberli. Dès lors, son association n’a pas seulement pour but d’apporter du matériel destiné à la pratique sportive, mais également du matériel scolaire. En RDC, UN SEUL BUT travaille en collaboration avec des écoles villageoises. Tous les projets menés se sont faits suite à des rencontres lors des voyages effectués par Véronique Oberli en Afrique. Aujourd’hui, elle se rend en moyenne une fois par année dans les villages pour suivre l’évolution des projets et les évaluer.
Elle profite de ces voyages pour former les bénévoles locaux œuvrant sur place. Elle enseigne les « bonnes pratiques » liées aux pratiques sportives mais donne également des pistes de méthodologie pédagogique. UN SEUL BUT participe aussi à un projet de paix et de réconciliation dans la prison de Bukavu en utilisant le sport.
Projet du développement par le sport Les projets menés par UN SEUL BUT ont été le fruit d’une passion pour le sport et de rencontres. Ils ont été rendus possibles par les récoltes de matériel sportif et scolaire. Ce projet familial a aujourd’hui grandit pour être implanté dans deux pays. Ayant mené son projet de manière autodidacte, Véronique Oberli s’est rendue au Forum Educasport de Paris en novembre 2013 pour y rencontrer des acteurs du domaine du développement par le sport.
Durant ce forum, elle a pu écouter, participer et découvrir les autres personnes du domaine, mais également situer son projet. Comme elle le dit « savoir si l’on est juste ou faux». Les rencontres et les débats auxquels elle a assisté l’on confortée dans l’idée que ce qu’elle faisait « avait du sens ». Pour elle, les mots utilisés là-bas étaient différents, mais l’approche était identique à la sienne.
Aujourd’hui, même si elle avoue que ses actions grandissent et qu’elle se demande comment faire, elle continue à chercher des pistes pour couvrir les frais d’acheminement des nombreux équipements récoltés afin que les jeunes puissent jouer au football. Avec toujours la même passion et le même enthousiasme.

UN SEUL BUT ASSOCIATION DE PROJETS DE SPORT POUR APPRENDRE A VIVRE ENSEMBLE, PROJETS AU BURUNDI ET AU SUD KIVU (RDC)

carte-photo UN SEUL BUT 001My beautiful picturesous-sol rempli de matérieldes maillots partouttous ensemble on est plus sportscri d'équipeau sommet de mpungwe toujours à l'écoute de l'Afrique  africa-united-8

C’est avec joie que nous vous annonçons la naissance officielle de notre asso UN SEUL BUT-projets de sport pour apprendre à vivre ensemble !

 

Changer le monde pour le rendre parfait restera toujours une illusion.

Par contre, s’engager pour le rendre meilleur est à la portée de tous.

C’est cette philosophie qui nous amène aujourd’hui à prendre contact avec vous.

UN SEUL BUT est une petite ONG de droit suisse active dans la région africaine des Grands-Lacs, plus précisément à l’est du Burundi et dans le Sud-Kivu (Rép. Démocratique du Congo). Depuis plusieurs décennies, ces deux régions comptent parmi les plus touchées de la planète par les guerres ethniques et les manipulations géostratégiques des grandes puissances mondiales pour asseoir leurs mainmises sur les matières premières. Les conséquences sur les populations sont désastreuses: la précarité se mesure au quotidien par la famine, les morts, les viols et la masse des réfugiés. Et pourtant. C’est bien dans cet endroit oublié du monde qu’UN SEUL BUT a trouvé sa raison d’être. Car entre les drames, l’envie de vivre, de prétendre à un avenir meilleur, ne cesse d’y renaître.

C’est dans cet espoir insensé que se niche la genèse d’UN SEUL BUT. L’action est née d’un échange sans prétention, d’humain à humain, sans considération de couleurs ou d’origine. Plus précisément, c’était en 2007, quand dans la préparation d’un voyage au Burundi, trois enfants passionnés de ballon rond ont décidé de récolter quelques maillots de football auprès de leurs amis pour soutenir une équipe de leur âge à Ruyigi. Sur le terrain de sport râpé, l’osmose a été totale. L’amour du jeu et le langage du ballon ont réalisé des miracles, réunissant le Sud et le Nord, hutus et tutsis, musulmans et chrétiens. Sans compter la naissance d’amitiés sincères.

Cette expérience a été décisive. Et depuis lors, nous n’avons cessé, en famille, de développer cet échange autour d’un sport universel. Au fil des années, nous avons récolté des milliers de maillots de football, de ballons et de chaussures de sport, que nous avons acheminés sur place par containers. Une joie immense alimentée par les dons de matériel qui n’ont cessé de s’étendre sur le territoire suisse. Une joie d’autant plus grande que ces gestes de partage sont autant le fait d’enfants très jeunes que de joueurs internationaux 

Avec cette aide matérielle, nos amis ont réussi à mettre en place des structures de jeu, organisé des championnats, collaboré avec des écoles, ceci avec comme objectif unique: favoriser l’intégration et l’échange entre les populations.

 Voici en quelques mots notre histoire…  Si vous souhaitez participer à nos projets, vous pouvez dès maintenant devenir Amis d’UN SEUL BUT en nous renvoyant l’inscription ci-jointe. L’envoi de matériel est primordial et l’argent récolté nous permettra de prendre en charge les frais de transport des containers.

 D’avance, nous vous remercions de votre précieux soutien et nous vous adressons nos meilleures salutations.

 Véronique Oberli ( présidente)

 

SPORT A LA PRISON CENTRALE DE BUKAVU, UN MOYEN DE SURVIVRE … ET REVER DANS UN MONDE DE SOUFFRANCE

belle phase de jeufoot prisonavec les prisonniersavec les prisonniers de la cellule 8calculs et tervigersations pour la qualification des équipesdiscussion sur le sport à la prison centrale de Bukuvaencouragements aux couturiersavec les vieux prisonniersVéro infirmière à la prisonencouragements aux informaticiensrépétition de chant avec les prisonniers2

 

La 3ème semaine de mon séjour vient de débuter… Je suis dans la grande ville de Bukavu et je commence à m’y repérer et reconnaître certains endroits.
De manière incroyable, le chemin de la prison m’est famillié et c’est même avec une certaine joie que j’entre dans cet endroit de souffrance, de violence et de désespoir. Je suis heureuse de retrouver les prisonniers dont j’avais fait connaissance l’année dernière.
Notre objectif du jour : que je rencontre le Comité FIFA PRISON pour parler de nos projets de sport, de l’évolution de ceux-ci… sous l’oeil attentif du Dr Claude. Notre rencontre est amicale et de suite ils me présentent une grande problématique pour la qualification d’une équipe à la finale, finale dont je suis conviée à assister en tant qu’ambassadrice…..
Comme je ne suis pas apte à répondre, ne connaissant pas toutes les règles de la FIFA, je joins mon très cher mari, passionné de foot et journaliste sportif afin qu’il m’aide à donner une réponse. C’est vraiment un jeu collectif… malgré les 10’000km qui nous séparent la réponse de Patrick ne se fait pas attendre et je la communique de suite. Les tergiversations sont longues, mais la décision finale reviendra au comité FIFA qui joue son rôle dans le respect des règles.

Nous prenons ensuite un temps d’écoute et de partage ! Les conditions dans lesquelles les activités sportives sont réalisées sont inimaginables mais il faut faire avec le terrain et les moyens que nous avons. La demande prioritaire est plutôt au niveau d’apport de matériel, équipements et ballons pour le foot, le basket et le volley…
Nous abordons aussi la thématique de la santé et des soins aux sportifs……….UN SEUL BUT prend tout son sens… éducation-sport et santé… 3 thèmes indissociables !!

Je prends le temps d’écouter… c’est aussi important à mon sens… se sentir écouter est très important !! à la fin, je leur donne mon avis, je les félicite pour tout le travail et l’engagement auprès des autres prisonniers… je les encourage à continuer !

Ensuite je leur partage mon expérience du Forum EDUCASPORT, vécue à Paris. J’apporte quelques éléments nouveaux, je mets des mots sur leurs activités…le sport améliore la santé physique, mentale et sociale… permet à chaque prisonnier de reprendre confiance en lui, de jouer un rôle dans le société…. il peut être un outil de ré-éducation, de réflexion, de réinsertion dans le monde extérieur à la prison, dans la famille, en milieu professionnel…

Mais le sport apporte encore une autre dimension : celle d’une fenêtre ouverte sur le monde, une évasion momentanée où les soucis, les souffrances sont oubliés pour quelques instants…. et cela vaut tout l’or du monde pour ces personnes incarcérées depuis de longs mois.

Après cette rencontre très intéressante et collective, je me rends dans les ateliers dans la section des mineurs. Comme toujours, je suis harcelée… tout le monde veut saluer la visiteuse, blanche …. les demandes d’aide ne se font pas attendre (demandes directes ou des petits papiers qui finissent dans mes poches) mais je n’interviens pas aux demandes individuelles.
Dans l’atelier, je découvre des prisonniers très occupés par leur tâches : certains en plein travaux de couture, broderie de cartes, confections de petits sacs, porte-clés, d’autres très concentrés sur les claviers d’ordinateurs…. car ici, on enseigne l’informatique ( grâce à l’envoi d’ordinateurs), l’anglais, le français…. se sont les prisonniers qualifiés qui enseignent aux autres. Là aussi, je les encourage, les félicite pour le travail qu’ils accomplissent. Il y a beaucoup de potentiels chez chacun…à nous de trouver, au travers des délits, des actes de banditismes…. et autres les charismes et les qualités de chacun… cela renforcera peut-être leur comportement citoyen, ils auront appris parfois un métier, parfois appris à lire et écrire… cette prison a été humanisée grâce à l’engagement total de notre ami Adrien et de ses collaborateurs-trices.  Je leur rends grand  hommage et suis fière d’avoir participé à mon petit niveau un peu de leur quotidien.

Si ma présence et mon sourire auront apporté un peu de joie et de réconfort à toutes ces personnes meurtries, leur auront montré qu’on ne les oublie pas… j’en serai la plus heureuse et ce sera le plus cadeau.

Dernière étape de ma matinée carcérale : soigner une plaie d’un patient…. je mets ma tunique d’infirmière et prodigue des soins comme je le fais depuis 25 ans en Suisse. Les moyens ne sont pas les mêmes bien sûr… nos technologies sont bien plus avancées..alors on s’adapte au milieu.
Ce patient, je l’avais soigné à distance en envoyant des produits…. la plaie est encore conséquente mais en bonne évolution quand même. Encore une fois, je suis heureuse d’avoir contribué à la guérison d’un malade.

Il est l’heure pour moi de quitter cet endroit qui fait très peur … non sans avoir immortalisé les scènes par des photos.

Je reviendrai dans quelques jours suivre les matchs de foot !!

Je terminerai avec ces mots :

Mon Dieu, donne-moi la sérénité
d’accepter toutes les choses que je ne peux pas changer,
donne-moi le courage de changer les choses que je peux changer,
et la sagesse d’en connaître la différence.

 » Aider l’autre à prendre confiance en lui,
à voir et reconnaître sa propre valeur,
est le plus beau cadeau qu’on puisse lui offrir.

L’aider à prendre conscience
et à révéler sa richesse intérieure
est le plus beau geste
… que l’on peut faire dans cette Humanité. »

- Imré Simon -

Mon combat pour que les filles aillent aussi accès au sport

Voici plus de 10 jours que je suis dans cette province du sud Kivu , accompagnée du magnifique soleil d’Afrique comme par les pluies denses qui provoquent après chacune de leurs apparitions des flaques de boue et des routes hyper glissantes.

Les paysages changent après chaque colline… seules les gens marchant au bord des routes continuent de se déplacer durant des kilomètres, portant la plupart du temps de lourdes charges sur la tête, ou dans des paniers… des bidons d’eau, des branchages coupés….. C’est impressionnant.

Ce cortège est toujours très coloré, peuplé de très jeunes enfants, d’hommes et de jeunes garçons, de travailleurs, de femmes de tout âge, de vieilles mamans pliées en 2 sous le poids ou par la vieillesse, des jeunes filles belles comme des fleurs fraîchement écloses…. espérons que la vie les laisseront s’épanouir dans le calme et le respect. Ici la violence sexuelle est monnaie courante et je prie pour qu’un jour la femme ne soit plus regardée uniquement comme objet de travail et de plaisir par l’homme.

Ces jeunes filles, j’essaie au fur et à mesure de mon voyage de les rencontrer pour leur offrir un temps de paroles, leur montrer, avec des mots simples mais venant du coeur d’une maman, qu’elles ont droit elles aussi à s’épanouir avec une pratique sportive et récréative. Combat difficile ici car les coutumes et mentalités sont encore bien ancrées, surtout dans les campagnes et les collines.

équipe féminine de Cirangaéquipe féminine de Mugeriéquipe féminine école Acoup d'envoi cours pour les coachs (2) cours pour les coachs course au mouchoirsDivine a du travailéchauffementsolidarité féminineallez les fillesamitié et joie amitiéhommage aux femmes du monde entiermixité dans le sportrencontre avec les filles de Walungu

Rare sont celles qui osent le pantalon… alors on n’ose imaginer le dilèmne avec des shorts de sport !!

Lors de mon passage de 4 jours à Katana, où je suis déjà intervenue l’année dernières, les jeunes filles de plusieurs équipes de foot sont venues et m’ont parlé à coeur ouvert. Toutes ont exprimé la difficulté de se vêtir décemment …. shorts plus longs, qui couvrent au moins les genoux…. le foot elles adorent, mais comment convaincre leurs parents, leurs frères que ce sport est aussi un sport pour les filles ??? Nous avons ri, chanté, parlé du rôle de la femme dans la société…. je leur ai demandé de continuer de faire des projets pour leur avenir, continuer de rêver…. d’avoir confiance en elles et valoriser tout le potentiel de qualités et valeurs qu’elles portent… avoir confiance en elles leur permettront peut-être d’oser dire non, de faire valoir leur avis, de partager des expériences plutôt que de les subir et se soumettre!! mon discours peut paraître complètement dingue mais c’est mon rêve.

Lors de la grande journée de la FEMME célébrée avec force et joie, les festivités ont battu leur plein…chants des enfants, sketch, poésie, musique, danse, match de foot féminin !!

Habillée de mon pagne de maman africaine et fière d’être comme mes soeurs, on m’a demandé de faire un petit discours ; j’ai encouragé et remercié toutes les femmes de la terre pour leur courage, leurs forces et la vie qu’elles donnent. J’ai prôné le respect envers celles-ci et j’ai terminé par ces mots : la femme a été créée d’une côte de l’homme : pas par la tête pour être au-dessus de lui, ni avec les pieds pour être piétinée, mais à ses côtés pour ÊTRE SON EGALE , sous son bras pour être protégée et près de son coeur pour être aimée….espérons que ces quelques mots résonneront dans les coeurs de tous ces jeunes gens rassemblés !

 

 

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