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Archive journalière du 18 juil 2007

Découvertes culinaires

 

Dans le quotidien, il faut également que l’on s’habitue à la présence permanente de Pascal. Ne vous méprenez pas! Pascal est adorable, drôle et cool. Tout le monde l’aime beaucoup. Mais Pascal s’occupe du service de maison. Ce qui n’est pas dans nos habitudes. Ainsi, on a dû apprendre à ne surtout pas faire notre lit. A signaler lorsque nous souhaitons passer à table. Pour l’omelette du petit-déjeuner. Le repas de midi ou celui du soir. Je ne sais pas s’il prend du plaisir à son job, peut-être bien, mais surtout c’est son job. Celui qui lui permet de ne pas trainer dans l’oisiveté comme la grande majorité de ces concitoyens citadins et même montagnards. Là encore, il ne faut pas se méprendre: la situation est ainsi parce qu’il n’y a pas de travail. Dans toute la province de Ruyigi, je ne pense pas qu’il y ait une entreprise industrielle. Les seuls salariés sont les fonctionnaires et les employés des ONG présentes pour l’aide humanitaire et le processus de paix engagé dans la région des Grands Lacs. Pascal est discret. Il fait la cuisine dehors sous un avant toit sur un petit potager de charbon de bois. L’omelette du matin est mijotée sur un seau de fer. Ainsi, chaque jour est une fête. La préparation du repas lui prend plusieurs heures. Mais pas question de lui donner un coup de main. Même les « mercis » étaient de trop au début. Maintenant je crois qu’il a compris que c’était aussi important pour nous de lui marquer notre gratitude.

Au fait, je m’aperçois que l’on a pas encore parlé de nourriture, alors que c’était le principal soucis, avec la santé, avant de monter dans l’avion. C’est probablement parce que cela va bien. Mieux: dans l’esprit local, il est impensable que les « musungus » ne manquent de quoi que ce soit. C’est une question d’images et fierté. Ainsi, nous avons à chaque repas de la viande (boeuf, poulet ou chèvre) avec une sauce à base de concentré de tomates, des légumes de saison (petits pois-carottes, tomates, choux), du riz cultivé dans le marais voisin et des pommes de terre rôties. Sans compter les fruits, savoureux et juteux, cueillis sur l’arbre le jour précédent. Ici, la mangue et l’ananas sont numéro 1 au hit-parade des préférences. La banane douce (très petite) suit de très près, devant les fruits de la passion, la mandarine.

C’est vrai aussi, on l’avoue, que d’autres aliments ont plus de peine à ravir nos papilles. Véro n’est toujours pas amie avec la viande. On peut aussi signaler que celle-ci est plus tendre les lendemains de marché, le poulet et la chèvre dépessée n’ayant pas eu le temps de durcir. Les enfants se réjouissaient également de la pâte de manioc. Celle avec laquelle on fait des boulettes au creux de la main avant de les tremper dans la sauce. Beaucoup ici l’appelle le ciment. Ils sont au moins aussi nombreux à le détester. Mais en temps de pénurie, il a l’avantage de bourrer l’estomac durant quelques heures. Bastien n’y tenait plus: la faim, l’aspect « semoule » l’avait séduit. Une fois dans la bouche, il a vite déchanté. Pire, il a courru se rincer la bouche à la salle d’eau. Thibaud a été plus prudent en en ingurgitant moins. Quand à Laure, c’est la seule autour de la table à s’être régalé. Côté légumes, la palme du mauvais goût (au sens premier) revient sans conteste aux épinards burundais. Comment les décrire? Piquants, terreux, ils n’ont séduits personne. Sauf le lendemain, cuits une deuxième fois dans la soupe. Au niveau des fruits, c’est la papaye qui n’a pas passée. Et le commentaire définitif revient cette fois à Véro: « Cela sent le vomis de bébé! » Il fallait y penser.

Mais que personne ne se fasse de soucis: nous n’avons pour l’instant aucun problème gastrique.

Amitiés

Patrick

Petits gestes de vie quotidienne

 

Nous avons de la chance. A Ruyigi, peu de demeures sont aussi bien équipées que celle où l’on loge. Nous avons des chambres, des lits doubles presque larges, des moustiquaires, des WC, une salle d’eau, une TV qui n’est pas branchée et une cuisine avec un évier et un frigidaire, mais sans cuisinière. Bref, tout ce qu’il faut pour être heureux.

Cependant, il ne faut pas croire que la vie quotidienne est identique à celle que l’on connaît en Suisse. On a dû s’adapter. Le plus coriace, je crois, ce sont les WC et la salle d’eau.

Les premiers sont indépendants, mais ouverts sur l’extérieur. L’ouverture donne sur le lieu de réunion du personnel de la Maison Shalom chargé de l’entretien du jardin des Anges et de sa surveillance. Autre point nouveau: la chasse d’eau. Celle-ci coule en permanence. Pourtant, lorsque l’on en a besoin, il faut souvent remettre le petit geste de rinçage à plus tard. Faut compter 20 minutes pour que le réservoir se remplisse.

Et ceci n’est pas sans conséquence sur la salle d’eau. Car l’eau ne peut être distribuée à deux endroits simultanément. Cela peut provoquer quelques grincements de dents. Par exemple si l’un d’entre nous est pris d’un besoin pressant alors qu’un autre s’est enfin décidé à passer à la douche. Car c’est le dernier qui trinque. Celui-ci peut rester mouillé et savonneux durant de longues minutes, tuyau de douche à la main, à attendre un mince filet qui le libérera de la couche de terre et de savon qui durcit dans ses cheveux.

Et si l’on ajoute que l’eau est exclusivement froide, même s’il y a deux robinets, vous pouvez sans autres imaginer les noms d’oiseaux qui peuvent s’envoler par les moustiquaires. Dans ce domaine, aucun d’entre-nous ne s’est encore avanturé en kirundi. Les jurons français sont plus spontanés et naturels. Pas besoin de faire un dessin…

Patrick

La crèche

Aujourd’hui( 17 juillet) j’ai passé la matinée à la crèche. J’y ai revu Martine, une petite fille que j’ai rencontré le jour d’avant. Elle m’a pas laché de tout le matin! Elle est trop choue, comme tout les autres enfants d’ailleurs..! Les enfants un peu plus grands que les autres mettaient les plus petits dans les poussettes, et on faisait des courses de poussettes entre les cailloux et les trous..! Après, on est allé faire de la balançoire, ils ont fait les singes sur un jeu de grimpe, du tambours, du « piano », jouer avec les peluches… et chanter, bien sur. Ils m’appelaient (presque) tous « musungu », rien que pour m’embêter! Le seul problème, c’est qu’on se comprend pas. Ils sont trop petit pour apprendre le français et moi je parle pas encore kirundi.

Laure




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