Archive mensuelle de juin 2007

Voilà le camion!

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S’il y a une vertu que l’on a redécouverte dans l’opération Burundi, c’est la patience. Et c’est vendredi matin à 9 heures tapantes que celle-ci a été récompensée. Lorsque le chauffeur du camion de l’entreprise Pflanzer a sonné à notre porte.

« Je viens chercher le matériel… pour le Burundi », a-t-il lancé timide. A vrai dire, je soupçonne qu’avant d’actionner la sonnette, il avait lu l’article de Basile affiché sur notre porte d’entrée. Sinon, comment cet Alsacien domicilié en Valais aurait-il pu avoir connaissance de notre démarche?

Le transbordement du matériel du garage au camion s’est fait très rapidement, même si nous n’étions que les deux et que l’on a bien bavardé. Le monte charge et l’appareil pour transporter les palettes nous ont bien aidé. C’est fou ce que l’on est efficace lorsque l’on est bien outillé!

On a d’abord placé les cartons sur les palettes, puis transporté celles-ci au fond du camion. Et même comme l’a dit le chauffeur en cours de déménagement, « un garage plein, c’est grand ». Mais un camion vide aussi! Une fois que tout a été transbordé, seul un tiers de celui-ci était rempli.

Lorsque le moteur du monstre s’est mis en route, j’ai ressenti un petit pincement. Tout d’abord de voir partir tant d’effort et ensuite, parce que dès cet instant, on ne maitrisait plus rien. Mais quel satisfaction et quel soulagement! Après avoir pris quelques photos du camion en partence, je me suis empressé d’envoyer un SMS à Véro. Et devant le garage vide (on pourra à nouveau ranger nos vélos…), j’ai pensé à tout ceux qui ont participés. Un peu ému, j’ai dit « merci » à haute voix. en espérant que celui-ci se répande avec le vent jusqu’à leurs oreilles. Jusqu’à vos oreilles!

A bientôt

 Patrick

 

 

Inventaire de dernière minute

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La surprise est venue par mail vendredi soir. A vrai dire, elle était double, bonne d’un côté, mauvaise de l’autre, comme il se doit. Le transport pour Ruyigi se précise. Une entreprise bâloise passera cette semaine (vendredi)  pour emporter le matériel jusqu’au port. C’est la bonne part. L’autre, c’est que pour le dédouannement, il faut un inventaire relativement précis. Aie! On pensait passer un week-end actif, il sera finalement hyperactif!!!

En gros ( je passe les détails) , il fallait reprendre un a un les paquets déjà emballés. Et trouver un endroit où les entreposer temporairement, avant de les restocker dans le garage. Là, c’est Bernard qui nous a sauvé en nous permettant de squatter son garage durant 24 heures.

Nous avons choisi de partager les cartons en trois catégories: 1) matériel scolaire et jeux; 2) matériel de foot et habits divers; 3) matériel médical

Restait plus qu’à se mettre au boulot!

Heureusement que l’on a pu compter (c’est le cas de le dire…) sur des aides externes bien précieuses. Sinon, on y aurait passer la semaine, même à cinq.

Samedi soir, c’est Chantal qui s’est déplacée au crépuscule pour empoigner les cartons d’habits. Elle est repartie à l’heure où l’on sort des boîtes de nuit. Le dimanche à l’aube, c’est Dom qui a sacrifié sa grasse matinée pour réviser ses maths. Un peu plus tard, Antonia nous a rejoint pour compter seringues, couches, pansements, sondes urinaires et autres attelles. Le dimanche après-midi, notre petite entreprise familiale a reçu le soutien d’Eric et Jocelyne, les parents de Véro.

Sans entrer dans les détails, il fallait à chaque fois. 1) Vérifier le contenu 2) Donner un numéro au carton (ou sac) 3) peser l’objet 4) coller sur le carton (ou le sac) une fiche avec ces indications 5) reporter cela sur la liste récapitulative.

Le tout s’est fait dans la bonne humeur. Sauf peut-être pour la balance qui a dû se demander ce qui lui tombait sur la tête. A croire que tout le village de Marin s’était réuni pour un concours de régime… Et pour Bastien pour qui le dîner se faisait vraiment trop attendre.

Bref, le dimanche soir, tout était terminé. L’opération harassante nous a au moins permis de faire le point. Exactement. Ce sont donc 142 cartons, sacs de sports, valises, sacs d’habits ou de ballon de foot + le four solaire d’Alexis qui prendront place dans le camion, dont le passage est annoncé dans la semaine. Au total, cela représente plus de 1800 kilos de matériel pour un volume de 11 mètres cube.

Lorsque le camion passera, on vous assure, ce sera un sacré soulagement. On pourra enfin penser à terminer nos préparatifs de voyage.

Excellente soirée

Patrick

 

 

Sauvés des inondations

Bon, c’est vrai! J’avais dit demain, c’est plutôt après, après, après…….. demain. Voici comment une partie des cartons rempli de matériel ont été sauvé des eaux.

Dans cette histoire, Noé s’appelle Véro. Nous avions une partie du matos dans notre sous-sol, une autre au garage. La situation n’était pas satisfaisante, c’est vrai. Mais pour une infirmière, c’est encore pire. Depuis quelques jours, Véro me disait:

- Il faut qu’on libère le sous-sol. Au moins le bureau.

Bastien confirmait ce ras-le-bol:

- On ne peut plus jouer au foot ni regarder la télé!

Je répondais:  »Oui, oui. Ce soir » ou « Demain ». je ne sais plus vraiment.

Il faut croire que la patience à des limites. Car un mardi soir, alors que je rentrais harassé, mais heureux du boulot, je vois les enfants, Véro et Jonas (notre jeune voisin) sortir les bras pleins de la maison direction le garage à la queue leu leu, mais d’un pas décidé.

C’est ce qui s’appelle être mis devant le fait accompli. J’ai ordonné à mon estomac de s’endormir et j’ai rejoint la file… Enfin, ce qui est fait… est fait.

Cela doit être l’intuition féminine. Car le lendemain soir, le déluge s’est abattu sur Marin. La grèle, puis des baignoires d’eau. La porte qui permet d’accéder à notre sous-sol n’a pas supporté et l’eau s’est répandue dans tout le sous-sol. Tapis, cartons vides, etc ont pris le bain. Les pompiers ont débarqué pour aspirer des centaines de litres de flotte. Le ciel était noir, mais la nuit fut blanche, une serviette à la main pour éponger au fur et à mesure l’eau qui continuait à s’infiltrer.

Au moment de faire le point, nous nous sommes dits que nous avons frôlé la catastrophe. Car les cartons, ça pompe bien. S’il avait fallu relaver et essuyer le tout… je préfère ne pas y penser. Bien sûr, on a loupé la finale de la Ligue des Champions. Mais comme Liverpool a perdu, c’est un peu moins grave… (Bastien n’est absolument pas d’accord avec ça!)

A bientôt

Patrick

 

 

Notre rencontre avec Maggy

Vous êtes certainement nombreux à vous poser la question : pourquoi partent-ils au Burundi et comment ont-ils connu cette Maggy ?

En fait, notre histoire a débuté en 2005, plus précisément au printemps 2005.Nous cherchions une action de Carême à proposer aux enfants de la paroisse de St-Blaise.

Comme nous étions abonnés depuis plusieurs années au journal « Grain de soleil », nous avons été touchés par l’histoire de Maggy, cette femme burundaise qui avait recueilli mille enfants. A la fin de la BD, une phrase a attiré notre attention : Remplis la bibliothèque des enfants de Maggy !

Ni une, ni deux, nous en avons parlé à notre rencontre des catéchistes et la proposition de récolter des livres a été acceptée. C’était une démarche concrète : les enfants devaient chercher dans leur bibliothèque un ou des livres qu’ils voulaient offrir à d’autres enfants. La récolte a été abondante : près de 300 livres !!

Magnifique, mais comment allions-nous envoyer ces cartons remplis de livres ???

Nous avons fait des recherches internet sur le site de la Maison des Anges et pris contact par mail avec la journaliste. En fait, une organisation suisse oeuvrait déjà pour Maggy et ils nous ont donné les coordonnées d’une dame,  (amie de longue date avec Maggy lorsque celle-ci étudiait à Fribourg)  à La Neuveville …………… et La Neuveville n’est qu’à deux pas de chez nous. Nous avons fixé une date pour apporter tout ce matériel et faire connaissance.Madame Esther Müller nous a accueillis dans la paroisse de La Neuveville où une récolte d’habits attendait le départ dans un container quelques jours plus tard. Quelle aubaine !!!!!

Nous avons gardé contact et lorsque Maggy est venue faire un séjour en Suisse, nous avons été invités à venir assister à une conférence ; et là Maggy n’était plus qu’un personnage fantastique de bandes dessinées, mais une femme extraordinaire, remplie de joie et de bonne humeur, avec un magnifique sourire respirant le soleil africain.

La conférence a été d’une grande révélation pour moi sur ce conflit ethnique qui a fait des milliers de victimes au Rwanda et au Burundi. Maggy nous a raconté, avec une voix chargée de tristesse et d’émotion les terribles événements qui se sont passés en octobre 1993 dans son village natal de Ruygi. Elle nous parlait de tous ces enfants orphelins, ces rescapés des massacres………….. et sa lutte pour leur donner à manger, un toit, et plus tard une formation, des soins.Son amour débordant pour les enfants  m’a ému et même fait pleurer.

Maggy a ensuite parlé de La Maison Shalom, lieu où tous les enfants, qu’ils soient hutus, tutsis ou twas vivent ensemble. Ils partagent tout et réapprennent à vivre en frères et sœurs d’un même pays, le Burundi.

Mais nous n’étions au bout de nos surprises ; avec fougue et un enthousiasme incroyable, Maggy nous a parlé de son projet : construire un hôpital à Ruyigi, hôpital qui a déjà été baptisé REMA, ce qui veut dire en kirundi (langue locale) «  Reconstruis-toi! Consoles-toi! Courage! Sois debout! ».

Elle lance cet appel : s’il y a des médecins et des infirmières dans la salle, venez au Burundi, nous avons besoin de vous ……… !   …… maman de 3 beaux enfants débordants de santé, j’ai entendu une petite voix intérieure qui me disait «  vas-y, donne un peu de ton temps pour ces enfants du Burundi »

A la fin de la conférence, je suis allée vers Maggy pour lui faire signer son livre « La haine n’aura pas le dernier mot » et lui parler. Elle se souvenait des livres que nous avions envoyés et m’a remercié chaleureusement. Elle m’a prise dans ses bras, avec chaleur et m’a parlé de ses enfants au Burundi.

En rentrant à la maison, j’étais toute chamboulée par cette rencontre et en même temps impatience de partager avec Patrick les moments que je venais de vivre.  La suite, vous la connaissez …………. Voilà 18 mois que nous préparons ce voyage, avec la collaboration de Roland, Katharina et Barbara Vögeli, ainsi que nos amis burundais Justine et Alexis.

  VéroniqueSourire

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